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Proftrudel2 - Page 2

  • Ce que je garde de mon passage à l'ENAP...

    Lorsque j’ai terminé mon BACC en service social…il y a de cela plusieurs années…j’avais le projet de poursuivre mes études à la maîtrise. Les années ont passé et je n’ai jamais donné suite à ce projet. Je n’avais pas encore trouvé ce qui m’apporterait ce dont j’avais besoin pour me permettre de m’accomplir dans ma carrière. C’est le remplacement d’une gestionnaire chef de programme qui m’a permis de réaliser que la gestion était pour moi un nouveau champ d’intérêt dans ma vie. J’ai alors senti le besoin d’aller chercher des connaissances et des outils afin de me préparer à exercer les fonctions de gestionnaire dans le réseau de la santé et des services sociaux.
    J’ai débuté le DESS à l’automne 2013 pour éventuellement bifurquer vers la maîtrise en gestion des services de santé et services sociaux. C’est riche de mon bagage de connaissances, et avec beaucoup de fierté, que d’ici quelques semaines à peine, j’aurai enfin réalisé un des projets qui me tenait à cœur depuis longtemps!
    Mon parcours à l’ENAP m’a permis de comprendre davantage la réalité dans laquelle s’inscrivent les organisations des services de santé et services sociaux, les enjeux et les défis qui m’attendent en tant que future gestionnaire. J’ai d’abord pris connaissance des différents enjeux politique, économique, social, technologique, écologique et légal qui gravitent autour des organisations publiques contemporaines. J’ai approfondi les éléments théoriques liés au concept de nouveau management public qui orientent les réformes de l’administration publique. Particulièrement dans le domaine de la santé et des services sociaux, il a été intéressant de comprendre les principes sous-jacents aux différentes réorganisations et de constater l’impact de ces réformes, soit par le désengagement du gouvernement fédéral, la privatisation de certains soins et services, la gestion davantage axée sur les résultats, la performance, l’augmentation de l’imputabilité du gestionnaire, la reddition de comptes et la nécessité de transparence à l’égard de la population. Ainsi, les cours de « Gestion par résultats », « Tableau de bord – outil de suivi de gestion et de programmes » et « Gestion financière du secteur public » ont été autant de cours qui m’ont permis d’améliorer mes connaissances et de développer des outils qui me sont utiles dans ma pratique.
    Mon parcours m’a également permis de comprendre qu’en santé et services sociaux, mon défi en tant que gestionnaire sera de contribuer à optimiser les services dans une optique d’amélioration continue de la qualité et de l’accessibilité aux services, de continuité de services et de sécurité. Il en est un de taille! Or, j’ai réalisé que sur le plan de la gestion des ressources humaines, la mobilisation du personnel représente un facteur essentiel pour l’amélioration continue de la qualité des services à la clientèle. Le réseau de la santé et des services sociaux étant en constants changements, le gestionnaire doit adopter une stratégie de gestion de changement et faire preuve de leadership mobilisateur et de courage managérial. J’ai également le souci de faire en sorte que mon organisation représente un employeur de choix et que mon équipe de travail évolue dans un environnement stimulant et valorisant. En ce sens, certains cours tels que « Gestion des ressources humaines », « Habiletés de direction » et « Individus et groupes en milieu organisationnel » m’ont permis d’acquérir des connaissances et des outils de gestion de personnel que j’utilise régulièrement.
    Finalement, le cours « Planification des services et organisation en réseau » nous rappelle que l’optimisation des services est une responsabilité qui se doit d’être partagée par tous les acteurs du réseau. Bien que le gestionnaire se doit d’adopter un mode de gestion éthique dans l’optique d’une approche populationnelle et de gestion de fonds publics, il n’est pas seul à faire face aux défis actuels en santé et services sociaux. Le partenariat demeure un enjeu majeur et le client doit demeurer au centre de nos préoccupations à tous!
    Le 17 novembre 20h sera pour moi le moment qui mettra un terme à cette période de ma vie dans laquelle j’ai investi énormément de temps et d’énergie. J’en suis extrêmement fière! Je retiens de mon parcours académique à la « Prestigieuse École Nationale d’Administration Publique », des rencontres et des discussions extrêmement enrichissantes sur les plans personnel et professionnel. Merci à mes collègues de classe! Je retire des connaissances théoriques et pratiques qui me permettent de mieux comprendre le milieu et les enjeux auxquels je serai appelée à faire face dans les prochaines années. Également, je conserve des outils de gestion qui me sont utiles au quotidien. Merci aux enseignants! Et pour terminer, la fin de mon parcours de maîtrise coïncide avec le début d’une nouvelle carrière pour moi en tant que gestionnaire dans le réseau de la santé. Je me sens aujourd’hui bien outillée pour relever ce nouveau défi…qui sera de taille je le sais encore mieux maintenant!!!

    Nathalie Moreau-Deveault

  • ENAP, ce n'est qu'un au revoir !

    Au printemps 2016, je me suis inscrite au DESS en gestion publique de l’ENAP, à temps plein. J’avais planifié une année d’arrêt, le temps de remplir mon sac à dos d’outils pour par la suite, poursuivre mon chemin dans le réseau de la santé et des services sociaux. Au bout de l’année, mon sac à dos était plein, mais j’ai eu l’opportunité de prendre six mois supplémentaires pour poursuivre à la maîtrise, ce que j’ai fait. En décembre, après 16 mois sur les bancs de la prestigieuse ÉNAP, j’aurai presque terminé une maîtrise en administration publique et c’est avec fierté que je me présenterai à la collation des grades !

    Ces 16 mois ont été riches d’apprentissages, autant au niveau académique que personnel puisque le programme de l’ÉNAP laisse une grande place à la réflexion et au développement personnel du gestionnaire. A ce titre, le cours « habileté de direction », avec Claude-Michel Gagnon, a été une révélation et j’en retiens une phrase et un principe de base : On gère comme on est et la carrière se bâti sur un ensemble d’expériences desquels on retient certains apprentissages.

    Par la suite, certains cours obligatoires, comme « Management des organisations publiques » ou « principes et enjeux de l’administration publique » m’ont donnée des principes de base en gestion publique et m’ont permis de mieux situer mon rôle dans son contexte. Ces cours ont constitué la fondation sur laquelle l’ensemble des apprentissages allaient se bâtir. Un autre cours obligatoire, « gestion financière du secteur publique », m’a ouvert les yeux sur une réalité qui était auparavant inconnu. Les apprentissages à ce niveau me seront d’une grande utilité pour comprendre la fonction publique, mais aussi pour mener à terme, évaluer ou demander du financement pour un projet. Aujourd’hui, je peux dire que les chiffres qui auparavant me rebutaient, sont devenus mes alliés.

    Pour ce qui est les cours spécifiques aux gestionnaires du secteur de la santé et des services sociaux, ils m’auront permis de situer mes actions dans un grand système complexe. En plus d’avoir une vision systémique et critique du réseau, je connais maintenant les grands enjeux du système de santé et on m’a donné des moyens pour le faire progresser et déjouer les pièges auxquels je serai possiblement confronté. A travers ces cours, j’ai réalisé que la meilleure intervention sera toujours de miser sur les forces du réseau et d’utiliser les leviers de changements qui sont à notre disposition. Aussi, vu la complexité du système, mieux vaut miser sur les petites interventions qui seront porteuse que sur de grands changements qui seront difficiles à instaurer.

    Finalement, certains cours au choix, comme « structures organisationnelles et processus de travail » et « gestion des ressources humaines dans les administrations publiques » sont venus répondre à des besoins spécifiques considérant les caractéristiques propres à mon milieu de travail. D’ailleurs, j’envisage très prochainement de m’inscrire au microprogramme pour aller chercher les connaissance et habiletés nécessaires pour continuer à progresser, selon les besoins et défis qui se présenteront tout au long de ma carrière.

    Bref, suite à mon passage à l’ÉNAP, je suis maintenant outillée pour devenir une gestionnaire accomplie dans le réseau de la santé et des services sociaux, mais ce n’est qu’un au revoir !

    Marie-Michèle Croteau

  • Objectif atteint: Une maîtrise en administration publique de une prestigieuse université, l'ÉNAP

    Ma formation à l’ENAP a débuté à la session d’hiver 2005 en étant inscrite au programme court en gestion financière du secteur public. À l’automne 2007, je poursuivais ma formation au DESS en administration publique. J’ai terminé ce diplôme en faisant le cours « Atelier d’intégration » qui m’a permis de faire un travail de recherche sur le « Personnel d’une agence de placement (agence privée) et personnel régulier d’un établissement de la santé et des services sociaux : le cas du personnel infirmier. Le cadre conceptuel ou modèle théorique que j’avais choisi pour ce travail est celui de Collerette et Schneider « Le pilotage du changement ». Après 3 ans de relâche, je repris mon bâton du pèlerin pour entreprendre la dernière étape en m’inscrivant à la maîtrise en administration publique – option gestionnaire. Précédemment, de 1987 à 2004, j’ai fait un premier baccalauréat en science politique spécialisation administration publique à l’UQAM et un deuxième en gestion au HEC Montréal (Cumul de trois certificats : Gestion d’entreprise, Gestion des ressources humaines et comptabilité générale). Plusieurs cours ou contenus que j’avais suivis au 1er cycle ont été repris lors ma formation à l’ENAP. Ceux-ci m’ont permis d’effectuer une mise à jour et à niveau de mes connaissances académiques.

    En plus du cours « Atelier d’intégration », j’ai suivi 3 cours obligatoires, 3 cours dans le bloc A « Environnement de l’administration publique », 3 cours dans le bloc B « Gestion des organisations publiques » et 3 cours dans le bloc C « Dimensions humaines et sociales de l’administration publique ». Voici une brève présentation et bilan des connaissances de mes 3 coups de cœur sur les 13 cours suivis pendant ma formation.

    En débutant ma formation à l’ENAP, j’ai suivi le cours « Principes et enjeux de l’administration publique ». J’ai eu le privilège d’avoir comme professeur Rémy Trudel, ex-député à l’Assemblée nationale du Québec pendant près de 14 ans, adjoint au premier ministre Jacques Parizeau et ministre de plusieurs ministères sous le gouvernement de Lucien Bouchard et de Bernard Landry. Le partage de sa longue expérience politique aux contenus du cours m’a permis de connaître les enjeux politico-administratifs, les acteurs et les interactions entre ces deux pouvoirs de l’état québécois. Aussi, celui-ci nous a fait vivre une simulation d’un conseil des ministres en ayant un rôle de ministre pour chacun des étudiants. D’ailleurs, nous avions eu à rédiger un mémoire et à présenter celui-ci lors de cette simulation. Cette expérience a été très bénéfique dans mon cheminement professionnel. À titre de gestionnaire ou professionnel au gouvernement du Québec, nous avons eu à participer au contenu d’un mémoire de notre organisation à présenter au conseil des ministres pour un dossier stratégique.

    Mon deuxième coup de cœur est le cours « Finances publiques » avec Pierre P. Tremblay. Celui-ci est une éminence grise, entre autres, dans ce domaine et m’a enseigné 10 ans à mon baccalauréat à l’UQAM. Il nous a entretenus sur le fédéralisme canadien et le partage des compétences législatives et administratives et le partage du pouvoir entre le législatif, l’exécutif et l’administration en matière de finances publiques. Le point précédent nous a amenés à débattre du déséquilibre fiscal entre le gouvernement fédéral et les provinces et surtout le Québec. Aussi, j’ai pu apprendre les différents types d’interventions en finances publiques, entre autres, par divers programmes, à l’égard de l’économie (Expansion versus récession et les facteurs de contrôle et de non-contrôle). De plus, celui m’a appris les limites et les conséquences de l’imposition de taxes et d’impôts aux particuliers et entreprises (évitement fiscal, évasion fiscale, travail au noir, etc.). Ce cours m’a permis de comprendre et de faire une lecture approfondie, entre autres, d’un discours sur le budget.

    Ce dernier coup de cœur « Éthique et management public » a été offert par une sommité en sa matière, Yves Boisvert. Les séances de cours magistraux étaient riches en contenu et très stimulantes pour l’intellectuel. Il faut dire qu’en tant qu’expert en gestion contractuelle au gouvernement du Québec, j’ai un biais favorable au sujet de l’éthique. Lors de cette formation, j’ai appris sur les compétences d’un gestionnaire public, le leadership éthique de celui-ci et les valeurs centrales de l’éthique managériale (intégrité, respect, responsabilité, transparence). Il en est de même pour les différents codes d’éthique, les outils d’aide à la décision éthique et les rôles d’un conseiller à l’éthique. Enfin, il nous a démontré par son éloquence l’importance de l’OCDE dans la lutte à la corruption et le développement des infrastructures éthiques.

    En conclusion, je vous avouerai sincèrement que je suis plus que peu fier de mon parcours académique et l’atteinte de mon objectif d’obtenir ce diplôme de maîtrise en tant que personne handicapée visuelle. Ma ténacité, ma persévérance et mes exigences envers moi-même sont largement récompensées.

    Albert Langlois

  • Pourquoi faire une maîtrise en administration publique?

    Pourquoi faire une maîtrise en administration publique? Qu’est-ce que ça donne? Ce sont des bonnes questions auxquelles je vais essayer de répondre dans les prochaines lignes.

    Technicien en loisir de formation, je me suis rendu compte un jour que j’aurais besoin de plus que mon bagage pour accéder à des postes de gestion. Ainsi j’ai entamé un pèlerinage de 10 ans qui a débuté par un baccalauréat en loisir. Malgré que ce soit une excellente formation, à la fin de celle-ci j’ai faim de connaissance en gestion. Je m’attaque donc à un certificat en gestion des ressources humaines en me disant qu’avec ces nouvelles compétences, j’aurais sûrement les outils et compétences nécessaires pour assumer un futur rôle de gestionnaire. Suite à mon certificat, je suis beaucoup mieux outillé pour résoudre des problématiques de ressources humaines, mais qu’en est-il de ma faim de gestion? Pardonnez-moi l’expression, mais «j’ai toujours la dalle» pour les compétences de gestion. Ainsi je m’inscris, sans trop d’attente, à la maîtrise en administration publique à l’École nationale d’administration publique (ENAP).

    En termes de connaissances, les acquis que nous faisons au cours de cette formation sont incommensurables. Diagnostiquer une situation est souvent une chose délicate qui influence par la suite toute l’analyse qu’on effectue. Les modèles proposés à l’ENAP sont un juste équilibre entre la fonction opérationnelle appuyée sur une théorie sérieuse.

    Aucune autre formation que j’ai eu auparavant s’intéresse autant au gestionnaire dans sa globalité. Développement de carrière, plan de développement professionnel, évaluation des forces, des faiblesses, des compétences, de l’intelligence émotionnelle, tout y passe. Même le bilan de vie professionnel et personnel y passe! On nous aide à bien nous comprendre parce que c’est à cette seule condition que nous pouvons mieux comprendre les autres.

    Les enseignants ont à cœur de former des gestionnaires de premier plan. Autant les connaissances, les compétences développées que les outils fournis sont actuels. Nous pouvons, dès les premiers cours, mettre en application de nouveaux outils de gestion, de diagnostic, d’évaluation, d’amélioration du climat de travail, et j’en passe. Au-delà des connaissances et des compétences acquises, nous apprenons à développer notre intuition, à lire entre les lignes, à comprendre l’importance de la subjectivité et de la perception.

    Quels sont les impacts de cette formation? Le gestionnaire acquiert les compétences d’adresser, aux bonnes personnes et aux bons moments, les informations nécessaires pour permettre l’atteinte des objectifs de l’organisation. Il est en mesure de discerner les enjeux stratégiques pour l’organisation, d’assurer le transfert des connaissances et de favoriser l’apprentissage. La diversité des stratégies de gestion permet au maître en administration publique de choisir les approches techniques et humaines qui vont permettre d’optimiser l’utilisation des ressources de l’organisation.

    À titre d’agent de liaison et de leader, le cadre d’aujourd’hui met en relation les individus à travers différentes communautés de pratique en considérant les spécificités de chacune d’elles comme un atout qui doit être mis en synergie. À l’ère numérique, la communication et la mondialisation des réseaux mettent en lien une multitude d’acteurs en temps réel. L’administration publique, ainsi que son gestionnaire, ont accès grâce à la veille stratégique à un réseau mondial de professionnels avec des pratiques innovatrices et transférables. Ainsi, une organisation apprenante et flexible qui se base sur des connaissances actuelles et assure une évolution de ses connaissances sera en mesure d’agir promptement. Le maître en administration public est en mesure d’effectuer la gestion des connaissances de son équipe de travail dans ce contexte. Il est en mesure de discerner qui pourra gérer les différentes connaissances, quels sont les connaissances qui nécessitent une attention particulière ainsi que les outils nécessaires.

    Une compréhension plus profonde des profils de personnalités ainsi que des types motivationnels, jumelée à des outils d’analyse permettent aux finissants de l’ENAP de mieux comprendre chaque individu au sein de leur équipe de travail. Ainsi, chaque finissant peut répartir les différents dossiers en fonction des motivations intrinsèques des membres de son équipe en lien avec les forces de chacun. Il se développe donc un sentiment d’accomplissement et de réalisation chez chacun d’eux. Cette valorisation augmente la confiance envers le gestionnaire et permet l’implantation d’une dynamique participative.

    La gestion du changement est un enjeu de tous les jours dans notre société en mouvance. Le maître en administration publique développe des habiletés de direction qui lui permettent d’identifier les leaders informels, les points de résistance, les outils de communication ainsi que les enjeux propres à chaque acteur. Ce développement de l’intuition et de la lecture entre les lignes lui permettent de mettre en relation les différents acteurs d’influence vers un but commun. La mise en relation des personnes qui peuvent avoir des visions différentes sur des difficultés communes est un atout majeur de cette formation.

    La structuration des organisations en passant par les valeurs, la vision, la mission, les objectifs stratégiques, les objectifs opérationnels ainsi que les objectifs spécifiques sont essentiels pour profiter du plein pouvoir d’action d’une organisation. Le maître en administration publique sait rendre compréhensible et cohérente cette vision à tous les niveaux. Une solide organisation du travail cohérente et efficiente passe par des ressources compétentes qui focus vers les mêmes objectifs.

    À titre de conclusion, cette formation méconnue a assurément fait de moi un meilleur gestionnaire, mais également une meilleure personne. J’espère de tout cœur que l’ENAP sera reconnue un jour pour sa contribution immense à la formation de la relève par les organisations publiques. Merci à un corps professoral excessivement compétent qui mérite un rayonnement au-delà de nos frontières. Je crois fermement que la maîtrise de l’ENAP devrait être obligatoire pour tous les gestionnaires des administrations publiques québécoises!

  • BILAN DE MON CHEMINEMENT VERS LA MAÎTRISE À L’ENAP 2009-2017


    Quand j’ai entrepris ce cours en 2009, je répondais à un rêve longtemps inassouvi de retourner sur les bancs d’école et de faire des études de deuxième cycle. Après 27 ans comme professionnelle dans le réseau de la santé au Québec, après avoir vécu plusieurs réformes, les premières fusions, le plan d’action en santé mentale, avoir vu naître les réseaux intégrés de service, les Réseaux locaux de santé et les CSSS, après avoir élevé 4 enfants et avoir été impliqué dans plusieurs conseils d’administration d’organisations sportives, artistiques et publiques, je croyais avoir une bonne connaissance de mon organisation, de moi-même et des relations humaines. Mais aujourd’hui, je réalise combien j’errais dans plusieurs de ces croyances. 8 ans plus tard, je ressors de l’ENAP avec un bagage de connaissances et de compétences bien plus volumineux que ce que j’anticipais.

    Au fil des années et des cours, j’ai appris à situer mon organisation dans cette grande entité qu’est l’administration publique, à mieux connaître toute la terminologie qui l’entoure et à comprendre ses fondements historiques et politiques, ses principes fondamentaux de gestion, le fonctionnement et le rôle de ses différents paliers de gouvernance et de ses institutions dont le réseau de la santé. Je me sens un peu plus outiller à faire face aux grands enjeux auxquels nous sommes constamment confrontés nous les gestionnaires soient l’intégration des services, l’interdisciplinarité, l’éthique, la gestion de la qualité, la mesure de la performance, l’imputabilité ainsi que la responsabilité populationnelle.

    La découverte de l’environnement politique et législatif de l’administration publique m’a fortement aidée à mieux comprendre les enjeux nationaux et internationaux, les droits et les obligations de tous les acteurs du réseau de la santé et les politiques qui sous-tendent le financement et la prestation des services et me permet de prendre des décisions plus éclairées et encadrées dans mon rôle de gestionnaire au quotidien. J’ai fait également plusieurs apprentissages d’outils techniques et pratiques, notamment au niveau de la gestion de projet, de la gestion financière, de l’organisation du travail, de la performance, d’outils d’évaluation qui me servent abondamment dans mon travail selon les situations requises.

    Étant issue du domaine de la santé mentale, la gestion humaine des RH demeure et sera toujours d’une importance cruciale pour moi. Outre les enseignements théoriques et pratiques faits à l’ENAP sur les processus de dotation, la mesure de la performance, le développement des compétences, la gestion de la diversité et les communications publiques, la mobilisation et le bien-être du personnel demeurent pour moi une préoccupation quotidienne. Mes apprentissages m’ont permis d'instaurer et conserver un climat de confiance, de soutien, de reconnaissance, d’équité, de plaisir et de civilité dans mon milieu de travail, et ce malgré une pression accrue des tâches de tous au fil des années et des réformes successives.

    « On gère comme on est, avec ses qualités et ses défauts ». Cette citation de Laurent Lapierre a été marquante dans mon cheminement personnel. C’est à partir de la lecture d’un de ses bouquins que j’ai commencé vraiment à assumer mon rôle de gestionnaire et de leader à ma façon, avec mes compétences et mes habiletés, mais aussi avec mes défauts et mes limites. Durant les cours à l’ENAP, il y a eu plusieurs moments où l’on a dû se regarder, analyser notre parcours, nos motivations, faire l’inventaire de nos compétences, les évaluer et les développer. Cela m’a été très bénéfique et j’ai développé une meilleure gestion de moi-même. Je n’arriverai surement jamais à complètement contrôler mes montées de lait occasionnelles, mais j’assume maintenant qu’elles sont le signal d’alerte que mes valeurs sont fortement confrontées ou que les décisions imposées ne font pas de sens pour moi, pour mon équipe ou mon milieu de travail.

    Mon parcours à l’ENAP a été sinueux et s’est fait avec une pause de 1 an entre le DESS et la maîtrise, mais il m’a été très bénéfique comme personne, comme gestionnaire et comme citoyenne. L’expérience terrain et les grandes connaissances des enseignants, la relation et les échanges avec des étudiants issus d’autres milieux de l’administration publique ont été d’une grande richesse tout au long de mes études. C’est avec grande fierté que dans deux mois à peine, je pourrai enfin proclamer que je suis diplômée à la maîtrise de la prestigieuse École Nationale d’Administration Publique.

    Claudine Ménard, future MAP

  • bilan de mon cheminement à l'ENAP

    Arrivant en fin de parcours universitaires, après plus de 7 ans à la maitrise à temps partiel, 9 ans au baccalauréat et des essaient dans de nombreux programmes entre les deux, un temps d’arrêt s’impose pour faire un bilan de mon expérience universitaire.
    Étant un jeune cadre travaillant depuis plus de 17 ans dans le milieu de la sécurité publique et qui effectuai travail très technique avant d’être promu en gestion, je me suis rapidement mis à la recherche de manière de bonifier mes compétences de gestions dès ma promotion. Puisqu’aucun programme de développement des cadres n’existait dans mon organisation, je me suis mis à la recherche d’option externe à mon organisation, qui me serait immédiatement utile et qui serait reconnue par cette dernière. Le programme de maitrise en administration publique de l’ENAP (orientation pour gestionnaire) s’est rapidement présenté comme une évidence lors de consultation de collègues gestionnaires. Selon, ces derniers, les connaissances acquises dans ce programme étaient directement applicables dans notre organisation et élargissait notre vision de gestion. Mon passage à l’ENAP m’a aussi permis de confirmer ce constat et voici les principaux éléments que j’ai retenus de mon cursus universitaire :
    L’ENAP offre une grande diversité de cours dans chacun de ces programmes et il nous est donc possible de personnaliser notre propre maitrise et de l’orienter vers les cours et principes qui nous seront le plus utiles, selon notre culture organisationnelle et aussi les orientations d’avenir que cette dernière prend actuellement. Certains cours permettent donc de mieux comprendre des grandes orientations organisationnelles en y voyant les principes théoriques derrière ces derniers. Dans mon cas, les cours sur la révision des structures organisationnelles, du changement des processus opérationnels et de la gestion de projets, m’ont été particulièrement utiles dans les mois qui ont suivi ma réussite de ces cours. La connaissance des principes tels que ceux du lean management, du Kaisen ou du Sig sigma sont des éléments qui devraient être connu par l’ensemble des gestionnaires de l’administration publique, selon moi. Certains cours m’ont paru, de prime à bord, avoir une charge de travail gigantesque, mais avec du recul, cela m’a permis de développer des compétences et des connaissances me permettant maintenant de superviser du personnel, à qui j’assigne des tâches très similaires à celles qui me furent assignées en classe.
    L’ENAP offre aussi plusieurs cours pour mieux se connaitre comme gestionnaire et permet de passer certains tests de personnalités et psychométriques. Ces cours me furent particulièrement utiles pour confirmer les éléments forts de ma gestion, sur lesquels je pouvais immédiatement m’appuyer, mais cela m’a surtout de découvrir les éléments sur lesquelles je devais travailler. Ces cours m’ont donc outillé pour devenir un meilleur gestionnaire et je crois qu’ils devraient être suivis en début de programme pour tout étudiant à la maitrise ou au DESS et qui est où aspire à gérer du personnel dans l’administration publique.
    Si c’était à refaire, je ferais tout exactement de la même manière, car j’ai vraiment apprécié mon passage à l’Enap. Je crois que le geste le plus important que j’ai posé le fut au début de ma maitrise, où j’ai identifié les cours qui me seraient le plus utiles, avec l’assistance de collègues gestionnaire, et je m’en suis tenu à ces cours, et non pas à ceux qui arrangeaient le mieux mon horaire du moment.
    Eric Bédard, MAP (d'ici 2 mois)

  • OTTAWA SENT DE L'HERBE: Vers la légalisation de la mari- dépôt du projet de Loi fédéral

    Le jeudi 13 Avril 2017 à Ottawa, le projet de Loi fédéral sur la légalisation de la marijuana a finalement été déposé à la chambre des Communes.
    Ce projet qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive après plusieurs mois de tergiversation, mois durant lesquels une commission d’enquête et d’étude et un Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du Cannabis ont eu le privilège de consulter des citoyennes canadiennes et citoyens canadiens, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des administrations municipales, des gouvernements autochtones et des organisations représentatives des jeunes, des patients, des experts de diverses compétences, et finalement différentes couches de la Société canadienne afin d’aboutir au rapport final qui a été à l’origine de la présentation de ce projet de Loi fédéral sur la légalisation de la marijuana.

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  • Quand Denis Coderre twitte sur sa prostate - Congrès FPJQ 2017 : Vie privée, intérêt du public et excès de zèle

    Quand Denis Coderre twitte sur sa prostate
    Congrès FPJQ 2017 : Vie privée, intérêt du public et excès de zèle
    Pour diffusion immédiate

    Montréal, le 17 mars 2017 – Pendant que le maire de Montréal, Denis Coderre, gazouillait sur sa prostatite avec ses 284 511 abonnés Twitter, 270 journalistes participant au congrès 2017 de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) ont échangé sur la vie privée des politiciens et l’intérêt du public à l’information, les 15 et 16 mars derniers à Saint-Hyacinthe.

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  • Communiqué - Aux arme! Premier festival médiéval à Montréal-Est

    Communiqué - Diffusion restreinte à des fins éducatives


    Environ 8000 personnes sont attendues au parc de l’Hôtel-de-Ville

    AUX ARMES! PREMIER FESTIVAL MÉDIÉVAL À MONTRÉAL-EST


    Montréal-Est, lundi 3 avril 2017 – Vêtu d’une armure d’époque, c’est une épée à la main que le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, a annoncé la tenue du 1er Festival médiéval de Montréal-Est, qui se tiendra au parc de l’Hôtel-de-Ville, du 19 au 22 mai 2017.

    Fruit d’un partenariat entre la Ville de Montréal-Est et l’Association des jeux de rôles et des grandeurs natures du Québec, le 1er Festival médiéval de Montréal-Est s’adresse tant aux amateurs de ce loisir qu’aux curieux. La programmation prévoit notamment des démonstrations et des tournois de chevaliers, ainsi que de nombreux numéros artistiques sous un chapiteau, à l’abri des intempéries.

    Pour le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, cet événement démontre la vitalité de cette municipalité de l’est de Montréal. « L’administration municipale a toujours eu à cœur d’offrir un grand nombre d’activités pour tous les âges et tous les publics. Avec une vue magnifique sur le fleuve Saint-Laurent, le parc de l’Hôtel-de-Ville est un endroit tout désigné pour y tenir de telles festivités », a-t-il souligné.

    Les organisateurs espèrent attirer environ 2000 personnes pour chacune des quatre journées du festival. « L’engouement pour le Moyen Âge touche des dizaines de milliers de Québécois. Nous espérons que les différentes activités intéresseront autant les mordus que les personnes qui désirent en savoir plus pour ce loisir de plus en plus populaire », a précisé le président de l’Association des jeux de rôles et des grandeurs natures du Québec, Mathieu Saint-Jean.

    La programmation complète des activités est disponible sur le site Internet de la ville, à l’adresse suivante : ville.montreal-est.qc.ca/medieval.



    – 30 –

    Source : Victor Lessard
    Direction des communications
    Ville de Montréal-Est
    514 905-2000

  • Quand la communication publique fait défaut, on peut s’attendre au pire.

    Dans la nuit du 14 au 15 mars, plusieurs usagers de l’autoroute 13 ont été bloqués en raison d’une tempête de neige qui rendait la circulation quasi impossible. Ces usagers ont dû attendre plusieurs heures pour avoir droit au secours de l’État au sens strict du terme.
    Au lendemain de ce cauchemar beaucoup de questions sont posées sur la responsabilité des autorités publiques. Ce qu’il faut comprendre, les autorités publiques dans chaque niveau essayait de justifier cette incroyable situation en 2017 au Québec. Pour certaines autorités, il y avait tout simplement un problème de communication dans le sens que les informations n’ont pas été clairement partagées pour permettre une réaction rapide et pour débloquer la situation (Bovet, 2016)
    Que faut-il entendre par communication publique? Quelle est sa place dans l’administration publique?
    Selon Pierre Zémor cité par (Mégard, 2005, p. 27), la communication publique peut être définie comme « la communication formelle qui tend à l’échange et au partage d’informations d’utilité publique ainsi qu’au maintien du lien social et dont la responsabilité incombe à des institutions publiques».
    Au niveau de l’administration publique, la communication publique reste un outil indispensable pour prendre des décisions, pour apporter des éléments de réponses et pour agir dans le temps quand cela est nécessaire. En d’autres termes, aucune autorité publique ne saurait faire un mauvais usage ou passer outre de cet outil lequel en cas de manquement peut causer des dégâts irréparables. Cette communication implique pour les autorités publiques de savoir poser les bonnes questions pour pouvoir prendre la bonne décision. Les gens qui sont restés coincés dans leur véhicule ou abord de l’autobus constituent une importante illustration des conséquences du mauvais usage de la communication. D’ailleurs, certains témoignages ont même révélé qu’aucune autorité ne s’est présentée pour rassurer les gens qui en avaient grandement besoins dans ces moments troublants et incertains. Comme il est cité par (Mégard, 2005, p.26) « les agents publics sont les premiers acteurs de l’action publique. A ce titre, ils devraient être, du haut en bas de l’échelle, les premiers informés». Aucun responsable public ne saurait ne pas être informé que des centaines d’usagers des voies publiques sont restés immobilisés.
    En somme, les autorités de l’administration publique sont dans l’obligation de faire un bon usage de la communication publique. Elle reste un outil indispensable pour informer les citoyens et pour donner une image positive de tout ce qui se fait. Quand elle fait défaut les citoyens peuvent être méfiants et on peut dans certains cas remettre en question les missions accomplies par les responsables.
    Référence :
    MEGARD, Dominique(2005). « Sur les chemins de la communication publique». Les cahiers dynamiques, p. 26-30

    BOVET, Sébastien (2017). « Chaos sur l’autoroute 13. Québec reconnait un problème de communication» http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1022376/automobilistes-coinces-autoroute-13-montreal-reactions-gouvernement-couillard

    préparé par WT

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    POST PORTEM D’UNE TEMPÊTE SANS PRÉCÉDENT : LE PREMIER MINISTRE DEMANDE PARDON

    Montréal, le 15 mars 2017. – En réponse aux difficultés majeures de communication et de coordination qui sont survenues lors de la tempête du 14 mars, le Cabinet du Premier ministre tient au aujourd’hui à présenter ses excuses les plus sincères aux gens qui se trouvaient sur l’autoroute 13 – ainsi qu’à leurs familles et aux proches de ces derniers.

    « Je veux, au nom du gouvernement et en mon nom, présenter mes excuses aux gens qui ont été insécurisés, blessés, aux familles des victimes ».
    - Philippe Couillard, Premier ministre du Québec

    « Hier, j’ai exprimé mon mécontentement. Je suis plus mécontent ce matin parce que je vois des évidences de cafouillage majeur, que ce soit sur le nombre d’appels du corps de police aux transports ou la liaison entre les transports aux autorités municipales. Les questions augmentent ou s’accumulent plutôt que de diminuer ».
    - Philippe Couillard, Premier ministre du Québec

    Un problème de communication et de concertation entre les différents acteurs impliqués sur le terrain, ainsi qu’au gouvernement même, serait au cœur du débat entourant l’origine du « cafouillage ».

    « Je pense que la circulation de l’information a été manquante, poursuit M. Coiteux. Je ne suis pas satisfait, mais j’ai absolument l’intention [de demander] que toute la lumière soit faite là-dessus. »
    - Martin Coiteux, ministre de la Sécurité civile du Québec

    Rappelons ici les faits qui ont mené au « cafouillage » de l’autoroute 13. En date du 14 mars, la ville de Montréal s’est vue ensevelit par l’une des pires tempêtes de neige que le Québec a connu depuis 1961. En conséquences, et considérant le manque de communication entre les différents paliers de gouvernance, 300 personnes sont restées coincées dans leurs véhicules en attendant l’arrivée des secours – secours qui ont tardé à se manifester. Ajoutons que certaines personnes sont demeurés captives de leur véhicule pendant près de 13 heures. Les secours ont finalement donné signe de vie aux petites heures du matin.


    Source : Lavinia Létourneau-Ross, relationniste de presse, Cabinet du Premier Ministre, 835 Boulevard René-Lévesque E 3e étage, Ville de Québec, QC G1A 1B4.