Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Économie collaborative et de partage

    J’ai participé à la conférence sur l’économie collaborative ou de partage donnée par Guillaume Lavoie en date du 20 octobre 2016 à l’ENAP. Ce fût la première fois que je sois interpellée par ce sujet qui jusque là me désintéressait complètement, bien que d’actualité…

    Lire la suite

  • Visite à l'assemblée nationale du Québec

    Le 27 octobre dernier, j'ai eu la chance de participer à une journée fort spéciale avec le professeur Rémy Trudel et une quarantaine d'étudiants de l'ENAP. Effectivement, le 27 octobre, nous sommes allés passer la journée à l'assemblée nationale du Québec. La journée à commencer aux aurores. Monsieur Trudel nous avait donné rendez-vous à 6h00 devant les locaux de l'ENAP à Montréal. J'ai eu le privilège d'arriver au moment même où monsieur Trudel commençait à débarquer les provisions de sa voiture. Pour vous donner une idée, ça m'a pris une quinzaine de minutes pour transférer la nourriture qu'il avait apportée entre sa voiture et l'autobus voyageur. Il y avait assez de nourriture pour faire dix voyages comme celui que nous nous apprêtions à faire!

    Vers 7h00, après avoir déjeuné et bu quelques cafés, c'est le départ vers Québec. Monsieur Trudel s'est chargé de l'animation pendant le trajet d'environ trois heures. En fait, monsieur Trudel a profité du temps de déplacement entre Montréal et Québec pour nous présenter un exposé sur la réalité des autochtones dans le contexte politico-légal Québécois. Fort de son expérience comme ministre québécois responsable des affaires autochtones, monsieur Trudel a su nous présenter la réalité vécue par les autochtones sur les réserves québécoises. Cette présentation permet de faire tomber les préjugés sont souvent véhiculés en lien avec les autochtones. Très intéressant de comprendre le contexte juridique particulier qui encadre les affaires autochtones. Je pense que l'aspect le plus enrichissant de la présentation de monsieur Trudel est qu'il nous fait part de ses histoires et anecdotes qu'il a vécu comme ministre des affaires autochtones. Ça nous permet de comprendre l'envers de la médaille et de réaliser comment les relations entre les représentants autochtones et les élus québécois s'opèrent dans la vraie vie.

    Après ce trajet fort instructif, nous arrivons à l'assemblée nationale vers 10h00. Nous arrivons, en fait, en pleine période des questions. Nous nous installons donc dans l'espace réservé au public du salon bleu pour assister à cette période des questions. Ça nous a permis d'observer les échanges entre les élus des différents partis. C'est assez surprenant de réaliser à quel point ça semble être un jeu pour plusieurs députés. Les élus ne s'écoutent pas vraiment. Plusieurs députés sont entrain de faire autre chose pendant que leurs collègues sont entrain de parler. On constate aussi que le ton utilisé est loin de favoriser des échanges constructifs. Ça donne l'impression que le seul objectif, des interventions, est de faire perdre la face à son adversaire.

    Après avoir observé pendant quelques minutes la période des questions, nous nous dirigeons vers le restaurant de l'assemblée nationale pour manger en compagnie de certains députés. Le député ma circonscription n'ayant pas répondu à mon invitation, j'ai pu parler avec plusieurs élus qui sont venus nous rencontrer. La discussion qui m'a le plus marqué est celle que j'ai eue avec Sylvain Gaudreault, ancien ministre des affaires municipales dans le gouvernement Marois. Nous avons eu une discussion fort intéressante sur la gestion des municipalités au Québec.

    En après-midi, nous avons eu la chance de rencontrer François Gendron qui est député à l'assemblée nationale depuis 40 ans. J'ai vraiment trouvé son discours inspirant. Je suis sorti de cette rencontre en me disant que monsieur Gendron était député pour les bonnes raisons. En l'écoutant, on réalise qu'il tient réellement à faire une différence pour les électeurs de son compté d'Abitibi-ouest.

    Après cette rencontre avec monsieur Gendron, lors de laquelle nous lui avons remis une plaque pour souligner ses quarante années à servir les citoyens québécois, nous sommes allés assister à la présentation de Fatima Houda-Pepin devant la commission parlementaire qui est chargée d'étudier le projet de loi 62 portant sur la neutralité religieuse de l'État. Ce fût fort intéressant d'entendre madame Houde-Pepin se prononcer sur l'importance d'encadrer le port de signes religieux dans l'administration publique. Je suis convaincu que le débat sur la neutralité religieuse de l'État est loin d'être terminé. Ce sujet sensible va continuer de faire couler beaucoup d'encre au court des prochains mois.

    Nous avons par la suite pris le chemin du retour vers Montréal après une journée bien remplie! Évidement, monsieur Trudel s'est entretenu avec nous pendant une bonne partie du trajet. Nous avons aussi continué à approfondir notre compréhsension de la réalité des autochtones en visionnant un documentaire portant sur le sujet.

    Merci monsieur Trudel d'avoir partagé votre passion pour cette institution avec nous!


  • la participation citoyenne et l’expérience du Brésil

    Dans le cadre du cours de gestion participative, j’ai assisté à la conférence intitulée la participation citoyenne et l’expérience du Brésil. Nous avons accueilli une prestigieuse délégation composée du Dr Fernando Cupertino (Professeur agrégé de la faculté de médecine de l’université de Goias, président fondateur de Colufras, médecin spécialiste en gynécologie-obstétrique, ancien ministre de la santé, compositeur, etc.), Marconi Perillo (Gouverneur de Goias), Normand Asselin (responsable de la partie francophone de l’organisme Colufras) et Maria Elia (Consul général du Brésil à Montréal). Les principaux thèmes abordés lors de cette conférence s’articulent autour de deux axes : Système de santé au Brésil (Par Dr Cupertino) et les inégalités sociales du Brésil (Par Perillo). Les éléments qui sont à l’origine de la création du système de santé brésilien sont : la volonté du peuple de combattre à tout prix la dictature, la collaboration du Québec, la recherche d’accès universel à la santé (un droit pour tous et un devoir pour l’état), la décentralisation du pouvoir et l’intégration de la participation citoyenne à la vie démocratique. En 2000, un hôpital (1 ère unité de soins de réadaptation), inspiré du modèle Québécois, a été créé dans l’état de Goias suite aux nombreuses consultations menées par le Dr Cupertino au Québec. À l’instar du système de santé québécois, le modèle brésilien offre des prestations de services de qualité et des soins plus adaptés à leur contexte. L’accessibilité (consultation rapide et moins de délai d’attente), les actions de prévention (sensibilisation de la population), la satisfaction de la clientèle et la couverture médicale sont les facteurs clés de la réussite de ce système. En quelque sorte, les irritants du modèle québécois n’ont pas été reproduits. Quelques points intéressants qui méritent d’être soulignés dans ce système sont également le désir ardent d’amélioration perpétuelle en offrant des formations aux conseillers de santé, la consolidation des soins primaires axés sur la famille, la mise en place des mécanismes de reddition de comptes quant à la gestion du budget et l’instauration des principes de cogestion et de coresponsabilité entre les différents paliers du gouvernement (fédéral, provincial et municipal). Ce modèle connaît également des difficultés en matière de financement ce qui pourrait accentuer les inégalités entre les riches et les pauvres en conduisant vers un système à deux vitesses; le privé et le public.

    Qu’en est-il alors des disparités omniprésentes, et de cette crise de crédibilité entre la population et le gouvernement brésilien? Il existe effectivement une rupture de confiance qui fragilise la cohésion sociale en raison de la démagogie des politiciens, des problèmes de corruption, du chômage des jeunes et de la criminalité (drogue, violence, etc.). Compte tenu de cette réalité, les citoyens les moins nantis de la classe ouvrière cherchent seulement à s’en sortir pour leur survie tout en omettant de dialoguer avec les décideurs. Par ailleurs, comme mentionné par le gouverneur de Goias, une série de réforme, qui vise à relancer l’économie et à investir dans l’éducation afin de favoriser l’innovation et l’employabilité des jeunes, requiert une collaboration et un dialogue, entre le peuple et l’état, pour résoudre ces problématiques.
    Les enjeux du Brésil existent également dans mon pays d’origine; X. Nous connaissons des problèmes quant à la gestion des services publics. Le manque de transparence, d’imputabilité et de saine gouvernance créent les mêmes inégalités que le Brésil. Par exemple, les médecins du secteur public opèrent également dans leurs cliniques privées en facturant des prix exorbitants. Les plus riches utilisent dès lors le privé tout en bénéficiant des services de qualité. Par ailleurs, les démunis doivent faire des longues files d’attente dans l’espoir de rencontrer un spécialiste sans aucune certitude. Ils retournent parfois bredouille et vont solliciter l’aide des marabouts ou des charlatans pour se soigner. La corruption est la monnaie d’échange pour l’accès à des services publics payés par les contribuables. Les dissidents du gouvernement dénoncent fortement ces écarts et subissent des représailles. Quant aux jeunes dans le chômage, ils optent pour la solution de l’immigration à la quête du rêve américain ou européen. Ils vont faire des longs voyages dans la clandestinité au péril de leur vie, et ce, en donnant les économies de leurs parents à des passeurs qui lui promettent monde et merveille pour rejoindre l’étranger. Une prise de conscience est nécessaire pour changer la situation en amenant une répartition équitable et juste de la richesse du pays afin de rompre cette soi-disant démocratie qui s’apparente à la dictature des temps modernes. Rappelons brièvement que les dictatures de notre époque sont au pouvoir afin de ne pas compromettre leurs intérêts et ceux de certaines puissances? Pour résumer, ce bel exemple de réussite du système de santé brésilien démontre qu’avec une idée, une volonté et une participation citoyenne, nous pouvons parvenir à des résultats durables et probants pour amener des changements positifs.