Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

GESTION PARTICIPATIVE AUT-16 - Page 3

  • Enseignant accusé de leurre informatique auprès d’une adolescente (Communiqué de presse fictif)

    COMMUNIQUÉ

    POUR DIFFUSION IMMÉDIATE


    TITRE : Enseignant accusé de leurre informatique auprès d’une adolescente
    LA CSMB ET L’ÉCOLE CONDAMNENT LE GESTE


    (Montréal, le 12 avril 2016) – La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) et la direction de l’école de l’Arc-en-ciel condamnent d’une seule voix le geste d’un enseignant qui est accusé d’attentat à la pudeur par leurre informatique auprès d’une de ses anciennes élèves qui fréquente actuellement une des écoles secondaires de la CSMB. La Sûreté du Québec s’est saisie de l’affaire et la CSMB ainsi que la direction des écoles concernées collaborent à l’enquête.

    La situation a été portée à l’attention de la direction de l’école l’Arc-en-ciel par les parents de l’adolescente en début de journée le 8 avril. Dès l’après-midi, la CSMB a suspendu avec salaire l’enseignant impliqué, selon les normes prévues à la convention collective des enseignants. Selon toute évidence, la communication répréhensible entre l’enseignant et l’adolescente s’est déroulée entre octobre 2015 et avril 2016.

    La CSMB soutient l’adolescente et sa famille en lui offrant des services professionnels dans le but de les accompagner dans ces moments difficiles. De plus, dans les heures suivant la mise en accusation, la direction de l’école a mis sur pied une cellule de crise formée de psychologues afin de soutenir les membres du personnel de l’école l’Arc-en-ciel qui serait affectés par les événements.



    Source : Bureau des communications
    514 855-4500, poste 4656

  • Le mur de briques d’une école primaire s’effondre (Communiqué de presse fictif)

    POUR DIFFUSION IMMÉDIATE


    TITRE : Le mur de briques d’une école primaire s’effondre
    LA CSMB FAIT INSPECTER TOUS SES BÂTIMENTS


    (Montréal, le 14 avril 2016) – La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) a mandaté une firme externe d’ingénieurs pour inspecter tous ses bâtiments suite à la chute d’un mur de briques de deux étages à l’école primaire Notre-Dame-des-Anges, hier après-midi. L’incident s’est produit au moment où les élèves se trouvaient à l’intérieur de l’école et on ne dénombre heureusement aucune blessure.

    L’accès à la cour de cette école est interdit pour une période indéterminée. Des clôtures de protection ont été installées aux première heures ce matin, afin d’assurer un périmètre de sécurité autour du bâtiment. Il est important de préciser que les activités d’enseignement sont maintenues.

    Cet événement déplorable est survenu malgré l’inspection périodique qui a eu lieu il y quelques mois. Une détérioration inattendue de la maçonnerie est la cause de cet incident.

    La direction de l’école Notre-Dame-des-Anges et la CSMB sont en communication constante avec tous les parents, dans le but de les informer au fur et à mesure l’évolution des travaux.


    Source : Bureau des communications
    514 855-4500, poste 4656

  • Gestion participative et défense des droits à la façon de nos élus

    Le titre de cette formation m’interpelle, surtout si l’on prend en considération les actions de nos élus. Voici donc ma vision de la gestion participative et de la défense des droits à la façon de nos élus.

    Lire la suite

  • Le débat public des élus et le consensus social

    La mission abordée dans ce blogue est celle de la grande tribune publique entre les différents candidats et élus qui a lieu à la veille des élections fédérales d’octobre dernier. Cet événement, de par son exercice à révéler les positions des différents représentants des grands partis, se situe en quelque sorte à l’antipode des principes que soulève le cours de Gestion participative et défense des droits. Elle a cependant l’avantage de bien positionner l’enjeu qu’il présente, soit le rôle de la démocratie participative face à démocratie représentative. Cette tribune publique a donc permis de rappeler comment les acteurs de la démocratie représentative tentent d’incarner un certain consensus en prenant position sur les enjeux qui occupent une place importante dans la société.

    Lire la suite

  • La démocratie participative : une désillusion?

    Il y a plusieurs moyens de participer à la démocratie, le plus populaire étant le rendez-vous électoral. Depuis les dernières années, les citoyens peuvent jouer un rôle plus actif entre les élections par la « participation publique ». Initiée par les décideurs publics, cette démocratie participative constitue un contrepoids à la démocratie représentative. Dans le cadre du cours Gestion participative et défense des droits, j’ai pris l’initiative de participer à une séance du Conseil de la Ville de Laval puisque j’étais déjà allée au conseil municipal de la ville de Montréal.

    Je dois reconnaître le privilège que nous avons en tant que citoyen de pouvoir participer aux conseils de la ville et de pouvoir interroger nos représentants sur leurs décisions ou leurs politiques. La ville décrit même ces rencontres citoyennes comme un lieu privilégié de démocratie municipale, d’accessibilité, de surveillance et d’information. À mon avis, cette ouverture ne signifie pas pour autant que les citoyens aient plus de pouvoir. D’ailleurs, après mon expérience, je me suis interrogée sur l’influence réelle que peut avoir le citoyen dans le cadre d’instance participative.

    À mon arrivée à l’Hôtel de ville, l’agent à l’accueil m’a demandé de remettre ma question par écrit. Une fois assise dans la salle, j’ai été surprise de constater que la salle était remplie à craquer. Il y avait même une trentaine de personnes debout. Ce qui témoigne sans doute de la volonté grandissante des québécois à vouloir occuper un plus grand rôle dans la vie collective. La session a débuté par une séance informative où tous les conseillers communiquaient, tour à tour, leurs nouvelles. La période de questions a suivie. Lorsque mon nom a été appelé, je me suis présentée au micro. La présidente du conseil m’a rappelé que je devais être brève et que je ne disposais que de 3 minutes pour faire une mise en contexte, poser ma question et recevoir une réponse. À deux minutes, la présidente m’a interrompue pour me presser de conclure. Une fois ma question posée, le maire m’a donné une réponse très courte et assez générique. Je n’ai pas eu le droit de répliquer ou de demander plus d’explications. À mon grand étonnement, la présidente a même refusé le droit de parole à mon conseiller municipal qui souhaitait étayer mes propos. Et aussitôt la présidente est passée à la question suivante en appelant la prochaine personne au micro.

    Selon mes observations, les interventions étaient encadrées de manière trop expéditive. La majorité des réponses données par le maire étaient très brèves et souvent insatisfaisantes. Les prises de paroles des citoyens étaient toujours limitées et restreintes. Lorsqu’un citoyen insistait pour préciser son point, poser une autre question ou pour obtenir plus d’informations, la présidente le remettait aussitôt à l’ordre et faisait même parfois appel aux gardiens de sécurité. Pourtant, comme le déclarait la journaliste Paule Des Rivières dans Le Devoir (8 novembre 2015), il faut des lieux où l’on s’accorde du temps si l’on veut arriver à des valeurs communes sur lesquelles on construit notre société.

    Tout comme le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éthique publique et théorie politique, je crois que sans confrontation des idées, la démocratie n’existe pas. Ce qui implique également, à mon avis, qu’un citoyen puisse s’exprimer librement et être entendu de manière qu’ils puissent toucher les décisions affectant sa communauté.

    La participation citoyenne est un progrès en démocratie, mais son essor est tributaire de la volonté des décideurs publics d’écouter les citoyens qui souhaitent s’exprimer et de partager une partie du pouvoir. Lors de la séance du Conseil, aucun citoyen n’a pu débattre son point de vue. En observant les réactions, j’ai eu l’impression qu’aucun citoyen n’était satisfait de cette tribune participative. C’est pourquoi à l’issue de la période de questions, j’ai décidé d’interroger une dizaine de citoyens présents. Les commentaires recueillis ont été plutôt négatifs. Certains ont ressenti de la frustration de ne pas avoir pu s’exprimer adéquatement et ou demander des explications aux réponses données. D’autres ont eu le sentiment de ne pas avoir été écoutés et pris en compte par l’administration. La majorité a, tout comme moi, eu l’impression qu’ils n’ont aucune influence réelle sur les décisions.

    Bien que l’utilité de la participation citoyenne n’est plus à démontrer, je crois toutefois qu’il faut s’assurer d’en faire des exercices de communication qui permettent aux citoyens d’avoir une influence réelle sur les décisions comme cela devrait être le cas. Sans quoi, comme le déclarait Laurence Berher, professeure au Département de science politique de l’Université de Montréal, il y a un risque de créer une « démocratie événementielle c'est-à-dire des rassemblements instructifs pour les citoyens, mais qui n’ont aucun effet sur les décideurs ». Je suis d’accord lorsqu’elle ajoute avec justesse que « la participation citoyenne vise au-delà des contestations à rapprocher les points de vue ».

    Selon ma compréhension, le citoyen ne possède qu’un véritable pouvoir que lorsqu’il participe au processus décisionnel. Comme l’a affirmé Isabelle Gaudet, chargée de projet et développement du Centre écologie urbaine de Montréal, cette participation implique que le citoyen contribue à la définition du problème et de la solution, à la décision et à la mise en œuvre de la solution retenue.

    Les citoyens s’attendent que les conseils de ville leur donne une voix qui peut avoir de l’influence et un impact réel sur les décideurs. Comme nous l’avons constaté lors d’un atelier dans le cadre du Séminaire de communication et gestion des médias, les citoyens sont de plus en plus informés, les moyens de communication sont plus nombreux et surtout accessibles à l’ensemble des citoyens. Les citoyens veulent intégrer l’espace public et avoir la perception qu’ils sont pris en compte par les décideurs publics. Je crois donc qu’il faut se questionner sur le partage du pouvoir lors des instances participatives afin que ces nouvelles formules de démocratie puissent être constructives. Il faudra sans doute changer la mentalité de gouvernance pour contrer les imperfections actuelles. Ce qui prendra certainement du temps. En attendant, pour bon nombre de citoyens, la démocratie participative reste un idéal qui laisse place à une désillusion!

    Mélanie Helou
    Gestion Participative et défense des droits
    ENP-8007 – AUT-2015

  • ENP-8007 La gouverne québécoise actuelle

    Dans le cadre de ma maîtrise en administration publique à l’ÉNAP (École nationale d’administration publique) et étant à l’aube de son obtention, j’ai eu la chance de suivre le cours ‘’Gestion participative et défense de droits’’, où j’ai participé à plusieurs activités en gestion participative. Ce cours fut vraiment enrichissant pour moi, notamment en me permettant de pousser mon degré de réflexion sur les fondements du modèle actuel de gouvernance au Québec et ses enjeux.

    De ce fait, après avoir fait une visite de l’Assemblée nationale (activité dans le cadre du cours), rencontrer le premier ministre, monsieur Couillard, discuter avec quelques députés, dîner en compagnie du ministre des finances, monsieur Carlos Leitao et finalement assister à une commission parlementaire, je me suis mise en mode réflexion et je me suis grandement questionnée sur le style de gestion priorisé actuellement par le gouvernement québécois. Bien que j’ai été agréablement surprise des discussions que j’ai pu avoir avec les élus du peuple, qui furent éloquentes et très intéressantes, il n’en demeure pas moins que je travaille en Santé et Services Sociaux, maintenant dans le plus gros CIUSSS du Québec (Centre-Sud de l’île de Montréal), donc partiellement teintée d’une mauvaise opinion des décisions gouvernementales actuelles. Effectivement, nageant en pleine réorganisation des services publics par la loi 10, mené par le gouvernement libéral québécois bien entendu, je ne peux que constater, voire même subir le style dominant actuel, soit une administration ‘’top down’’, en très grande opposition à la gestion participative, il va sans dire. Ainsi, cette visite sympathique du lieu de gouverne de notre province, m’a permis de me questionner sur la participation citoyenne et sur la place de la démocratie au Québec actuellement.

    La participation citoyenne ferait partie du code génétique de l’état québécois depuis son émancipation sociale, politique, économique et culturelle, en construction depuis les années 60. Par contre, nous assistons à un courant individualiste, où le gouvernement impose une gestion par résultats avec une reddition de compte accrue. Comment pouvons-nous donc penser à une gestion participative en ces circonstances ??? La participation serait devenue indispensable à la gestion des services publics dans les démocraties libérales à mon avis et nous aurions avantage à préconiser ce modèle. Cependant, alors que la démocratie veut dire décider ensemble, entendre le peuple sur les décisions du pouvoir, voilà que les citoyens et la fonction publique ne peuvent plus s’impliquer dans le système pour influencer les décisions, car la gouvernance actuellement priorisée en est une très centralisée, où tout est décidé par les paliers hiérarchiques supérieurs pour être ensuite commandé aux paliers subalternes (top down). Par conséquent, la seule démocratie existante en ce moment se résume au rendez-vous électoral, et encore ….

    Ainsi, comment pouvons-nous jouer un rôle plus actif et favoriser une transformation de la gestion publique? Comment pouvons-nous recomposer la puissance publique? Comment pouvons-nous responsabiliser les citoyens de façon plus accrue? Voilà autant de questions qui ressurgissent à la suite de ma réflexion et qui demeurent évidemment sans réponses.

    Bien que plusieurs réponses demeurent obscures, je crois néanmoins que nous devrions favoriser une démocratie plus participative, visant une forme de partage et d’exercice du pouvoir fonder sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décisions politiques, plutôt que d’en être encore dans une démocratie représentative, où les citoyens expriment leur volonté par l’intermédiaire de représentants élus à qui ils délèguent leurs pouvoirs. Selon moi, nous devrions ainsi réfléchir aux conditions gagnantes de ceci et comment pourrions-nous l’actualiser dans les meilleures conditions. Un mode de gestion participatif permet l’utilisation du potentiel des différents acteurs dans les divergentes étapes du processus décisionnel, le tout dans un but d’atteinte de résultats efficaces et efficients. De la sorte, on suscite la motivation des troupes, leur implication, leur adhésion et leur reconnaissance. Lorsqu’on vise la cohérence et la cohésion d’un peuple et des équipes de fonctionnaires œuvrant dans la fonction publique, on ne peut qu’améliorer la performance de nos organisations. Je crois que l’équipe libérale en place actuellement aurait vraiment intérêt à réfléchir à ceci. Ceci dit, nous ne changerons probablement pas les tendances actuelles dans un avenir rapproché, mais je crois sincèrement que ceci mérite une réflexion exhaustive, nous permettant peut-être éventuellement de changer les choses. Ce cours de gestion participative m’a permis de poser un regard différent sur notre modèle de gouvernance actuelle et permet d’ouvrir d’autres horizons que certains auraient avantage à considérer. À suivre …
    Mélanie Scrivo

  • L’importance des communications dans la gestion participative

    Dans le cadre du cours ENP-8007 Gestion participative et défense des droits poursuivi auprès de M. Rémi Trudel à l’École nationale d’administration publique, nous avons eu le grand privilège de participer à de nombreuses activités d’apprentissage de type séminaire. Au “menu pédagogique”, les étudiants ont pu bénéficier de visites sur le terrain, de rencontres avec des acteurs économiques et politiques de l’administration publique, au niveau local, municipal, provincial et fédéral, de lectures et de travaux préparatoires aux rencontres. Tout au long de la session d’études, le thème de la gestion participative a été couvert de ses nombreux angles. Nous avons appris que la gestion participative est une forme de partage et d'exercice du pouvoir, fondée sur le renforcement de la participation des citoyens à la prise de décision politique. Dans le cadre de ce billet, nous avons choisi d’aborder la question de l’importance de la communication dans la gestion participative et de témoigner de manifestations tangibles que nous avons observées lors de nos rencontres.

    Il existe plusieurs définitions de la communication. Débutons par une définition à la fois très simple et assez complexe : “la communication est l’action d’établir une relation avec autrui dans le but de lui transmettre un message”. De façon plus descriptive, on reconnait que “la communication est l’ensemble des moyens et techniques utilisés permettant de diffuser un message à une audience”. En gestion participative, la communication est une pierre angulaire. On comprendra qu’elle permet de rejoindre la population afin d’inciter celle-ci à participer dans le processus décisionnel.

    Si l’on souhaite une participation réelle, on doit utiliser les meilleures moyens et outils afin d’atteindre des acteurs-clés qui pourront potentiellement prendre part à la conversation. L’expérience de budget participatif toujours en cours à la municipalité de Saint-Basile le Grand a démontré qu’on doit utiliser que les outils traditionnels de communication ne sont pas aussi efficaces que le bouche à oreille, les médias sociaux et les assemblées publiques. Règle générale, des communications ouvertes et honnêtes produisent habituellement de bons résultats, à la fois pour l’organisation publique, que les clientèles visées. Les principes de base de la communication en gestion participative semblent être assez simples : on doit tout d’abord communiquer (ça va de soit), on utilisera un ou plusieurs canaux de communication multi-directionnel; on doit faire preuve de respect et d’ouverture afin de permettre à tous de contribuer et de le faire de leur mieux.

    On connait de belles réussites de la gestion participative en entreprise, pour en nommer quelques unes. Au Québec, la plateforme de socio-financement Haricot est une belle extension de la gestion participative : les internautes sont invités à financer les projets les plus prisés. Dans le cas d’Haricot, l’outil de communication principal est aussi la plateforme sur lequel il est hébergé, l’Internet. Un autre bel exemple de chez nous de gestion participative, la firme Aluminerie Alouette, elle s’est dotée d'une structure organisationnelle reposant sur la gestion participative. Cette dernière attribue son succès aux valeurs que la firme partage avec ses employés, à commencer par la communication. British Airways est un autre bel exemple de gestion participative. C’est en optant de faire participer ses employés à trouver des solutions et en utilisant les bienfaits des communications, que British Airways a réussi à couper ses frais d’opérations d’une somme astronomique et de se sortir d’une fâcheuse situation.

    Au-delà des études de cas qui ont été proposés lors des séminaires, nous avons aussi été témoins d’un travail en coulisses incroyable. M. Trudel et son équipe “sculptaient” chaque rencontre minutieusement, autant avec les invités qu’avec les étudiants de la maitrise. Le terme “spontanéité planifiée” a été allègrement utilisé pour préparer chaque période de questions et pour alimenter les discussions. M. Trudel et son équipe nous ont enseigné l’art de bien communiquer afin d’inciter une participation optimale de chaque intervenant et d’en retirer le maximum. La formule pour ce cours a largement permis d’atteindre les objectifs d’apprentissage et de mieux comprendre l’importance de la communication, surtout en gestion participative.

    Denis Gratton
    ENP-8007, AUT-2015

  • Lutte Droits Aborigènes par Geneviève Ollivier

    Voici une deuxième publication car j’avais trop de choses à dire…


    Quoi de plus représentatif de la défense des droits que la lutte des Premières Nations pour faire respecter leurs droits ancestraux!


    Les droits aborigènes sont transversaux à toute l’administration publique. Nous sommes dans un état de droit et on ne peut pas prendre de décision majeure dans un état de droit sans se poser la question suivante : qu’en est-il des droits aborigènes?


    Même si les Québécois ont une perception relativement positive des Premières Nations, leur lutte pour faire reconnaître leurs droits ancestraux est loin d’être terminée. Les premières Nations doivent sans cesse trouver la bonne façon de faire en sorte d’engager le gouvernement en place.


    La plus grande différence entre nos peuples est la façon de percevoir la terre. Pour les européens, la terre leur appartient alors que pour les Première Nations, nous appartenons à la terre…


    À l’époque du débarquement des européens il n’y a pas de langue écrite chez les peuples des premières nations. Il était donc impossible pour eux faire reconnaitre leurs droits.


    Nous n’avons jamais conquis les peuples des premières Nations. Nous avons seulement occupé un territoire qui était déjà occupé par eux… Les autochtones eux, ont décidé de faire reconnaître leurs droits ancestraux non pas par la voie de la guerre mais par les voies légales des tribunaux.


    Les tribunaux de droits communs incluant la Cour Suprême reconnaissent effectivement que les Nations autochtones ont des droits sur le territoire et pourront les exercer sur l’ensemble du territoire canadien.


    Comme exemple, citons le jugement Marshal de 1999, dans lequel, la Cour suprême du Canada rendait une décision qui a changé la pêche le long de la côte est du pays. Cette décision, a reconnu aux Micmacs et aux Malécites un droit de participation aux différentes pêches et le droit de vendre leurs captures pendant 12 mois par année. À cette époque après une série d’évènements malheureux, grâce aux idées ingénieuses des certains fonctionnaires de l’administration publique des solutions profitables pour toute la communauté (autochtone et les autres) ont été adoptées et ont donné des résultats positifs… C’est donc la preuve que des solutions existent. Il s’agit de trouver un terrain d’entente et que les gouvernements s’engagent dans cette direction.


    Vers 1534 il y avait au Québec 2 000 000 d’autochtones en raison des maladies européenne en 1871, il ne reste qu’une population de 102 000… On parle même de génocide. Il y a eu des gestes ignobles comme celui du gouverneur Anglais Amherst avait distribué des couvertures aux Iroquois infestées par la petite vérole…


    Les défis sont grands pour les autochtones. Leurs conditions de vie sont difficiles sur les réserves. On estime que la moitié des enfants autochtones vivent dans la pauvreté et tout ce qui vient avec, pauvreté, violence, problème de santé chronique, trouble affectifs, etc. Ces enfants se heurtent à des obstacles lorsqu’ils tentent d’atteindre un niveau de scolarité adéquat et ils sombrent dans la toxicomanie et le suicide. Les statistiques sont alarmantes : l’espérance de vie est inférieure de 6 ans à la moyenne canadienne, le taux de suicide chez les jeunes autochtones est de cinq à huit fois supérieur à la moyenne nationale, la mortalité infantile est presque le double de la moyenne canadienne. Et la condition féminine…


    En effet, la condition de certaines femmes autochtones est inacceptable. Les femmes autochtones sont trois fois plus à risque de violence que les autres Canadiennes et surreprésentées parmi les femmes disparues et assassinées au pays.


    En tant que société nous devons nous questionner. Dans quelle société voulons-nous évoluer? Est-ce acceptable? Il est temps d’ouvrir le débat et d’obliger les gouvernements à agir.


    En raison de la pression sociale et de l’opinion publique, notre nouveau Premier Ministre a promis une enquête publique nationale sur la disparition de plus 1200 femmes autochtones. Il est temps de faire la lumière sur cette tragédie nationale.


    La gestion participative fait appel à l’implication des citoyens dans la gouvernance publique à tous les niveaux. Je crois que le dossier des Premières Nations est un bel exemple de gestion participative et de défense de droits.


    Nous devons être sensibles aux revendications des Premières Nations, notre évolution en tant que société ne peut se dissocier de leurs influencent. D’ailleurs, Le nom de la province et de la capitale nationale, qui désigne toute une nation, est un emprunt à la langue algonquienne Kebec… 1



    Geneviève Ollivier
    ENP-8007, AUT-2015




    1Kébec, Québec Cinq siècles d’échanges entre nous, Denis Bouchard, Éric Cardinal, Ghislain Picard, 2008, Éditions les intouchables, 337p.


  • Le 29 octobre 2015 à l’assemblée nationale de Québec

    J’ai choisi de vous parler du 29 octobre de notre voyage à l’assemblé nationale. La plus belle journée de ma vie!
    D’abord le voyage en pédago bus… Toujours très instructif et intéressant avec le prof Trudel et on ne manque jamais de vitamines entourées de chocolat…


    L’arrivée à l’assemblée Nationale…

    Le premier Ministre M. Philipe Couillard a pris le temps de venir prendre une photo avec notre groupe de maîtrises à l’ENAP. Très généreux de son temps. Il nous a rappelé que la période de questions de l’assemblée Nationale était une période de questions et non une période de réponses…


    La période de questions :

    Ensuite, nous avons pu assister à la période de question en directe… C’était une journée avec des sujets très intéressants comme la participation du gouvernement dans bombardier.
    La résolution sur les primes de départ a été abordée également.
    Malgré tout, on a pu constater que les questions sont préparées d’avance et que le tout peut être comparé à une pièce de théâtre. D’autant plus que l’interdiction d’applaudir après la pose d’une question fait en sorte que l’ambiance est moins survoltée et que le député qui pose la question doit compenser avec un ton plus expressif.
    On a pu voir les pages transmettre des petits bout de papier d’un débuté à l’autre. Un voyage dans le temps, vestige d’une époque où les communications étaient dénuées de technologie… Grâce au prof Trudel nous savons maintenant que ces bouts de papiers sont souvent des demandes de rencontre des députés de l’opposition à un ministre pour demander de l’aider à la réalisation d’un projet communautaire.
    Autre constat intéressant, c’est qu’il n’y a pas d’acrimonie ou les divisions politiques ne sont pas aussi importantes que l’on peut penser cette apparence de confrontation ne persiste pas après la période de questions. On voit bien que ce sont des collègues de travail qui se respectent et doivent travailler ensemble. Un bon exemple de ce fait c’est la commission parlementaire où les députés de différentes parties sont invités à participer à la rédaction et la révision des textes de loi. Cette collaboration existe afin de faire en sorte que les projets de loi soient meilleurs.
    J’ai été très impressionnée de la réponse positive des députés. En particulier des ministres qui ont pris le temps de venir passer une heure trente avec notre groupe.


    La rencontre avec mon député :

    Mon député, Mario Laframboise, a tout un CV… Très brièvement, il est diplômé en droit notarial, il a commencé comme Maire de Notre-Dame-de-la-paix, puis président de l’union des municipalités du Québec ensuite député du Bloc Québécois pendant 11 ans et présentement il est député de Blainville pour la CAQ.
    Il a passé une heure trente avec nous et nous avons eu des conversations très intéressantes et très enrichissantes. Il nous a parlé de la politique municipale, des raisons pour lesquelles il a choisi la CAQ comme parti politique et de ses convictions. C’est un homme vrai qui a répondu à toutes nos questions en toute franchise.
    Cette rencontre m’a marqué et m’a même fait réfléchir sur le fait de peut-être me lancer en politique… Qui vivra verra…


    Ce que j’ai appris :

    Il faut soigner nos adversaires. Ceux qui ont des postes de pouvoir doivent garder une partie de leur enveloppe budgétaire pour aider les parties de l’opposition.
    Écrire aux députés pour développer une communication avec eux pour servir à faire une différence dans certains projets.
    Personnaliser nos rapports et les invitations qu’on fait ainsi que constituer un élément d’attraction c’est très important car il faut se rendre intéressant et s’intéresser aux différents projets qui naissent et évoluent autour de nous.
    Merci pour cette magnifique journée!! La plus belle de ma vie!!



    Geneviève Ollivier
    ENP8007 - Gestion participative et défense des droits (Automne 2015)
  • Cinq siècles d’échanges entre nous

    La question des inégalités socioéconomiques des autochtones est au cœur même de la conception moderne de la démocratie. Macpherson dans son livre principes et limites de la démocratie libérale :

    « la faiblesse de la participation et l’injustice sociale sont si étroitement liées que toute société plus juste et plus humaine exigerait un système politique dans lequel la participation des citoyens aurait une grande importance ».
    Dans le séminaire sur les droits aborigènes du vendredi 9 octobre organisé par le Professeur Rémy Trudel, en présence de la Présidente de femmes autochtones du Canada et du Québec, Madame Michelle Audette et du Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador Monsieur Ghislain Picard, plusieurs enjeux ont été discutés.

    Lire la suite

  • L’Assemblée Nationale : une visite mémorable!

    Le 29 octobre dernier, près d’une centaine d’étudiants de la Maîtrise à l’École nationale d’administration publique se sont rendus dans l’antre du poumon de la démocratie québécoise : l’Assemblée nationale. Le but de cette mission était de nous faire découvrir l’appareil en arrière de plusieurs décisions qui ont un impact quotidien dans notre vie de citoyen. Ce qui à mon avis était très pertinent dans le cadre du cours Gestion participative et défense des droits. En effet, les 125 députés élus par la population québécoise siègent au sein de cet édifice.

    Donc, notre mission a débuté par une prise de photo avec le premier ministre du Québec monsieur Philippe Couillard. Suite à cela, nous nous sommes rendus dans la salle de l’Assemblée nationale pour assister aux débats. Pour la petite histoire, cette salle a longtemps été appelée le salon vert ou le salon bleu à cause de ses couleurs et ce n’est qu’en mars 1984, que le président Richard Guay proposa de la renommer salle de l’Assemblée nationale. Refermons la parenthèse.

    Comme le gouvernement du Québec est responsable devant l’Assemblée, l’une des formes de contrôle de ses activités est la période de questions. Période à laquelle nous avons pu assister lors de notre visite. L’opposition a posé plusieurs questions au gouvernement, mais celle qui a le plus retenu mon attention est la question de monsieur François Bonnardel sur l’augmentation des taxes de ventes au Québec. Le ministre des finances Carlos J Leitão a été vivement interpellé par son vis-à-vis de la Coalition Avenir Québec. À la question : « Je répète ma question, M. le Président : Est-ce qu'il est prêt à mettre son siège en jeu si la TVQ augmente d'ici la fin du mandat libéral? Oui ou non? ». Le ministre des finances a répondu : « Est-ce que le député de Granby s'engage, oui ou non, à ne plus déformer les pancartes électorales en Beauce et dans les autres circonscriptions, M. le Président? ». C’en est évidement suivi une cacophonie de voix qui de part et d’autres fustigeaient le député pour ne pas avoir répondu à la question. Cela pour moi a été une démonstration qu’au sein de l’institution où le et la politique se mêlent, la joute verbale que se mènent les opposants peut parfois friser l’absurde. On a assisté au même jeu dans l’après-midi lorsque nous avons fait un tour à la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles. Messieurs les députés Villeneuve et Paradis se sont lancés la balle à maintes reprises sur un amendement par rapport à l’article 63 du projet de loi 54 sur la Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal. Voici un extrait du débat :
    M. Paradis (Brome-Missisquoi) : Oui, M. le Président, moi, j'essaie, là, d'être ouvert. Si je disais qu'il n'y aura pas d'amendements, on dira que c'est un ministre entêté, têtu, qui ne veut pas écouter, qui n'a rien compris, puis si je propose des amendements, on ne sait pas de quoi on se trouve. Ça fait que si j'essaie, là, de prendre juste la partie... partie des fleurs, puis j'oublie le pot, ça... maintenir l'atmosphère ».

    C’est à mon avis là où l’on constate que ce haut lieu où devraient être placardés des photos de citoyens afin de rappeler que, c’est grâce et pour eux que les députés sont là, est et restera toujours teinté par ce fond d’allégeance politique. On joue la ligne du parti, la partition fournie par le chef d’orchestre pour déstabiliser, discréditer l’autre. Toutefois, force est d’admettre que malgré ce théâtre politique, les échanges qu’ils soient partisans ou non, favorisent la prise de décision dans l’intérêt des citoyens. Ils poussent le gouvernement à répondre de ses actes, parfois de façon virulente, mais, je crois, toujours dans l’optique d’instaurer une transparence et une imputabilité nécessaires à la bonne marche de la démocratie. En conclusion, cette journée très instructive m’a permis d’être en contact direct avec les principaux gardiens et acteurs d’un fondement important de la société dans laquelle on vit : la séparation des pouvoirs et la représentation des citoyens au sein de l’appareil étatique. Il s’agit donc, d’une journée pour laquelle je remercie grandement un maître incontesté en matière législative : monsieur Trudel.

    Bineta Gueye
    ENP 7505 : Gestion participative et défense des droits.

    Sources :

    http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/lexique/salle-de-l-assemblee-nationale.html

    http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/capern-41-1/journal-debats/CAPERN-151029.html#15h30









  • Prenez votre place...la séance commence!

    Les Villes ont des pouvoirs que le gouvernement du Québec leur confie. Cette délégation est décrite, entre autres, dans les lois. Dans le cadre de leur fonction, les élus et les gestionnaires doivent les respecter. D'autant plus que l'article 322 de la LCV ainsi que les articles 149 et 150 du Code municipal du Québec indiquent que les séances du Conseil doivent être publiques et qu'elles doivent allouer une période de questions à ces citoyens.

    Lire la suite

  • L’indien malcommode - partie 1

    L'indien malcommode.jpg
    Par Marie-Monique Jean-Baptiste
    Dans ma quête de compréhension sur les peuples autochtones, je suis tombée sur un livre portant un titre assez intriguant. J’ai eu beaucoup de plaisir à le lire et je partage avec vous les principaux extraits qui m’ont interpellée.

    Lire la suite