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  • Revenons à nos pratiques commerciales d’antan

    LE COMMERCE INTERNATIONAL : RETOUR DES MODÈLES PROTECTIONNISTES

    Washington, le 20 janvier 2017, l’investiture de Donald Trump rompe avec le passé et toute les investitures des deux derniers siècles. Fidèle à sa campagne électorale, une seule chose est certaine, nous nageons dans l’incertitude.

    D’entrée de jeu, le nouveaux Président a commenté son inauguration à l’aide de son compte Twitter sur lequel il a rappelé que le 20 janvier 2017 serait le point tournant où le peuple Américain reprendra le contrôle de leur pays. « January 20th 2017, will be remembered as the day the people became the rulers of this nation again.” La remise en cause d’ententes passées et encours de négociation laisse entrevoir un recul de 30 ans relativement aux ententes de libre-échanges. Les échanges économiques entre les pays sont dans plusieurs cas synonyme d’emplois et de prospérité. En effet, Trump remet en question les réels avantages des ententes de libre-échange pour les États-Unis et préconise une approche protectionniste malgré le fait que les ententes de libre-échange ont une longue histoire dans les pays industrialisés.

    L’État Québécois a traversé plusieurs transformations depuis les années 60. Lors de la révolution tranquille, les Québécois ont littéralement racheté l’économie québécoise pour former le « Québec inc. » Ce modèle protectionniste relevant des entrepreneurs qui travaillaient entre eux et en partenariat avec l’État avait pour objectif commun de protéger l’économie et les emplois de notre province, une forme de « destin national ». Suite à la défaite référendaire de 1980, ce modèle a perdu sa synergie au profit des marchés internationaux. L’objectif ultime de ces entrepreneurs est maintenant la compétitivité dans ce marché mondial au prix de la souveraineté avec les profits au premier plan. Ce modèle économique a fait ses preuves et assure actuellement l’équilibre commercial de l’économie Québécoise.

    Remettre en question le commerce par la renégociation d’ententes, tel que l’ALÉNA, aura un impact inévitable sur l’économie Canadienne et Québécoise. Fait important, 50% du PIB Québécois dépend des exportations vers le reste du monde, dont 70% de ces exportations (35% du total) sont destinées à nos voisins du sud (É-U).

    Donald Trump à titre de Président des États-Unis laisse entrevoir des difficultés importantes sur le plan politique et économique. Parmi ces enjeux, l’ALÉNA, est le principal facteur d’attraction des entreprises internationales vers le grand Montréal dont les vertus sont remises en question par le nouveau Président élu. Il est clair que le Québec a besoin d’un accès aux marchés extérieurs et doit profiter des accords de commerce. Profitons du contexte incertain avec les É-U pour se repositionner auprès des économies émergentes sur le plan international. Gardons en tête qu’il ne suffit pas de conclure des ententes avec les autres pays, nous devons également en respecter les règles et faire preuve de discipline afin d’être un joueur et partenaire fiable.

    Pour information :
    Stéphane Tranquille, Tél. : 450 461-1481, poste 225, s.tranquille@videotron.ca

  • Donald Trump est sous la Loupe de la FBI info ou intox

    Le directeur du FBI, James Comey, a annoncé le 20 mars 2017 qu’une enquête aurait lieu concernant une possible interférence du gouvernement russe pendant la campagne présidentielle américaine. Cette révélation est venue miner les propos du président américain Donald J. Trump publiés quelques heures plus tôt sur Twitter, selon lesquels la rumeur voulant qu’une telle enquête ait lieu était une « fausse nouvelle » (« fake news ») orchestrée par les démocrates.

    L’enquête du FBI devrait porter « sur la nature de tout lien entre des individus liés à l’équipe de campagne Trump et le gouvernement russe pour déterminer s’il y a eu coordination ». Bien que le New York Times du 14 février dernier ait révélé que des organisateurs de la campagne de Trump avaient eu des conversations avec les services de renseignement russes, rien ne permet à ce jour d’affirmer hors de tout doute qu’une collaboration illicite a eu lieu entre l’entourage de Trump et le Kremlin.

    sana kaabachi
    sana.kaabachi@enap.ca
    438.990.2389

  • les étudiants refusent la médecine familiale

    Le Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS), qui est responsable d’assigner les étudiants gradués en médecine à la résidence où ils souhaitent poursuivre leur formation, révélait dans un rapport rendu public le 2 mars 2017 que 85 postes de médecine familiale ont été laissés vacants au Québec au premier tour. Seulement 10 postes demeurent pourtant vacants dans l’ensemble des autres spécialités médicales.

    La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) explique cette réticence des étudiants en médecine à mener leur internat en médecine familiale par les mesures coercitives prévues par la loi 20, qui a fixé à 85 % le nombre de Québécois devant avoir accès à un médecin de famille d’ici à 2018. Les résultats du deuxième tour de jumelage seront annoncés le 12 avril prochain, moment auquel nous saurons combien des 85 postes demeureront définitivement vacants.

    sana kaabachi
    sana.kaabachi@enap.ca
    438.990.2389

  • Les Citadins de l’UQAM en arrachent.

    Volleyball féminin universitaire.
    Les Citadins de l’UQAM en arrachent.


    Montréal 3 Février 2017 – Plus de cinquante supporteurs de l’université de l’UQAM ont assisté aujourd’hui à la défaite (3 – 1) de leurs favorites contre les Carabins de l’UDM au centre sportif des Citadins. Ce fut une défaite difficile à avaler pour les supporteurs et les Citadins. Avec quatre jeux à faire à la saison régulière, les Citadins de l’UQAM se situent sixième à quatre points d’une place en demi-finale provinciale et a quatorze point du leader, l’UDM. À l’exception du Rouge & Or de Laval les citadins ont battu au moins une fois cette saison leurs prochaines adversaires. Selon un des supporteurs ceci doit être un fait encourageant.

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  • La diaspora roumaine en colère

    Le surtitre: Le gouvernement roumain adopte un décret d’urgence pour assouplir le code pénal
    Titre : La diaspora roumaine en colère


    Montréal 3 Février 2017 – Plus de cinquante citoyens roumains se sont mobilisées aujourd’hui devant le consulat roumain à Montréal pour contester à leur tour l’assouplissement de la législation anticorruption. Des manifestations semblables ont eu lieu un peu partout dans le monde et visent à dénoncer l’adoption à la vas vite par le gouvernement roumain d’un décret d’urgence qui touche près de 2500 détenus, dépénalise plusieurs infractions et rend l'abus de pouvoir passible de peines de prison uniquement s'il provoque un préjudice supérieur à 44 000 euros. Plusieurs manifestants se sont rendus sur place avec des affiches mentionnant « résiste », « la corruption tue », « démocratie, intégrité, pas d’immunité » et criant « PSD, peste rouge ». En Roumanie plus de 250 000 roumains ont manifesté chaque jour à travers le pays contre l’adoption du décret. Les ambassades des États-Unis, du Canada, d'Allemagne, de France, des Pays-Bas et de la Belgique ont exprimé leur inquiétude.

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  • Changement de paradigme dans les écoles publiques de Boston, les élèves verront maintenant le monde tel qu’il est.

    Communiqué de presse_______________________Dimanche, 19 mars 2017

    CHANGEMENT DE PARADIGME DANS LES ÉCOLES PUBLIQUES DE BOSTON, LES ÉLÈVES VERRONT MAINTENANT LE MONDE TEL QU'IL EST.

    Gall-Peters.jpg


    Adieu projection de Mercator et bienvenue à la projection de Gall-Peters!

    Pour la première fois aux États-Unis, le 16 mars dernier, la projection de Mercator, développée pour la navigation au 16e siècle, a été abandonnée par les écoles publiques d’un district de Boston à la faveur d’une projection de Gall-Peters.

    Les avantages:
    • Représente mieux la superficie réelle des pays et océans
    • Axes égaux et positions égales : permet une vraie relation géographique entre les points sur la carte ainsi qu’en fonction de leur distance de l’équateur ou de leur angle avec le soleil
    • Donne justice à tous les peuples en faisant connaître la dimension et la position réelle de chaque pays dans le monde.

    Le désavantage:
    • Modifie la forme des pays

    Provenance
    Une projection est une façon de représenter le globe terrestre sur un plan en deux dimensions. L’historien allemand Arno Peters a publié cette projection en 1974. Elle correspond au travail fait par un cartographe écossais du 19e siècle, James Gall, d’où le nom de projection de Gall-Peters.

    La projection de Mercator
    Cette projection est une représentation symbolique qui place l’Europe au centre du monde. Elle tend à exagérer l’étendue des pays des hautes latitudes comme le Canada ou la Russie et à réduire ceux des régions tropicales comme l’ensemble de l’Afrique. On peut voir, par exemple, le Groenland qui sur la projection de Mercator est de la même taille que l’Afrique. Dans les faits, le Groenland entre environ 14 fois dans l’Afrique. Cette représentation supportait la supériorité des pays colonisateurs sur les colonies.

    Projection de Mercator_____________Projection de Gall-Peters

    merc-peters.png


    Au-delà des questions de précision cartographique, cette projection remet en question notre vision du monde.

    - 30-

    André Perron
    Andre.perron@enap.ca
    514 849-3989
  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE - PAR JOCELYN PAUZÉ

    Pour diffusion immédiate


    25 MILLIONS $ AUX ENFANTS MONTRÉALAIS


    Lancement du plan d’action montréalais en lien avec la Politique de l’enfant

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  • LA LOI 90 FRAPPE LES INFIRMIÈRES EN PLEINE GUEULE

    Quand la négociation vous piège…

    LA LOI 90 FRAPPE LES INFIRMIÈRES EN PLEINE GUEULE

    Novembre 2016, le MSSS met en place un programme de formation obligatoire pour les infirmières. Suite aux négociations salariales, le gouvernement accepte de verser un pourcentage aux infirmières, mais leur impose un programme de formation au rebond. L’un n’ira pas sans l’autre. L’effet d’une bombe dans le réseau fait «sauter» les quelque 40 000 infirmières techniciennes inscrites au tableau de l’OIIQ. Le programme de formation de 25 heures portant sur l’évaluation physique et mentale de la personne devra être développé par la Direction des soins infirmiers des divers centres hospitaliers, et ce dans le Québec en entier. Toutes les infirmières techniciennes devront s’y soumettre.

    Les DSI devront développer le programme de formation et le mettre en application dès le début de l’année 2017. Celui-ci s’échelonnera jusqu’en 2020. À court de financement, elles devront couper dans certains programmes de formation dédiés au développement de la pratique infirmière puisque le gouvernement n’entend pas servir de budget supplémentaire.

    De son côté, la FIQ tente d’adoucir la situation en exposant certains aspects positifs du programme dans une communication sur son site internet. Elle présente les étapes du programme de formation, les objectifs visés par celui-ci ainsi que la provenance de ce programme obligatoire. Bien qu’il s’agisse d’une formation accréditée et reconnue par le programme de formation continue obligatoire de l’OIIQ, les infirmières sont en rogne, car une fois de plus, on vient de tracer une ligne entre les techniciennes et les bachelières aux yeux de la population québécoise.

    Depuis plusieurs années l’OIIQ encourage la formation universitaire et tente de rendre obligatoire le baccalauréat. Pour les infirmières issues de la formation collégiale, c’est une insulte. À mon avis, lorsqu’une telle image est véhiculée dans la population, il y a ce petit peuple qui pense que les infirmières techniciennes sont moins bonnes ou moins formées que les autres et qu’elles risquent de mettre en péril la vie des patients alors que ce n’est pas le cas. Les compétences de l’infirmière ne se différencient pas au gré de la scolarité, mais plutôt dans le développement professionnel et les compétences acquises. Le clivage doit cesser.

    Rimbault la nurse

  • Communiqué de presse. L'Impact des activités sportives sur la réussite scolaire des jeunes (Par Nzita Éric Muller)

    L'Impact des activités sportives sur la réussite scolaire des jeunes

    Montréal, le 26 février 2017. U.S. Department of Health and Human Services dit que la santé, le bien-être et la réussite éducative des jeunes sont intimement liés. Et donc, la pratique régulière d’activités physiques et, de surcroit, un mode de vie sans tabac ont un impact positif sur la performance à l’école et sur la persévérance scolaire. L’OMS corrobore également à cette thèse. Elle ajoute que l’activité physique a un impact positif significatif sur les résultats scolaires et sur la poursuite des études. De ce fait, le Conseil municipal de la Ville de Montréal a mis en place des politiques visant à soutenir les organismes communautaires encadrant les jeunes athlètes à toutes les saisons. Il invite les parents à inscrire leurs enfants dans différentes disciplines pour combattre le décrochage scolaire.
    Pour plus d’informations, voir les Directions de la culture,
    des sports, des loisirs et du développement social
    de chaque Arrondissement

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  • La mondialisation, quelle menace?

    Dimanche le 27 novembre dernier, j’ai assisté au brunch participatif, qui avait pour thème : mondialisation et libre-échange : quelles menaces ? J’ai eu l’heureux privilège de rencontrer de près : Monsieur Raymond Bachand, Monsieur John Parisella et Madame Fatima Houda Pepin. Tout juste avant le débat, Mr. Trudel a souligné le parcours exceptionnel de Madame Christine Black, une étudiante de l’ÉNAP devenue mairesse de Montréal-Nord, depuis avril dernier.

    Monsieur Raymond Bachand, ex-ministre des finances du Québec, était le premier orateur à parler de la mondialisation sous l’angle du libre-échange et de la technologie. Il a parlé des accords de libre-échange entre Europe et le Canada et surtout le rôle du Québec dans le monde et au-delà des frontières. Il a aussi parlé comment le Québec, par de nombreux stratégies, a su faire face tant bien que mal à la crise de 2008. Il a dit qu’on doit être une société qui doit se battre et être fière de ce qu’on est. Il a aussi dit qu’on doit respecter la main d’œuvre et ne pas en faire l’exploitation. Ce que j’ai aussi retenu de son discours c’est : «: les technologies ont fait ralentir l’exploitation des enfants. L’éducation devrait être notre première préoccupation ». Il a fait un parallèle sur la société québécoise, qui a beaucoup évolué; car autrefois, les femmes, les canadiens français, les immigrants ne pouvaient accéder à des postes de directeurs général ou des postes haut placé dans des entreprises. Ainsi, la mondialisation a fait changer les mentalités. Il a aussi insisté sur le fait de garder les industries au Québec et qu’on doit encourager les producteurs agricoles du Québec.

    Ensuite, c’était Madame Fatima Houda Pepin, l’ancienne député du partie libéral, a surtout débattu sur la gestion de la diversité religieuse dans les institutions publiques. Juste avant de prendre d’entrer à fond sur son sujet, elle ajoute à l’exposé de Raymond Bachand ce point : la mondialisation englobe le capital (argent) et que de vouloir faire du profit coûte que coûte peut engendrer les ravages de la mondialisation lorsque non contrôlé, créant ainsi : « l’aggravation de la pauvreté ». Elle ajoute : « les religions sont porteuses de rapprochement mais aussi de conflit. Elle dit qu’elle n’a pas de problème avec la religion mais c’est avec les leaders qui se prennent pour dieu. Elle a un peu parlé de l’Arabie Saoudite qui est opposée à la déclaration universelle qui est contre l’égalité homme-femme et le principe de la liberté de religion. Elle poursuit son discours en disant qu’il faut nous préparer à faire face à la naissance de l’extrémiste religieux (idéologie, projet politique). Mais les politiciens du Québec ont peur d’établir des lois pour empêcher la montée de l’extrémiste religieux.

    Puis, nous avons entendu John Parisella, professeur, politicologue et ancien délégué général du Québec à New York, qui nous a surtout élaboré des aspects politiques de la mondialisation. Dans la mondialisation, il y a aussi la modernisation. Peu importe le parti politique qui est en place, il a la continuité, le progrès. Le mouvement souverainiste est un mouvement progressif depuis sa création avec René Lévesque qui, lui avait une grande vision du Québec dans le monde. L’évolution du Québec s’est fait au-delà des frontières. La vision politique évolue se transforme et parfois peut créer une certaine instabilité, tension et même des inquiétudes. Par, exemple, l’élection de Donald Trump (« qui aurait à cette victoire »), le Brexit, la France (plus à gauche) et l’Allemagne avec Angela Merkel (une femme au pouvoir). Il a aussi dit qu’il ne faut pas négliger la sécurité car depuis les évènements du 11 septembre 2001, c’est un enjeu majeur de la mondialisation.

    Il a aussi eu une période de question, ce que Monsieur Trudel appel : « la spontanéité planifiée ».

    La question qui m’a plus intéressée c’est sur la question sur l’immigration et leur intégration. Comment favoriser l’intégration des immigrants surtout sur le marché du travail ? Plusieurs personnes immigrent au Québec pour différentes causes (guerre, pauvreté, etc) et en arrivant au Québec, ils font faces à plusieurs obstacles. L’obstacle majeur c’est la non reconnaissance de leur diplôme et de leurs expériences hors Québec, du coup le marché du travail devient ardu, certains immigrants retournent chez eux ou quittent massivement le Québec. Les ordres professionnels sont trop protecteurs et rigides. Les solutions proposées pour bien intégrer les immigrants c’est de faciliter leur accès au marché du travail et de reconnaître leur expertise acquise à l’extérieur du Québec.
    Madame Fatima Houda-Pépin souligne que l’intégration des enfants se fait à l’école et des parents sur le marché du travail. Donc, selon elle la clé du succès c’est de créer des conditions favorables qui permettent aux parents immigrants de pouvoir travailler et faire en sorte qu’ils y restent dans cette terre d’accueil. De plus, pour pouvoir bien s’intégrer il faut travailler en français et d’être avec des francophones.
    John Parisella a dit que : l’immigration et la diversité se sont des richesses qu’il faut célébrer. Il clôture « qu’ensemble on est plus fort ».

    En résumé, ce que je retiens sur la mondialisation et de ce débat c’est que les progressions des technologies ont fait diminuer l’exploitation des enfants ; les femmes ont plus accès à poste de haut niveau dans la société et au sein des entreprises. Il reste plusieurs défis à la mondialisation, entre autre l’élimination des classes sociales et la diminution des écarts entre pauvres et les riches. C’est très bien d’ouvrir les frontières et faciliter l’immigration mais il faut améliorer et faciliter un plus grand accès aux marchés du travail, entre autre reconnaître les expériences acquises dans leur pays d’origine.


    BAuguste

  • Le paradoxe de l’économie collaborative : quand collaboration peut rimer avec viciation et dépréciation.

    Les économies collaboratives ont toujours existé. Notre ère d’industrialisation a été précédé par l’économie d’artisanat où, l’un, bon avec la menuiserie, fabriquait les chaises pour ses Co-villageois, l’autre s’occupait de faire plus de pain, et se troquait le tout. Aujourd’hui, l’État et l’économie capitaliste ont remplacé ces types d’activités, mais un retour en arrière est-il possible ?

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  • Brunch participatif

    27 novembre 2016, je participe à un brunch participatif du dimanche où muffins et autres pâtisseries honorent la présence d’invités de marque pour partager sur le sujet de la mondialisation. Le tout orchestré par le passionné monsieur Rémy Trudel, notamment ex-ministre de la santé et services sociaux et actuellement professeur à l’ENAP, monsieur Raymond Bachand, madame Fatima Houda-Pépin et monsieur John Parisella se sont entretenus sur le sujet de la mondialisation sous différents angles, en lien avec les enjeux de l’administration publique.

    Mais pour débuter, fière de la réussite des étudiants de l’ENAP, monsieur Trudel a profité du moment pour souligner le parcours de madame Christine Black, qui a su durant son parcours académique, passer de la théorie à la pratique de l’administration publique. En effet, travaillant dans le réseau communautaire de Montréal Nord, madame Black a fait le saut en politique municipale et est devenue mairesse de ce même arrondissement en avril dernier. Ce moment de reconnaissance se voulait aussi la démonstration que notre parcours à l’ENAP peut engendrer de belles réussites en terme de carrière dans l’administration publique.

    Monsieur Raymond Bachand, ex-ministre de la finance et de l’économie jusqu’en 2012, annonce d’entrée de jeu que « tu ne fais rien seul ». Il nous entretient sur le sujet de la mondialisation sous l'angle de deux grands phénomènes mondiaux soient les échanges commerciaux et la technologie. Ces éléments ayant fait exploser la concurrence, la capacité d’adaptation est un incontournable pour faire face à un monde en constant changement. À travers ce contexte, monsieur Bachand insiste sur le fait qu’il faut « apprendre à prendre notre place comme société ». Monsieur Bachand nous donne alors quelques exemples où nous avons su prendre notre place (la protection d’Alcan via la convention de continuité, l’accession des francophones à la direction d’entreprises…).

    Il fera référence à la crise économique de 2008 et, par la suite, à l’accord de libre-échange avec l’Europe où le gouvernement provincial a su agir de façon stratégique malgré notre statut de province. En effet, monsieur Bachand affirmera avec fierté que « même si tu travailles dans une province, tu peux changer le monde! ». Monsieur Bachand enchaine en faisant des liens avec la culture et l’agriculture pour soutenir son propos principal à savoir qu’il faut savoir se prendre en main, se battre et s’allier entre forces solidaires. Je résumerais ainsi son propos: sachons tirer profit comme société de ce contexte qu’est la mondialisation.

    Madame Fatima Houda-Pépin, notamment ex-députée de la circonscription de La Pinière sous le gouvernement Libéral, enchaine son exposé en manifestant ses réactions face à celui de monsieur Bachand en soulignant l’aspect manquant de son propos à savoir le facteur du capital humain. Elle fait ressortir que de vouloir faire du profit à outrance peut engendrer les ravages de la mondialisation lorsque non contrôlé, ayant pour impact « l’aggravation de la pauvreté ».

    Mais l’exposé de madame Houda-Pépin sera sous l’angle de la gestion de la diversité religieuse dans les institutions publiques. En effet, la monté de l’extrémisme religieux, quelques soit la religion précise-t-elle, frappe aux portes de l’administration publique et elle déplore que sa gestion soit déficiente. La religion peut tout autant être porteuse de rapprochements que porteuse de conflits de valeurs. S’appuyant sur l’exemple de l’Islamisme radical (qu’elle prend le temps de bien distinguer de l’Islam), reposant sur un projet politique, en lien avec la déclaration des droits de l’Homme, nous ne pouvions anticiper que le problème viendrait de l’intérieur même de la société. En effet, ces derniers s’appuyant sur la liberté de religion pour pouvoir imposer leur agenda politique sur la société démocratique, ils viennent utiliser un levier qui eux-mêmes ont rejeté du revers de la main. Mais dans l’administration publique, ce n’est pas tant la force de l’Islamisme radical qui pose le réel problème mais plutôt la négligence de nos dirigeants politiques, souligne-t-elle.

    En troisième lieu, monsieur John Parisella, chroniqueur politique, insistera sur l’aspect de la volonté politique. Il utilise le sujet de l’heure à savoir l’élection de Donald Trump qui en a surpris plus d’un due au fait qu’au début nous l’avons tous regardé avec des « yeux conventionnels » (comment ce personnage pouvait-il être élu!?). Il exprime que le phénomène « Trump » est plus grand que l’élection comme telle et traduit la monté de la droite. Effectivement, la mondialisation risque-t-elle de se buter au nationalisme axé sur les frontières?

    Monsieur Trudel nous a par la suite permis d’enchainer avec une période de question laissant place à la spontanéité planifiée!

    La période de question a soulevé l’enjeu de l’intégration des immigrants sur le marché du travail. L’accueil des immigrants est peut-être très bien mais le défi demeure leur intégration sur le marché du travail. L’obligation d’apprendre le français est une chose mais en réalité c’est en travaillant avec des francophones qu’on favorise la réelle intégration des immigrants, ce dont le Québec se bute toujours actuellement. Gardons en tête que l’immigration est une richesse mais le défi demeure de bâtir ensemble et de célébrer la diversité.

    L’exposé a été un bel exemple de diversité des angles sous lesquels la mondialisation peut être abordée nous dira monsieur Parisella, mais j’ajouterais qu’elle aura été abordée sous l’angle des valeurs de chacun.

    Évidemment, le sujet de la mondialisation n’aura été qu’effleuré mais qu’elle belle formule pour favoriser les échanges par la suite entre les étudiants de l’ENAP et leurs proches qui étaient aussi présents lors du brunch!

    MBlais

  • Quatre pionnières en politique : un monument en leur hommage

    Marie Lacoste Gérin-Lajoie, Idola Saint-Jean, Thérèse Casgrain et Marie-Claire Kirkland, quatre pionnières dans l’histoire du Québec.

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  • Système éducatif finlandais

    Nous avons visionné le film intitulé « Demain » qui couvre différents enjeux de notre époque; l’environnement, l’économie, la finance, et l’éducation. Grâce à la contribution de plusieurs scientifiques et des professionnels d’horizon divers, ce film nous a permis de comprendre l’urgence d’entreprendre des actions sur le plan mondial afin de freiner en quelque sorte notre autodestruction. Étant donné, que le film a abordé des thèmes variés, dans ce blog, nous allons mettre l’emphase sur le volet éducatif en prenant en exemple le modèle éducatif finlandais. Celui-ci se positionne en tête du peloton dans les pays occidentaux pour l'excellence académique des jeunes finlandais. Quels sont alors les facteurs de succès de ce système éducatif? Le point fondamental à souligner est avant tout la formation des enseignants. Le diplôme universitaire exigé pour tous les enseignants est une maîtrise qui offre une formation en enseignement (pédagogie, psychologie de l'enfance, etc.) et des périodes de stages, sous la supervision d'un enseignant chevronné, en passant graduellement de l'observation à la pratique accompagnée. Grâce à la solide formation reçue, les enseignants sont considérés comme des experts dans leur domaine et jouissent d'une excellente réputation. Cette profession est très attractive et rémunératrice tout en bénéficiant d'un aura très positive et d'un prestige similaire à celle d'un avocat ou d'un médecin. En raison d'une sélection très rigoureuse, les facultés d'éducation et de médecine forment les meilleurs étudiants. Au niveau de l'enseignement, le ministère de l'éducation impose le contenu et laisse une grande liberté pédagogique aux enseignants. Au sein des écoles, ils sont valorisées et nullement surveillés car on leur fait totalement confiance en raison de leurs compétences.

    Étant donné que le parcours menant à cette profession est super exigeant, les enseignants et le ministère d'éducation, en générale, accordent une importance primordiale à l'éducation des jeunes en leur offrant l'accompagnement nécessaire. L'absence d'un système éducatif à deux vitesses (privé et public) permet également d'instaurer une équité et une égalité dans la réussite scolaire. À l'école, les enfants ne sont pas stressés car ils ne subissent aucune évaluation pendant les six premières années. Les méthodes d'enseignements sont flexibles et plus orientés au développement de l'enfant en lui faisant découvrir différentes activités pratiques (couture, menuiserie, etc.) en fonction de leurs besoins afin de les préparer réellement à la vie. En outre, une relation saine existe entre les élèves et leurs enseignants, ce qui crée une dynamique propice à l'apprentissage tout en mettant en place un climat de confiance. En outre, les périodes de jeu (75 minutes de récréation par jour) sont prises très au sérieux car cela améliore la concentration pendant les cours. La prévention est également un autre secret de la réussite scolaire en Finlande. Dés que les résultats d'un élève baissent, on agit rapidement pour ramener celui-ci vers la réussite scolaire en mettant à sa disposition le soutien requis quelque soit le niveau de difficulté. Parfois, on fait appel aux services d'un spécialiste, et ce, aux frais du ministère de l'éducation. En quelque sorte, le pari finlandais est de travailler ensemble, en société, pour maintenir cette excellence et demeurer les meilleurs sur la scène internationale.

    En faisant un parallèle avec le système éducatif de notre pays, il me semblerait que nous faisons le contraire du système finlandais. Quiconque détenant un diplôme d'études collégiales peut devenir un enseignant donc ce qui détériore la qualité de l'enseignement. D'un point de vue académique, les élèves doivent travailler très fort pendant des longues heures en faisant des devoirs interminables. Les périodes de jeux sont considérés comme une perte de temps et une distraction inutile par les parents et les enseignants. Étant donné que les places sont limitées, les meilleurs élevés sont admis au lycée et au secondaire ce qui instaure une compétition féroce. Certains élèves passent des nuits blanches pour passer les examens de sélection afin d'éviter l'élimination et l'échec qui sont inacceptables par la société. En outre, en raison d'une disparité entre les pauvres et les riches, l'égalité des chances est quasi absente. Par l'absence de soutien pédagogique, le taux de décrochage est très élevé. Les jeunes qui se sentent abandonner se retrouvent dans la rue et s'adonnent à des activités répréhensibles (vol, délinquance, criminalité, etc.). En outre, la réussite est une affaire de tous. Pour changer la donne, il faudrait une réelle implication du gouvernement, des parents et des enseignants.

    Pour terminer, le modèle finlandais est basé sur la volonté d'un peuple qui s'est engagé à vouloir réussir ensemble en investissant dans l'éducation des jeunes car l'avenir du pays repose en quelque sorte sur le savoir-faire et les compétences des nouvelles générations.

  • Le plafond de verre d’Hillary

    « Je sais que nous n'avons toujours pas enfoncé ce plafond de verre, mais un jour quelqu'un le fera et peut-être plus tôt que nous pourrions le penser » Hillary Clinton

    L'ancienne première dame des États-Unis, sénatrice de l'État de New York et secrétaire d'État, était donnée favorite par la très grande majorité des observateurs de la scène politique américaine. Les médias avaient eux aussi donné la victoire à Hillary Clinton.

    Comme pour une portion des confondus, le résultat de ce vote laisse maintenant entrevoir la poussière toxique en arrière fond de l’environnement social américain. Ainsi en est-il du vif sentiment d’incompréhension qui a surgi devant la manifestation aussi clairement exprimée que quelque chose cloche dans la société américaine. La question demeure entière devant ce choix démocratie qui annonce un recul des valeurs universelles et d’équité durement acquises. Plusieurs affirmations, allégations et manifestations chauvinistes, rétrogrades, racistes et méprisantes relevées durant la campagne électorale viendront entacher la crédibilité dès l’entrée en fonction de la relève présidentielle en janvier 2017.
    Les citoyens américains qui auront tourné le dos à Hillary Clinton ne seront plus écoutés de la même manière. À partir du moment où l’écho de leurs voix a porté en faveur d’un président qui affiche au grand public la teneur de sa pensée rétrograde à l’endroit des femmes et raciste à l’égard de certaines communautés, il m’apparaît déjà que le peuple américain a changé. Il le fait d’ailleurs déjà entendre dans les rues de son pays. Quelle division, à partir de maintenant, demeurera au sein de la population des États-Unis, entre les hommes et les femmes, entres les différentes communautés de souches et nouveaux arrivants. Et quel sentiment persistera?

    Devant l’arrivée de cette nouvelle période de gouvernance remplie d’incertitude et de grands changements annoncés, le peuple américain a commencé à vivre en doutant davantage. Et il en va de même pour une grande part de la population mondiale. Cet événement historique marque déjà l’imaginaire collectif de la planète parce qu’il impose des changements de paradigmes sociaux dans un environnement interne qui est devenu soudainement plus hostile.
    Les États-Unis viennent de vivre un choc social et politique. Et l’onde ressentie s’est percutée sur les fondements idéologiques même de l’establishment américain, ici démocrate, et indéniablement avec férocité sur les aspirations de sa plus haute représentante, Madame Hillary Clinton. Elle fait partie de l'establishment pour qui tout s'est écroulé, et qui a emporté avec lui le discours des médias, des plus grands spécialistes et analystes. Mes pensées se sont tournées vers Hillary Clinton à la seconde même où les chiffres ont commencé à déranger et où l’aboutissement d’une grande carrière politique et publique s’est vu menacé. Cette femme brillante et grande battante s’est finalement vu refuser la présidence des États-Unis. Elle aura encaissé la plus cruelle des défaites au terme d'une campagne électorale marquée par des scandales, des insultes et des incivilités de toutes sortes. Le choix du peuple, qu’il soit porteur d’une stratégie de rejet de la structure de gouvernance actuelle et de ses impairs jugés impardonnables, se sera porté vers Donald Trump et tout ce qu’il peut représenter d’insidieux aux yeux d’une grande majorité d’électeurs, et qu’il n’a pas cherché à leur cacher.

    Hillary Clinton, même si elle n’a pas semblé en mesure de démontrer patte blanche, et ni le parti qu’elle représente, ne peut avoir aspiré, tout au long de son exigeant parcours, à cet ultime combat, livré dans une arène politique sombre et financée par l’élite intéressée, et encore moins au côté des Donald Trump de ce monde.

    Malgré la défaite, et l’appel unanime de tous à préserver les valeurs américaines et les outils de collaboration et de passation de pouvoir attachés à la Constitution des États-Unis, je ne peux que souligner le message de grande solidarité que madame Clinton a livré à ses supporteurs, à tout son peuple et à la communauté mondiale. Elle a réservé la dernière partie de son discours aux femmes qui l'ont appuyée. « À toutes les femmes, spécialement les plus jeunes, qui ont mis leurs espoirs en cette campagne et en moi, je veux que vous sachiez que rien ne m'a rendue plus fière que d'être votre championne. »
    Dans l’analyse des résultats du vote, il sera des plus fondamental de tenter d’évaluer si dans la structure hiérarchique du pays et dans ses niveaux supérieurs, les cultures, pratiques et philosophies étasuniennes persistent à rendre difficile l'accès des femmes aux postes supérieurs et de leurs rendre parfois inaccessibles les plus hauts échelons de leurs institutions.
    « À toutes les jeunes filles qui nous regardent, ne doutez jamais de votre valeur et de vos forces, et vous méritez toutes les chances et les occasions de poursuivre et d'atteindre vos propres rêves », aura conclu Hillary Clinton avant de quitter, au lendemain de la défaite, la scène publique.

    Personnellement, comme femme, c’est la leçon la plus significative que je souhaite garder devant cette page d’histoire du 8 novembre 2016.

    FFORTIN