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Proftrudel2 - Page 3

  • Visite à l'assemblée nationale du Québec

    Le 27 octobre dernier, j'ai eu la chance de participer à une journée fort spéciale avec le professeur Rémy Trudel et une quarantaine d'étudiants de l'ENAP. Effectivement, le 27 octobre, nous sommes allés passer la journée à l'assemblée nationale du Québec. La journée à commencer aux aurores. Monsieur Trudel nous avait donné rendez-vous à 6h00 devant les locaux de l'ENAP à Montréal. J'ai eu le privilège d'arriver au moment même où monsieur Trudel commençait à débarquer les provisions de sa voiture. Pour vous donner une idée, ça m'a pris une quinzaine de minutes pour transférer la nourriture qu'il avait apportée entre sa voiture et l'autobus voyageur. Il y avait assez de nourriture pour faire dix voyages comme celui que nous nous apprêtions à faire!

    Vers 7h00, après avoir déjeuné et bu quelques cafés, c'est le départ vers Québec. Monsieur Trudel s'est chargé de l'animation pendant le trajet d'environ trois heures. En fait, monsieur Trudel a profité du temps de déplacement entre Montréal et Québec pour nous présenter un exposé sur la réalité des autochtones dans le contexte politico-légal Québécois. Fort de son expérience comme ministre québécois responsable des affaires autochtones, monsieur Trudel a su nous présenter la réalité vécue par les autochtones sur les réserves québécoises. Cette présentation permet de faire tomber les préjugés sont souvent véhiculés en lien avec les autochtones. Très intéressant de comprendre le contexte juridique particulier qui encadre les affaires autochtones. Je pense que l'aspect le plus enrichissant de la présentation de monsieur Trudel est qu'il nous fait part de ses histoires et anecdotes qu'il a vécu comme ministre des affaires autochtones. Ça nous permet de comprendre l'envers de la médaille et de réaliser comment les relations entre les représentants autochtones et les élus québécois s'opèrent dans la vraie vie.

    Après ce trajet fort instructif, nous arrivons à l'assemblée nationale vers 10h00. Nous arrivons, en fait, en pleine période des questions. Nous nous installons donc dans l'espace réservé au public du salon bleu pour assister à cette période des questions. Ça nous a permis d'observer les échanges entre les élus des différents partis. C'est assez surprenant de réaliser à quel point ça semble être un jeu pour plusieurs députés. Les élus ne s'écoutent pas vraiment. Plusieurs députés sont entrain de faire autre chose pendant que leurs collègues sont entrain de parler. On constate aussi que le ton utilisé est loin de favoriser des échanges constructifs. Ça donne l'impression que le seul objectif, des interventions, est de faire perdre la face à son adversaire.

    Après avoir observé pendant quelques minutes la période des questions, nous nous dirigeons vers le restaurant de l'assemblée nationale pour manger en compagnie de certains députés. Le député ma circonscription n'ayant pas répondu à mon invitation, j'ai pu parler avec plusieurs élus qui sont venus nous rencontrer. La discussion qui m'a le plus marqué est celle que j'ai eue avec Sylvain Gaudreault, ancien ministre des affaires municipales dans le gouvernement Marois. Nous avons eu une discussion fort intéressante sur la gestion des municipalités au Québec.

    En après-midi, nous avons eu la chance de rencontrer François Gendron qui est député à l'assemblée nationale depuis 40 ans. J'ai vraiment trouvé son discours inspirant. Je suis sorti de cette rencontre en me disant que monsieur Gendron était député pour les bonnes raisons. En l'écoutant, on réalise qu'il tient réellement à faire une différence pour les électeurs de son compté d'Abitibi-ouest.

    Après cette rencontre avec monsieur Gendron, lors de laquelle nous lui avons remis une plaque pour souligner ses quarante années à servir les citoyens québécois, nous sommes allés assister à la présentation de Fatima Houda-Pepin devant la commission parlementaire qui est chargée d'étudier le projet de loi 62 portant sur la neutralité religieuse de l'État. Ce fût fort intéressant d'entendre madame Houde-Pepin se prononcer sur l'importance d'encadrer le port de signes religieux dans l'administration publique. Je suis convaincu que le débat sur la neutralité religieuse de l'État est loin d'être terminé. Ce sujet sensible va continuer de faire couler beaucoup d'encre au court des prochains mois.

    Nous avons par la suite pris le chemin du retour vers Montréal après une journée bien remplie! Évidement, monsieur Trudel s'est entretenu avec nous pendant une bonne partie du trajet. Nous avons aussi continué à approfondir notre compréhsension de la réalité des autochtones en visionnant un documentaire portant sur le sujet.

    Merci monsieur Trudel d'avoir partagé votre passion pour cette institution avec nous!


  • la participation citoyenne et l’expérience du Brésil

    Dans le cadre du cours de gestion participative, j’ai assisté à la conférence intitulée la participation citoyenne et l’expérience du Brésil. Nous avons accueilli une prestigieuse délégation composée du Dr Fernando Cupertino (Professeur agrégé de la faculté de médecine de l’université de Goias, président fondateur de Colufras, médecin spécialiste en gynécologie-obstétrique, ancien ministre de la santé, compositeur, etc.), Marconi Perillo (Gouverneur de Goias), Normand Asselin (responsable de la partie francophone de l’organisme Colufras) et Maria Elia (Consul général du Brésil à Montréal). Les principaux thèmes abordés lors de cette conférence s’articulent autour de deux axes : Système de santé au Brésil (Par Dr Cupertino) et les inégalités sociales du Brésil (Par Perillo). Les éléments qui sont à l’origine de la création du système de santé brésilien sont : la volonté du peuple de combattre à tout prix la dictature, la collaboration du Québec, la recherche d’accès universel à la santé (un droit pour tous et un devoir pour l’état), la décentralisation du pouvoir et l’intégration de la participation citoyenne à la vie démocratique. En 2000, un hôpital (1 ère unité de soins de réadaptation), inspiré du modèle Québécois, a été créé dans l’état de Goias suite aux nombreuses consultations menées par le Dr Cupertino au Québec. À l’instar du système de santé québécois, le modèle brésilien offre des prestations de services de qualité et des soins plus adaptés à leur contexte. L’accessibilité (consultation rapide et moins de délai d’attente), les actions de prévention (sensibilisation de la population), la satisfaction de la clientèle et la couverture médicale sont les facteurs clés de la réussite de ce système. En quelque sorte, les irritants du modèle québécois n’ont pas été reproduits. Quelques points intéressants qui méritent d’être soulignés dans ce système sont également le désir ardent d’amélioration perpétuelle en offrant des formations aux conseillers de santé, la consolidation des soins primaires axés sur la famille, la mise en place des mécanismes de reddition de comptes quant à la gestion du budget et l’instauration des principes de cogestion et de coresponsabilité entre les différents paliers du gouvernement (fédéral, provincial et municipal). Ce modèle connaît également des difficultés en matière de financement ce qui pourrait accentuer les inégalités entre les riches et les pauvres en conduisant vers un système à deux vitesses; le privé et le public.

    Qu’en est-il alors des disparités omniprésentes, et de cette crise de crédibilité entre la population et le gouvernement brésilien? Il existe effectivement une rupture de confiance qui fragilise la cohésion sociale en raison de la démagogie des politiciens, des problèmes de corruption, du chômage des jeunes et de la criminalité (drogue, violence, etc.). Compte tenu de cette réalité, les citoyens les moins nantis de la classe ouvrière cherchent seulement à s’en sortir pour leur survie tout en omettant de dialoguer avec les décideurs. Par ailleurs, comme mentionné par le gouverneur de Goias, une série de réforme, qui vise à relancer l’économie et à investir dans l’éducation afin de favoriser l’innovation et l’employabilité des jeunes, requiert une collaboration et un dialogue, entre le peuple et l’état, pour résoudre ces problématiques.
    Les enjeux du Brésil existent également dans mon pays d’origine; X. Nous connaissons des problèmes quant à la gestion des services publics. Le manque de transparence, d’imputabilité et de saine gouvernance créent les mêmes inégalités que le Brésil. Par exemple, les médecins du secteur public opèrent également dans leurs cliniques privées en facturant des prix exorbitants. Les plus riches utilisent dès lors le privé tout en bénéficiant des services de qualité. Par ailleurs, les démunis doivent faire des longues files d’attente dans l’espoir de rencontrer un spécialiste sans aucune certitude. Ils retournent parfois bredouille et vont solliciter l’aide des marabouts ou des charlatans pour se soigner. La corruption est la monnaie d’échange pour l’accès à des services publics payés par les contribuables. Les dissidents du gouvernement dénoncent fortement ces écarts et subissent des représailles. Quant aux jeunes dans le chômage, ils optent pour la solution de l’immigration à la quête du rêve américain ou européen. Ils vont faire des longs voyages dans la clandestinité au péril de leur vie, et ce, en donnant les économies de leurs parents à des passeurs qui lui promettent monde et merveille pour rejoindre l’étranger. Une prise de conscience est nécessaire pour changer la situation en amenant une répartition équitable et juste de la richesse du pays afin de rompre cette soi-disant démocratie qui s’apparente à la dictature des temps modernes. Rappelons brièvement que les dictatures de notre époque sont au pouvoir afin de ne pas compromettre leurs intérêts et ceux de certaines puissances? Pour résumer, ce bel exemple de réussite du système de santé brésilien démontre qu’avec une idée, une volonté et une participation citoyenne, nous pouvons parvenir à des résultats durables et probants pour amener des changements positifs.

  • Bilan positif-Séminaire d'intégration des connaissances

    J’ai décidé d’entreprendre une maîtrise en administration publique (profil gestionnaire) à l’ENAP à la suite des encouragements de ma directrice et d’une collègue de travail. Ces dernières y avaient complété un programme d’études et en avaient gardé un souvenir très positif. Elles me recommandaient l’ENAP sans aucune hésitation. Avec deux baccalauréats et un certificat en poche, je me demandais ce que ce programme allait m'apporter. En faisant le bilan de mon parcours, je réalise combien la formation suivie à l’ENAP est une véritable valeur ajoutée pour moi. Et, je suis certaine que je n’aurais pas le même sentiment si j’avais complété un programme similaire dans une autre institution.

    D’abord, tout au long de mon parcours, j’ai eu la chance de rencontrer des enseignants passionnés avec une expérience exceptionnelle et une expertise remarquable. Ce bagage, habilement partagé par les professeurs, m'a permis d'avoir une meilleure compréhension des notions. Grâce aux anecdotes racontées, j’ai obtenu un apprentissage durable car cela a assuré une meilleure rétention. Certains professeurs ont été des modèles inspirants pour moi. Certains m'ont transformée tant sur le plan professionnel que personnel.

    De plus, dans le cadre de certains cours, j’ai eu l’opportunité de participer à plusieurs activités, conférences et voyages formateurs. Toutes ces activités, fort intéressantes et pertinentes, ont permis de complémenter mes apprentissages. Elles m'ont permis d'avoir un accès privilégié à des invités de marque comme John Parisella, Jean Charest, Stéphane Dion, Louis Aucoin, Bruno Guglielminetti et Ian Lafrenière pour ne nommer que ceux-là. Toutes ces rencontres ont grandement enrichi et bonifié mon bagage de connaissances et mon parcours.

    Outre la qualité des professeurs et des activités, j’ai eu l’occasion de rencontrer des professionnels remarquables de divers milieux de la fonction publique. Les échanges avec les collègues de classe ont contribué significativement à élargir mes connaissances. Le partage des expériences et les travaux d'équipe m’ont permis de découvrir les meilleures pratiques et les réalités de d'autres organisations dans différents domaines comme la santé, l'agriculture, la sécurité et l'alimentaire. Les présentations orales ont également été bonifiantes. L'atelier 'war room', présenté par une collègue, par exemple, s'est avéré pertinente pour mon organisation. La majorité des professeurs ont privilégié une approche pratique qui favorisait les discussions de groupe et par le fait même l'assimilation des notions.Les rencontres avec les collègues de classe, les professeurs ainsi que les conférenciers de haut vol ont réellement eu un impact sur mon cheminement. Ces relations ont été formatrices et enrichissantes. Tous ces éléments m'ont permis de vivre une expérience académique riche en connaissances et en souvenirs.

    En conclusion, j'établis un bilan positif de mon cheminement à l’ENAP. Pour toutes les raisons susmentionnées, je suis heureuse d’avoir choisi l’ENAP, cette prestigieuse école d’administration publique. J'en sors transformée et grandie avec des outils et des connaissances solides et actuelles. Comme mentionné dans mon auto-évaluation, le séminaire d'intégration m’a permis de réaliser tout le bagage accumulé et la pertinence des notions acquises. Mon parcours a pris tout son sens, son importance et son utilité. J’ai la perception d’avoir une meilleure compréhension de mon environnement et une plus grande capacité d’adaptation. Je réalise que ces solides habiletés et connaissances m'ont donné une maturité, une confiance et une assurance plus grande. J’ai aussi réalisé que j'applique quotidiennement un bon nombre de concepts acquis tant dans mon organisation que dans ma vie personnelle. Ce qui témoigne de la pertinence du programme. De plus, je constate que mon employeur reconnaît également la valeur d'une formation de l'ENAP. Ma maîtrise m'a permis de me positionner et me démarquer dans mon institution comme une ressource précieuse. Depuis, mon employeur a élargi mon mandat en me confiant de nombreux dossiers stratégiques d'envergure. Je suis de plus en plus sollicitée pour l'expertise acquise. La fin de mon parcours à l'ENAP signifie en réalité le début d'un nouvel élan stimulant.

    Merci à tous les professeurs de l'ENAP qui ont facilité ce projet d'études qui a demandé tant d'efforts,d'énergie et de sacrifices. Ces derniers ont suscité mon intérêt et ma motivation tout au long de mon cheminement. Ils ont toute ma reconnaissance.
    Un merci tout particulier à M. Trudel.

    MHelou

  • Trois petits tours et puis s'en vont...

    L’obtention d’un grade de maître à l’ENAP symbolise une finalité et témoigne d’un accomplissement qui va bien au-delà d’un cursus universitaire. Près de cinq années se sont écoulées depuis mon arrivée sur les bancs d’école de cette prestigieuse institution qui gagne néanmoins à être mieux connue de nos organisations publiques. Cinq années qui m’ont permis de m’ouvrir sur le monde et de rencontrer des professionnels passionnés qui ont généreusement partagé leurs expériences et leurs connaissances avec des étudiants motivés et déterminés à contribuer à l’avancement de la fonction publique.

    Cette démarche a souvent suscité incompréhension et questionnement de la part des membres de mon entourage. Occupant un poste de directrice des communications dans une petite municipalité, ce cheminement semblait étrange pour certains. « Pourquoi tu fais ça ? » « C’est quoi le rapport avec les communications ? » « Qu’est-ce que ça va te donner ? » J’ai longtemps eu comme seule réponse : « Pour me donner le choix », tout simplement. Mais au fond, quel choix ?

    La réponse, je l’ai trouvée en cours de programme en réalisant que travailler dans le secteur public allait de soi pour moi et qu’avec un diplôme de maîtrise à l’ENAP, je pourrais choisir l’organisation pour laquelle j’ai envie de travailler, qui partage mes valeurs et qui agit avec éthique au service du public. Est-ce utopique ? Peut-être.

    Bien que j’avais entamé cette démarche pour élargir mes options professionnelles, j’ai rapidement réalisé qu’elle ferait de moi une meilleure personne. Relever le défi de réussir avec succès un enchaînement de cours s’échelonnant pendant près de cinq ans tout en maintenant un équilibre entre mes activités professionnelles, ma vie familiale et mes engagements bénévoles, a également contribué à mes apprentissages.

    Le programme de maîtrise pour gestionnaire de l’ENAP prend son sens, surtout en fin de parcours lors du cours Séminaire d’intégration des apprentissages. En rédigeant un bilan des connaissances acquises au cours des dernières années, on réalise le bagage accumulé et la pertinence des thèmes qui composent le programme. La beauté d’étudier tout en étant sur le marché du travail nous permet d’appliquer nos apprentissages sur le champ au bénéfice de nos organisations. L’intégration se fait donc insidieusement et en douceur.

    Est-ce que je suis une meilleure gestionnaire depuis que j’ai entrepris cette formation ? Oui. Une meilleure employée, une meilleure collègue et une meilleure patronne aussi, enfin, je l’espère. Pendant mon cheminement universitaire, j’ai pris conscience du rôle que je peux jouer dans mon organisation et dans la société. En tant qu’employée de la fonction publique, j’ai un certain pouvoir de changer des choses et d’agir en tant qu’actrice du changement.

    Les cours Habileté de direction, Compétences de gestion et de développement de carrière, Mobilisation des acteurs locaux, Management des politiques publiques, Gestion des services locaux et régionaux, pour en nommer que quelques-uns, ont contribué à améliorer indubitablement mes connaissances et mes compétences de gestionnaire et d’employée des services publics.

    Entreprendre des études en gestion m’a donné l’opportunité d’acquérir de habiletés et des savoirs dans un domaine parallèle à mon secteur professionnel. Ces études m’ont permis d’approfondir plusieurs théories, de découvrir des auteurs réputés, d’affiner mon sens critique, de m’ouvrir à des thèmes qui nous touchent aujourd’hui et qui deviendront les enjeux de demain. L’effort soutenu de poursuivre ces cours mois après mois, années après année, m’a aussi épargné de ne pas sombrer dans une paresse intellectuelle qui, avouons-le, nous guette tous.

    C’est avec un gros pincement au cœur que je m’apprête à fermer les livres et à retrouver un semblant de « vie normale ». Je tire des conclusions fort positives de ces cinq dernières années où j’ai côtoyé des gestionnaires chevronnés qui excellent tous dans un domaine ou l’autre et dont la mission se résume à servir le public avec passion. Je lève mon chapeau à mes collègues pour leur engagement, ils font honneur à notre profession.

    Par Stéphanie Bélisle

  • Réseaux d'Echanges Réciproques de Savoirs

    Les Réseaux d'Échanges Réciproques de Savoirs
    Je profite de ce blog pour partager avec vous une de mes expériences de travail en gestion de projet. En 2009, je coordonnais un projet dont une des activités consistait à mettre en place un réseau d'échange réciproque de savoir entre des patients diabétiques et leur communauté.
    Mon objectif est de vous faire découvrir cette expérience d'échange que j'appellerai "échange collaborative" par sa réciprocité et son organisation autour d'un réseau.
    A la différence de l'économie collaborative, c'est une démarche volontaire à visé pédagogique seulement dont on n'exige pas de monnaie ni de comptabilité entre les membres.
    Qu'est-ce qu'un Réseau d'Échanges Réciproques de Savoirs ?
    Selon http://www.rers-asso.org/qui_intro.htm consulté le 30 octobre 2016
    Le Réseau d'Échanges Réciproques de Savoirs, "C'est un projet collectif porté par des citoyens et citoyennes, pour que tous les savoirs soient partagés et que toute personne qui accepte de partager ses savoirs accepte aussi d'apprendre des autres".
    "C'est un projet de mise en circulation des savoirs où chaque participant choisit à la fois d'offrir et de demander des savoirs qu'il a construit tout au cours de sa vie professionnelle, personnelle, militante, associative, familiale, etc".
    Ces échanges sont fondés sur deux principes : les savoirs et la réciprocité.
    Pour le savoir, j'ai noté du même site que " Tous les savoirs sont de droit pour tous et la diversité des savoirs est une richesse et une chance. Nous refusons, dans le réseau, de hiérarchiser les savoirs".
    Pour ce qui de la réciprocité, on rapporte que "Donner et recevoir sont un droit pour chacun. Chacun a le droit de vivre le bonheur de donner des savoirs à d’autres, de recevoir des savoirs des autres ... parce tous les savoirs peuvent être des étapes vers d’autres savoirs.".
    Historique
    En effet, la création du premier réseau découle de l'initiative de Claire et Marc Héber–Suffrin dans les années 1970 à Orly en France selon le site https://fr.wikipedia.org consulté le 30 octobre 2016. En 1980 est né le réseau à Evry en France. C'est c'ainsi que se développa progressivement des réseaux d'échanges réciproque de savoir en France et un peu partout dans le monde.
    Expérience du Mali
    Au Mali, en Afrique de l'Ouest, Handicap International avait mis en place une activité de réseaux d'échanges réciproque de savoir (RERS) en 2008 à travers le projet de prise en charge des complications du diabète. Ce RERS offrait un espace permettant des échanges de savoirs entre les personnes diabétiques et leur communauté sur diverses activités. Parmi celles ci, on peut citer la couture, le tricotage, la teinture, la peinture, la fabrication de savon, la fabrication de pâte d'arachide. ...etc.
    Le principe est que chaque individu inscrit au RERS prenne de son temps pour apprendre de nouvelles choses et en échange transmettra une de ses compétences à certaines personnes qui en font la demande ou autrement qui manifestent le besoin sans aucun frais.
    Cette activité ayant commencée avec un petit groupe, a pris de plus en plus d'ampleur avec l'augmentation progressive des membres qui s'inscrivent. Au fil du temps, nous nous sommes retrouvés face à un manque de ressources financières et des produits finis qu'on n'était pas censé vendre. L'évolution de la situation nous a amené à réfléchir sur la pérennisation des activités d'échange qui nécessitent des ressources à la fin du projet. Une nouvelle façon de gérer les ressources du réseau s'est alors imposée. Bien que ceci ne soit pas prévu par le projet. C'est ainsi que les membres ont décidé de vendre les produits finis de leur apprentissage pour continuer de financer les activités. C'est ainsi qu'est né l'idée de ce que je peux appeler aujourd'hui une économie collaborative sans but lucratif autour d'un "apprentissage collaboratif" voir "social".
    Conclusion
    Les compétences que j'ai acquises dans ce cours m'ont beaucoup inspiré pour comprendre ce mode de gestion d'activités, qui dans leur démarche d'apprentissage initial ne prévoyait pas de comptabilité ni de valeur monétaire. C'est quelque chose qui s'est imposée dans le fonctionnement du RERS. Le RERS a continué à fonctionner tout en respectant ses principes de base. Cependant, il s'est créé une économie sociale parallèle permettant de générer des ressources pour accéder à des matières premières pour la continuité des activités d'échanges.
    Il est évident que l'on peut s'inspirer de cette méthode d'échange de savoir "collaborative" pour le formaliser et le développer très facilement dans le milieu scolaire et universitaire.
    Quelques citations intéressantes du site http://www.rers-asso.org/qui_intro.htm
    "Le simple désir pédagogique d'éveiller l'esprit des enfants a conduit à une aventure /ouverture. Ouvrir l'école, s'ouvrir soi-même, ouvrir l'autre… En offrant satisfaction à la curiosité naturelle des enfants."
    "Chaque personne est à la fois porteuse de connaissances et d'ignorances, de beaucoup plus de savoirs et d'ignorances qu'elle ne le sait elle-même".
    " Apprendre et transmettre : tels sont les mots-clés des Réseaux d'Échanges Réciproques de Savoirs".
    "Dans cette démarche : chacun est tour à tour enseignant et apprenant, c'est la réciprocité !"
    Bibliographie :
    1. http://www.rers-asso.org/qui_historique.html consulté le 30 octobre 2016.
    2. https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_d%27%C3%A9changes_r%C3%A9ciproques_de_savoirs consulté le 30 octobre 2016

  • L'autobus de la démocratie

    L’autobus de la démocratie

    Le jeudi 27 octobre dernier, dans le cadre de mon séminaire d'intégration des apprentissages en administration publique de l’École Nationale d'Administration Publique (ÉNAP), j’ai eu le plaisir d’aller pour la première fois de ma vie à l'Assemblée Nationale du Québec. Pour cette journée, nous étions accompagnés par le légendaire Rémy Trudel, guide touristique par excellence à l’assemblée nationale et ancien député et ministre du parti Québécois. D’entrée de jeu, alors que nous étions tous dans l’autobus en direction de Québec, M. Trudel nous avisa que cette journée serait « la plus belle journée de notre vie !». Fidèle à ses habitudes, plusieurs anecdotes politiques ont été évoquées par Monsieur Trudel lors du trajet en autobus. Pour joindre l’utile à l’agréable, nous avons reçu une formation sur les droits aborigènes. Saviez-vous que les peuples autochtones n’ont jamais été militairement conquis ? C’est l’une des raisons pour lesquelles le statut des (Loi sur les Indiens) semble si complexe au Québec. Cette revue historique m’a fait prendre conscience de la méconnaissance des enjeux majeurs concernant cette nation et de l’importance de trouver des moyens de coexister avec ce peuple fondateur.

    Nous sommes arrivés pour la période de questions, vers 10:00. J’ai été impressionné par l’architecture de l’assemblée nationale, mais également par la disposition des espaces permettant d’assister à la période des questions. La vue du Salon bleu, du haut des estrades, est impressionnante. J’ai constaté que la disposition des sièges des élus avait également son importance. La disposition des sièges des ministres a une fonction et une symbolique stratégique. Par ailleurs, toujours en lien avec cette disposition, les élus d’arrière-scène semblaient avoir un niveau d’attention peu soutenu pendant toute la durée de la période de questions. J’avoue que j’ai ressenti un certain malaise face à l’attitude de plusieurs de nos élus. Ce qui m’a surpris le plus, c’est le manque d’écoute, et le non verbal des députés lors de la période des questions. Je me questionne même sur l’éthique de nos députés en matière de décorum. Certains lisaient même La Presse+ ! Je ne crois pas que l’attitude démontrée par nos élus à l’assemblée Nationale lors de la période des questions représente les valeurs de notre système politique, administratif et législatif au Québec. Par contre, devant de telles attitudes, je ne suis pas surpris que la population démontre de plus en plus de cynisme et de mépris envers les élus.

    Heureusement, notre participation à la commission parlementaire sur le projet de loi 62 - Loi favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État et visant à encadrer les demandes d’accommodements religieux dans certains organismes, m’a permis de voir l’autre facette des responsabilités de nos élus au niveau législatif. Je ne peux passer sous silence la présence et la prestation de Mme Fatima Houda-Pépin qui, à notre grand plaisir, nous accompagnait lors de ce voyage. Voici en résumé ce que je retiens de cette expérience.
    Il faut souligner que madame Fatima Houda-Pépin a proposé un projet de loi sur la neutralité religieuse - le 491 et par la suite a été exclue du caucus libéral en 2014 par son chef, Philippe Couillard, en raison d'un désaccord sur le port de signes religieux par les fonctionnaires.

    Dans ce contexte, je crois que les membres du gouvernement libéral appréhendaient à juste titre la présence de Mme Houda-Pépin à cette commission. Avec un aplomb hors du commun, elle a affirmé que dans la version actuelle du projet de loi sur les accommodements religieux, cette proposition permettrait le port de vêtements tels le tchador, le niqab et la burqa par les employés de l'État. Elle a ajouté que le premier paragraphe de l'article 9 autorise le port du tchador. Pour supporter son propos, elle a fait un rappel historique sur les origines du port des vêtements selon l’islam. Elle a démontré qu’il n'y a aucun dogme religieux relié à leur port, mais qu’il s’agit plutôt d’une volonté politique d'asservissement de la femme. Pour elle, le niqab, le tchador et la burka, sont des symboles d'oppression des femmes et non des signes religieux, et ce n'est pas l'islam, mais l'islamisme, la doctrine politique, qui veut les imposer.

    Du point de vue stratégique et politique, Mme Houda-Pépin a interpelé directement la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, de cette façon «Vous êtes ministre, vous êtes une femme, vous êtes députée,» «Qu'est-ce que ça vous dit l'égalité entre les femmes et les hommes?» C’est à ce moment précis que nous vu l’étendue des ressources stratégiques de Madame Houda-Pépin. Elle a également profité de la situation pour écorcher le parti libéral. Elle a indiqué que le gouvernement libéral n’allait pas assez loin avec son projet de loi qui oblige uniquement que les services publics soient donnés et reçus à visage découvert. Dans un dernier tour de force, elle a réclamé une définition plus précise la neutralité de l'État dans le projet de loi portant sur la neutralité religieuse et souhaité que l'esprit partisan soit mis de côté pour régler cette question qui traîne depuis plusieurs années. «Si vous voulez faire œuvre utile, pas pour le Parti libéral, le PQ, la CAQ ou Québec solidaire, mais pour le Québec, ce projet de loi doit être réécrit.»

    Au niveau procédural, j’ai particulièrement apprécié les modalités d’échange et de questions entre madame Maltais du parti québécois et Mme Roy de la CAQ, qui représentent les partis d’opposition. Dans ces échanges, j’ai constaté une véritable volonté de comprendre la position de Mme Houda-Pépin. Il faut également souligner, malgré la joute politique libérale, l’ouverture de la ministre Vallée pour ajuster, s’il y a lieu, le projet de loi en fonction des interventions des divers acteurs de la commission sur la neutralité religieuse.

    En conclusion, je constate que les travaux de la commission parlementaire sont un exercice très pertinent pour notre démocratie. Que la population, et je m’inclus, ne soit malheureusement pas au courant du travail indispensable de nos élus en matière de législation dans notre société libérale, est malencontreux. Nous devons nous considérer privilégiés de vivre dans un environnement où le droit de parole et de pensée sont des valeurs essentielles de notre démocratie.
    En terminant, je dois souligner notre rencontre avec les députés au restaurant le Parlementaire. Nous avons pu discuter avec plusieurs députés de tous partis confondus. En autres, j’ai eu le privilège de discuter avec François Gendron, député de la circonscription de l'Abitibi-Ouest pour le Parti Québécois depuis maintenant 40 ans. Monsieur Jean François Lisée, député et nouveau chef du Parti Québécois, est venu prendre une photo avec les électeurs de sa circonscription, dont je fais partie, et il s’est empressé de la publier par la suite. Mes enfants et ma conjointe ont été impressionnés!

    Merci, M. Trudel, de nous avoir permis de vivre cette journée qui restera toujours gravée en ma mémoire.
    Stéphane Roy

  • Question du conseil municipal sur le rôle de la ville en matière d'économie sociale Olivier Gignac le 24 octobre 2016

    Question du conseil municipal sur le rôle de la ville en matière d'économie sociale Olivier Gignac le 24 octobre 2016

    Président : Prochain intervenant, monsieur Olivier Gignac, bonsoir monsieur,
    Olivier Gignac : Bonsoir chers membres du conseil, bonsoir M. le président. Je fais aussi partie de la délégation de l'ENAP. C'est un privilège d'être parmi vous ce soir. Ma question s'adresse aux membres du conseil exécutif.
    En septembre dernier, Montréal a accueilli le Forum mondial de l'économie sociale, un évènement grandiose qui a permis à l'ensemble des acteurs municipaux et responsables des gouvernements locaux de manifester la nécessité de soutenir et d'encourager le développement de l'entrepreneuriat collectif, donc les coopératives, les OBNL, et on voit de plus en plus de jeunes montréalais et montréalaises se lancer en affaires de cette manière-là dans de nouveaux secteurs : informatique, développement immobilier, audionumérique, aménagement du territoire.
    Donc, ma question, c'est, quel rôle se donne et peut se donner pour soutenir l'entrepreneuriat collectif à Montréal
    Président : Monsieur le Maire,
    Denis Coderre : Je pense qu'il faut saluer que depuis 2009 au Canada, on est la seule ville qui a un plan. Actuellement, c'est 2 milliards de dollars, c'est 2300 employeurs, 60 000 jobs au niveau de Montréal, au Québec on parle de 7 milliards de dollars, et le simple fait que vous avez eu, justement, cette relation au niveau international entre le maire de Séoul et moi, ça envoie un message très clair que, au niveau de notre administration, ça fait partie aussi des priorités en termes de développement économique. Et, de plus en plus il faut envoyer comme message qu'on ne peut pas faire de développement économique sans parler de développement social et sans parler de développement durable. Pour nous, c'est une priorité, l'économie circulaire, l'entrepreneuriat collectif, il y a plein d'appellations, mais le but c'est de s'assurer qu'il puisse y avoir un développement économique avec une cohésion sociale tout en respectant notre planète, et, il y a eu 1500 personnes lors de notre dernier congrès, il y a eu 62 pays, 330 villes, on a mis sur pied l'observatoire CITIES qui va permettre, justement, et Bilbao, avec Séoul, Paris va embarquer également, vous avez Barcelone avec Montréal. Ça montre à quel point que Montréal est un chef de file, que Montréal est un modèle en matière d'économie sociale, d'autant plus que dans la réfection de PME Montréal, on s'est assuré que, dans les points de services, que dans tous les 6 points de services, on parle également d'économie sociale donc il y a un partenariat en ce sens entre la ville et les entrepreneurs, donc l'économie sociale fait partie de notre ADN et c'est de cette façon-là que, à notre avis, on va développer davantage notre métropole. Merci.
    Président : Complémentaire monsieur,
    Olivier Gignac : Oui, merci monsieur le Maire. Justement à propos de PME Montréal, le réseau de soutien de première ligne a accusé beaucoup de coupes quand il y avait les CDEC, mais là ce qu'on se rend compte c'est que ce soutien est beaucoup assumé par PME MTL, mais semble-t-il que l'expertise en économie sociale varie beaucoup selon les différents secteurs, et donc, à ce moment-là, je me demandais si c'est un constat que vous avez, et si oui, comment vous appréhendez ce nouveau contexte-là?
    Président : Monsieur le Maire,
    Denis Coderre : En fait on est dans une phase transitoire, vous savez qu'on a sauvé la mise, parce que, à l'époque, il y avait la réalité des CLD, il y en a eu 19, et je remercie l'ensemble de mes collègues au niveau des arrondissements, on a sauvé la mise, on s'est assuré... on est passé de 19 à 6 points de services, mais, ce qui est important, c'est de s'assurer que dans la mosaïque qu'on veut mettre de l'avant en matière de développement économique, qu'il puisse y avoir ce développement également basé sur l'économie sociale. Donc, c'est une première étape, avec la loi de la métropole qui s'en vient, on aura des outils supplémentaires au niveau du développement économique, et pour nous, c'est une bonne chose. Je vous ai dit qu'il y a 60 000 emplois et ça ne fait qu'augmenter 2300 employeurs qui travaillent pour assurer une cohésion sociale également et un développement durable, c'est 2 milliards de dollars en matière de PIB, alors, pour moi, c'est l'avenir et ça fait partie de l'avenir. Alors, quand on va parler, en matière de grappe industrielle, il va toujours y avoir un pan qui va toucher cette économie sociale, donc on va mettre les outils à la disposition, mais il est important d'envoyer un message d'harmonisation que ce n'est pas juste à un endroit qu'on fait de l'économie sociale, le territoire Montréal équivaut également à l'économie.
    Président : Merci monsieur Gignac, Bonne soirée
    Olivier Gignac : Merci beaucoup bonne soirée.

  • Dr Cupertino, M. Perillo et la gestion participative du Brésil

    Dr Cupertino, M. Perillo et la gestion participative du Brésil

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  • Cheminement et progression

    J’ai commencé à m’intéresser à la gestion après vingt ans à travailler comme scientifique dans les domaines des biotechnologies et de la virologie dont seize passées dans les laboratoires de l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments. Je suis très à jour dans mon champ d’expertise, mais je n’arrivais pas toujours à comprendre les décisions prises par les politiciens et la direction : les restructurations, les suppressions de postes et de fonds. Ça apportait son lot de frustrations. En fait, je ne m’étais jamais posé la question : comment ça fonctionne un gouvernement ? Ni, comment les décisions prises par le gouvernement affectent mon travail au quotidien.

    Je me suis alors posé une autre question : quel est le meilleur endroit pour aller chercher ces connaissances. J’ai regardé et analysé les différentes options d’universités et de programmes et mon choix s’est finalement arrêté sur l’École Nationale d’Administration Publique. Pourquoi l’ÉNAP me direz-vous ? Pour la qualité et l’expérience de ses enseignants et professeurs, des praticiens chevronnés de l’administration publique pour la plupart, possédant un bagage d’expérience incroyable et une propension extraordinaire à vouloir la partager avec les étudiants.

    Ainsi en janvier 2012, j’ai décidé de me lancer dans la maîtrise en administration publique, profil gestionnaire fédéral afin de pouvoir comprendre toute la mécanique qui entoure mon travail hors du laboratoire. Les cours tels que « droit administratif » et « principes et enjeux de l’administration publique » m’ont ouvert les yeux sur les rouages, qui font en sorte que les différents gouvernements qui se succèdent peuvent fonctionner, qui créent des ministères ou des agences gouvernementales comme la mienne, qui détermine les mandats des différentes organisations le tout lié à la constitution canadienne. Je comprends beaucoup mieux aujourd’hui le côté légal de nos organisations qui fait en sorte qu’elles sont gérées ainsi avec toutes les étapes supplémentaires qui, malgré les nouvelles approches de management, restent plus lourdes que ce que l’on peut trouver du côté privé. J’ai aussi découvert le volet international de la gestion avec un grand communicateur, M. Comeau, qui nous a fait voir l’impact au Canada de décisions prises à l’international par des administrations étrangères. J’ai alors compris qu’il y avait beaucoup plus de liens entre les pays qu’il ne semblait y en avoir à première vue.

    Mais le moment où j’ai le plus appris, ce qui m’a le plus influencé, transformé même, ce sont les cours où j’ai appris à me découvrir et à mieux me connaître. Des cours tels que « compétences de gestion et développement de carrière » et « habiletés de direction » qui ont fait en sorte de me rappeler ou me faire revivre des choses que j’avais oubliées, qui m’ont sorti loin, très loin, de ma zone de confort pour, lentement mais surement, me permettre de me retrouver, mais surtout me faire découvrir un moi nouveau qui s’imprégnait lentement mais surement des préceptes enseignés au fil de mes années d’apprentissage. « On gère comme on est », disait Jean-Bernard, « on a tout avantage à bien se connaître ».
    Le plus fascinant dans tout ça c’est que dans mon quotidien au travail et à la maison, cette « imprégnation » percolait lentement dans mon cerveau et les principes théoriques appris s’appliquaient d’eux-mêmes, pas nécessairement bien la première fois, mais on pouvait remarquer un changement, une progression dans ma personnalité qui commençait à transparaitre. Je suis depuis peu dans un poste de supervision et le travail se fait avec une certaine facilité et beaucoup de plaisir. Ma directrice m’a même fait la remarque cette semaine qu’elle avait remarqué le « André nouveau », le changement, l’amélioration en fait, et c’est très positif pour l’avenir !

    Merci à un corps professoral dédié, passionné et inspirant qui ne recule devant rien pour que les concepts les plus obscurs finissent par s’insérer dans nos esprits et y grandir pour devenir des applications réelles en gestion.

    Kudos!

    André Perron

  • Élection présidentielle Américaine de 2016: Une bataille ardue par excellence !

    Aujourd’hui, le, 8 novembre 2016, il est une heure du matin, la course présidentielle n’est pas encore gagné, ce qui annonce, selon les spécialistes, un renversement des tendances. Le monde entier suit avec patience et prudence les résultats du scrutin, beaucoup d’émotions et de conditionnel.

    Hillary Clinton, est au rendez vous avec l’histoire Américain, réussira t’ elle vraiment à briser la glace, sera t- elle la Première Présidente des Êtas Unies? Elle, ancienne Première Dame, sénateur de l’État de New York et Secrétaire d’État, s’apprête à franchir un palier historique et inédit dans l’histoire des États-Unis d’Amérique, celui d’être désignée officiellement la première femme à défendre et représenter le Parti Démocrate, aux élections présidentielles de 2016.

    Au départ, je suivais les élections avec enthousiasme et anxiété, si comme on pouvait s’en douter. L’histoire politique des États Unies note quelques tentatives féminines à se présenter à la Maison Blanche, c’était le cas de Victoria Woodhul en 1872, avant même que le droit de vote soit accordé aux femmes . Pourtant, aucune, n’a réussi à presser le plafond en verre et accéder aux sphères de décisions. La quête de la présidentielle semble difficile pour les Américaines.
    À l’heure actuelle, les résultats du scrutin sont vraiment très déprimants.

    L’étudiante que je suis à la prestigieuse École nationale de l’administration publique, je ne peux que analyser événement et avec beaucoup de prudence, et ce à la lumière de l’apprentissage que j’ai eu dans le cadre de notre cours « Gestion participative ». Je me réfère à l’intervention de Madame Christiane Pelchat, ex- Présidente du Conseil du statut de la femme, jeudi passé, que je trouve, d’ailleurs très pertinente. Son analyse sur le patriarcat et la question de la représentativité des femmes, permet de trouver des réponses à la question de la représentation politique et le partage égalitaire du pouvoir politique aux États Unies d’aujourd’hui.

    Après avoir suivi les élections de 2016, on s’entend, qu’il n’est pas de bon ton d’affirmer une égalité entre les femmes et les hommes dans ce pays à vocation démocratique libérale. D’autant plus, croire que les femmes seront représentatives au pays d’Amérique, à mon avis, a coûté cher aux démocrates.

    Le fait saillant de ces élections et qu’il y a eu beaucoup de xénophobie, de sexisme et du non respect aux femmes. On annonce que les femmes vont jouer un rôle capital et y seront décisive. « Si c’est Clinton qui l’emporte, c’est grâce aux femmes, puisque les femmes constituent cinquante trois pour cent (53%) du corps électorale… si c’est une femme qui gagne….bien entendu c’est grâce au vote des femmes…. Ca sera la victoire des femmes Américaine sur les hommes blancs qui voteront Trump »

    La question de la place qu’occupent les femmes dans la vie politique américaine émerge de nouveau ? Y-a-t-il une parité en politique américaine ? Bien que la constitution garantie une égalité de droits entre les femmes et les hommes, les femmes vivent, quand même, une discrimination systémique.

    Pour faire face à ce problème de parité dans une société patriarcale par excellence, et aussi pour remédier à une sorte d’absentéisme et de déception politique chez un nombre importants de citoyens Américains, la démocratie participative ne serait pas une solution? Sans doute, cela permettrait une représentation politique réelle et effective de toutes les minorités au pays d’oncle Sam (Les américains racisés : les femmes, les noirs, les Autochtones, les Américains Latinos, les Arabes et les Musulmans, etc.), puisque les citoyennes et les citoyens seront concernés par les débats et les enjeux politiques.

    Asmaa
    ENP 7505

  • ENP7930 DEMAIN, un film inspirant...

    Lorsqu’on croyait que tout était perdu, que le monde roule gouverné par les seules règles du marché et par des intérêts corporatistes, voici un film révélateur que nous démontre qu’il y a encore de l’espoir...

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  • "La participation" pour augmenter l'attractivité du grand Montréal

    J’ai eu la chance de participer, comme rapporteur bénévole, au premier Forum de l’attractivité organisé par Montréal International le 4 novembre 2016 au palais des congrès et qui a regroupé 500 participants.
    Il s’agit d’un événement qui vise à promouvoir le grand Montréal, à soutenir son attractivité et sa compétitivité économique. Ainsi, Montréal International avait lancé un appel à participation à tous les acteurs (d’affaires, entrepreneurs, entreprises, organismes gouvernementaux,) qui souhaitaient contribuer aux discussions sur l’attractivité dans le but de faire émerger un plan d’action afin d’améliorer le climat d’investissement de la métropole québécoise. D’ailleurs, le forum avait accueilli des invités de choix, notamment M. Denis Coderre, maire de Montréal, Mme Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, et Mme Rita de Santis, ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques
    Montréal International (MI) est une agence de développement économique qui accompagne les investisseurs étrangers, les organisations internationales et les talents stratégiques. Créé en 1996, d’un partenariat privé — public, c’est un organisme à but non lucratif qui agit comme moteur économique pour attirer de la richesse en provenance de l’étranger. Depuis sa création, MI a contribué à l’établissement d’une trentaine d’organisations internationales et à la venue et la rétention de plus de 9 000 travailleurs stratégiques internationaux .D’ailleurs, durant le forum, MI a remis trois prix à des filiales de sociétés étrangères (Ubisoft, STELIA Amérique du Nord et Danone) pour reconnaître leur grande contribution à l’économie du Grand Montréal entre 2010 et 2015.
    Mais ce qui m’avait marqué durant ce Forum était la grande implication des participants durant les ateliers de réflexion organisés pendant la matinée.
    Après le mot d’ouverture du maire de Montréal, les participants ont quitté la grande salle, pour participer aux cinq ateliers participatifs sur les principaux enjeux d’attractivité.
    Les thèmes choisis étaient : talents internationaux, éducation, révolution numérique, promotion et soutien aux investisseurs.
    Chaque participant avait préalablement choisi la thématique qui l’intéressait. Ainsi chaque atelier a accueilli entre 40 et 50 participants divisés en 5 groupes et guidés par un leader de table. Les discussions étaient à bâton rompu, et plusieurs constats ont été partagés notamment sur les enjeux de l’immigration et sur les problèmes de rétention des étudiants étrangers (atelier auquel j’ai participé). Plusieurs solutions ont été proposées afin de remédier au problème de manque de ressources et de rétention des talents internationaux.
    Par la suite, grâce aux rapports réalisés par les rapporteurs, les organisateurs du forum ont recueilli les points de vue des participants. Le tout a été consolidé et présenté en séance plénière après le diner et des recommandations ont été proposées. Notamment, sur des améliorations liées aux procédures d’obtention de permis d’études et de permis de travail pour les travailleurs qualifiés, sur l’accompagnement des jeunes investisseurs étrangers et leurs familles lors de leurs installations et la nécessité d’impliquer les villes et les employeurs pour appuyer les instances provinciales et fédérales dans l’accompagnement des étudiants et investisseurs étrangers souhaitant s’établir à Montréal.
    Cet exercice de large participation a permis ainsi de réunir autour d’une même table les dirigeants d’entreprises et de filiales étrangères, des représentants d’institutions gouvernementales, des acteurs d’affaires qui œuvrent sur le terrain au quotidien et qui se sont présentés spontanément pour apporter leur contribution et partager leur expérience afin de trouver des solutions aux problématiques posées. J’ai trouvé que cette initiative avait mobilisé les gens et démontré leur implication et intérêt pour les enjeux présentés et confirmé leur sentiment d’appartenance à la grande métropole québécoise.
    Reste à présenter les recommandations début 2017, à travers un livre blanc, aux pouvoirs publics et aux acteurs politiques concernés qui j’espère en tiendront compte et prendront les décisions nécessaires pour faire du Grand Montréal un plus grand pôle économique et stratégique, et une grande métropole ou il fait bon vivre.

    Sihem Boubekri

  • L’ÉDUCATION PUBLIQUE PARTICIPATIVE AU QUÉBEC, POSSIBLE ? - JOCELYN PAUZÉ

    L’ÉDUCATION PUBLIQUE PARTICIPATIVE AU QUÉBEC, POSSIBLE ?


    Selon Luc Rabouin (2009), «nos sociétés deviennent de plus en plus inégalitaires sur le plan socioéconomique et la pauvreté est en constante augmentation». Quelle citation-choc et en même temps tellement réaliste de l’état de notre société d’aujourd’hui. Cette citation est d’autant plus choquante que le principal fondement de l’administration publique est de veiller au bien public afin de créer de la valeur publique dans tous les champs de compétences de l’État, et particulièrement en éducation. Est-ce qu’on crée de la valeur publique au Québec quand on réduit le financement de nos écoles publiques de plus de 800 millions en l’espace de quatre ans ? Est-ce qu’on crée de la valeur publique quand on constate que le résultat de décennies d’efforts est un taux de diplomation des élèves de seulement 50,7% à la Commission scolaire de Montréal ? Est-ce qu’on crée de la valeur publique quand on laisse des élèves être scolarisés dans des écoles vétustes à un point tel qu’elles sont minées par des moisissures ?

    Si notre système d’éducation est aussi malade qu’il l’est aujourd’hui, le constat le plus fondamental dont il faut prendre acte comme société, c’est que la démocratie représentative n’a pas donné les résultats escomptés, et il faut être assez honnête pour constater que « le rapport intime qui unissait la vie réelle et la vie politique n’existe plus » (Rabouin, 2009). En ce sens, la démocratie participative présentée par Rabouin (2009) représente une avenue fort pertinente non pas à explorer, mais à pousser encore plus loin au Québec en matière d’éducation, d’autant plus quand on voit les résultats impressionnants qui en découlent dans un système d’éducation comme celui de la Finlande, tel que vu dans le film « Demain ». Au Québec, la démocratie participative existe en éducation, mais à une échelle très embryonnaire ; comment pourrait-on l’approfondir afin de permettre aux québécois de participer davantage à la réussite des élèves et de rétablir un tant soit peu le lien de confiance qu’ils ont envers leurs élus ? Analysons quelque peu cette question sous quelques angles en proposant quelques pistes de solution potentielles.

    En premier lieu, prenons l’angle des parents. La réforme gouvernementale de 1998 en éducation donnait un rôle plus accentué aux parents dans les écoles du Québec avec la formation des conseils d’établissement et des organismes de participation des parents. Ce rôle participatif n’a jamais vraiment évolué depuis, et les parents n’ont pas de réel pouvoir décisionnel, ce qui explique en partie qu’il est de plus en plus difficile pour les écoles de recruter des parents au sein des instances démocratiques de l’école année après année ; en 2016, les parents qui sont les premiers éducateurs des enfants méritent qu’on leur donne davantage de tribunes décisionnelles. À preuve que la participation parentale, la vraie, peut donner des résultats tangibles, souvenons-nous du mouvement de mobilisation «Je protège mon école publique» qui a fait se former des chaînes humaines autour des écoles depuis plus d’un an ; ce mouvement, initié par des parents de la Commission scolaire de Montréal, aura permis aux parents d’amorcer une réelle pression sur les décisions du gouvernement. Mais sortir dans les rues en protestation permanente n’est pas le modère de gestion participative que nous souhaitons au Québec. Pourquoi ne confierait-on pas aux parents un rôle décisionnel quant au budget de l’école, quant aux fournitures scolaires à acheter aux élèves, quant aux priorités des commissions scolaires en matière de gestion budgétaire ? Pourquoi les parents des écoles publiques n’éliraient-ils pas un comité des finances qui ferait ses recommandations aux élus scolaires pour l’élaboration du budget intégral de la commission scolaire ?

    En second lieu, s’il est une participation qui est essentielle dans les écoles, surtout au niveau secondaire, c’est bien celle des élèves. Les établissements scolaires du Québec ont, pour la plupart, des conseils d’élèves ainsi que des associations d’élèves pour le niveau secondaire. Encore ici, aucun pouvoir décisionnel n’est octroyé aux élèves, faisant d’eux des acteurs purement consultatifs sur certains aspects très limités de la vie scolaire. Pourrait-on penser leur accorder un pouvoir décisionnel quant à la gestion du budget des activités parascolaires des écoles secondaires (avec un encadrement de l’équipe-école, ce qui va de soi) ? Pourquoi les élèves n’auraient-ils pas de pouvoir réel sur le projet éducatif des écoles ? Et pourquoi ne pas envisager que les présidents et vice-présidents des associations d’élèves du secondaire puissent avoir un siège au sein des Conseil des commissaires du Québec ? N’ayant pas l’âge majeur, ils ne pourraient avoir droit de vote, mais ils auraient un lien direct avec les décideurs sur les diverses orientations et décisions, et ils seraient à même d’émettre des avis et des propositions de façon permanente, ce qui pourrait influencer les élus scolaires dans leurs décisions.

    En troisième lieu, si on permet une participation réelle aux parents et aux élèves, il doit en être de même pour les enseignants. Ces derniers vivent la réalité de l’école au quotidien mieux que quiconque, et sont au cœur des enjeux qui transcendent l’école du 21e siècle. Depuis toujours, les enseignants sont «consultés » sur les programmes et réformes, mais n’ont jamais de pouvoir décisionnel à ce titre. Sans compter que les réformes pédagogiques vont et viennent selon les couleurs politiques des gouvernements, ce qui est néfaste pour la stabilité enseignante, et en bout de ligne, pour le taux de réussite des élèves. Faire en sorte que les experts de l’éducation, les enseignants et les professionnels, aient le pouvoir décisionnel relativement aux programmes pédagogiques ne serait-il pas intéressant ? Nos enseignants et professionnels adressent cette demande à chaque nouveau gouvernement, et ça leur est toujours refusé, avec les résultats de réussite des élèves qu’on connait.

    En conclusion, Rabouin (2009) rappelait les dires de Rosanvallon, qui disait que la démocratie représentative est devenue histoire de conflits entre ceux qui sont dépossédés de la parole et du pouvoir et ceux qui détiennent ce pouvoir. Dans le cas qui nous occupe ici, les exemples ci-haut démontrent clairement les dires rapportés par Rabouin. Pour rétablir le système d’éducation québécois, pour faire en sorte que les citoyens reprennent confiance en la démocratie, ils doivent plus que jamais reprendre leur droit de parole et être en mesure de décider de ce qu’ils veulent pour l’éducation de leurs enfants, en toute collaboration avec les élus de la société. La démocratie représentative seule est arrivée à un point de non-retour ; la démocratie participative doit prendre le relais et être exploitée à fond. Un bel exemple de démocratie participative qui a vu le jour en 2015 en éducation est le mouvement « Je protège mon école publique », mouvement de parents initié à la Commission scolaire de Montréal et qui a rapidement fait le tour du Québec, mobilisant des dizaines de milliers de parents désabusés du système d’éducation public québécois, et qui se sont levés debout pour faire entendre à répétition leurs revendications.