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  • D. N. HIEN-Burkina Faso: l'administration publique face au défi de la sécurité

     

     

     

    Petit à petit, L'administration publique Burkinabè retrouve son autorité.

     

     2011 a été une année on ne peut plus particulière dans l'histoire du Burkina Faso.

     

    Le pays tout entier a été secoué par une crise sociale sans précédent suite au décèsde l'élève Justin Zongo; décès survenu à la suite de sévices corporelles infligés par des agents de la police nationale.

     

    Cette bavure policière sera à l'origine des mouvements sociaux entraînant par endroit, le saccage de plusieurs commissariats de police sur le territoire national.

     

    le point culminant de cette crise a été sans conteste la mutinerie des différentes garnisons militaires et des fonctionnaires de police courant avril mai 2011 mettant en péril la paix, la  sécurité et la stabilité du pays en tant que« biens publics» qu'ils étaient censés assurer en  s'écartant ainsi du principe de la primauté du droit dans un Etat de droit.

     

    Partant du postulat que« la plupart des  biens publics sont ceux que  procurent les autorités et les administrations» le doute commençait à s'installer sur l'existence de l'autorité de l'État.

     

    En effet, les agents devant assurer la paix et la sécurité des populations, communément appelés  forces de l'ordre, s'étaient transformés en force de« désordre» semant sur leur passage, humiliation , désolation, viol vol  et j'en passe, défiant du même coup l'administration publique dans son rôle de substituer  l'ordre à l'anarchie .

     

    Fort heureusement, des techniques d'enquête ont permis au cours de la période d'accalmie d'interpeller des mutins militaires dont 566 seront radiés des rangs de l'armée nationale par arrêté numéro 2011- 160 /MDNAC/CAB portant résiliation de contrats de militaires des forces armées nationales du 7 juillet 2011.

     

    Aussi, deux cents environ croupissent en ce moment dans une maison d'arrêt dans l'attente d'être jugés par le tribunal militaire.

     

    le Faso.net dans sa parution du jeudi 8 mars 2012 fait allusion à la révocation de 136 fonctionnaires de police, au blâme de 32 autres, à deux avertissements et enfin à la mise à la retraite d'office d'un policier.

     

    Ces sanctions entérinées par le conseil des ministres du mercredi 7 mars, ont été proposées selon l'article ci dessus cité, par un conseil de discipline ad 'hoc crée à cet effet.

     

    Il fallait naturellement  s'y attendre  à l'image de ce qui a pu être prise comme décision contre les militaires car il ne s'aurait y avoir de justice pour les uns et l'impunité pour les autres.

     

    La paix, la sécurité et la stabilité constituent des biens publics qu'ignorent beaucoup de citoyen. En mai 2012, le chef d'état major général des forces armées déclarait sur radio France internationale que «le Burkina Faso est devenu une destination non fréquentable, faisons en sorte que notre pays retrouve son image d'entant...». c'est à dire le retour à la paix, à la stabilité et comme le dit si bien Tremblay, PP dans l'État administrateur, modes et émergences, Sainte-Foy: Presse de l'Université du Québec, p.15 « ... Quand la paix règne, tout le monde en profite. Quand la sécurité et la stabilité sont assurées, chacun peut espérer sans crainte. or, ces biens ne peuvent être disponibles s'il n'ya pas une administration pour les rendre disponibles. Pour faire régner la paix, il faut des agents capables de l'imposer aux fauteurs de troubles... »

     

     Oui,  force est  restée à la loi dans ce cas d'espèce et il appartient à l'administration publique de rester toujours au service du bien public mais dans le strict respect du principe de la primauté du droit.

     

    Si ces sanctions sont à saluer, parce que s'inscrivant dans la restauration de l'autorité de l'administration publique, elles suscitent tout de même quelques interrogations.

     

    En effet , compte tenu du nombre d'agents concernés, l'on pourrait se demander si ces radiations ne constitueront pas des sources patentes d'insécurités nationale et transfrontalière au regard de la quantité d'armes non  recouvrée et de la position géographique du Burkina Faso, pays se trouvant au cœur de l'Afrique de l'ouest.

     

    Pour ce faire, il nous semble opportun de rappeler que les circonstances qui  ont été à l'origine de ces mutineries, ont contraint l'administration publique à ouvrir des négociations avec toutes les couches sociales y compris les mutins. cette stratégie , si elle a permis le retour à une stabilité relative mérite d'être pérennisée  pour un retour à une paix durable car la complexité  de la gestion de l'Administration publique dans un État de droit commande que le consensus social soit privilégié  pour une bonne gouvernance.

     

    A ce titre, nous recommandons qu'il y'ait des mesures d'accompagnement en vue d'une réinsertion sociale de cette frange de la population dans la vie civile au nom de la recherche d'une paix durable et d'une sécurité pour tous, biens publics dont l'administration publique reste garante.

     

    Ces évènements appartiennent désormais au passé, mais ils doivent servir de leçons pour un nouveau départ dans notre jeunes démocratie.

     

    Les efforts de médiations réussis ça et là et reconnus par la communauté internationale  pourraient inspirer la création d'un comité de haut  niveau composé d'experts nationaux et ou internationaux chargés d'élaborer et de proposer des pistes de réinsertion sociale des mutins radiés dans le but de sédimenter la fracture sociale qui se ressoude peu à peu.

     

    Aussi, à l'image du conseil de discipline ad 'hoc du ministère en charge de l'administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, des propositions pourraient provenir d'un comité ad 'hoc crée à cet effet.

     

    N'a t-on pas coutume de dire que« rien ne vaut la paix...»  mais que« mieux vaut la paix que la guerre» ?

     

    Alors, profitons de certains principes  qui doivent guider l'administration publique pour consolider les acquis de la démocratie au Burkina Faso.

     

  • Kate - Compressions budgétaires de l’Ontario et le Québec : déficit zéro

     

    8 mars 2012  Blogue 1

    Katherine (Kate) Hahnen pour ENP 7505

    Bien que le Canada puisse se vanter d’avoir échappé au pire de la récession mondiale des dernières années grâce aux forces de notre système bancaire, nous ne sommes pas à l’abri des pressions économiques actuelles et nous ne pouvons pas non plus être exonérés des conséquences de nos choix antérieures en matière de dépenses fiscales. Les provinces sont responsables d’importants leviers économiques telles la santé et l’éducation; la situation comparative des cas de l’Ontario et du Québec présente des éléments intéressants. 

    Dans son analyse des politiques du déficit zéro, Joanis (2009)<!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]-->, note que parmi les avantages de la réduction du déficit à plus long terme on retrouve le ralentissement de la croissance de la dette, qui permet une « marge de manœuvre » dans le sens qu’il n’y a pas une hausse dans le montant qui doit être consacré au paiement des intérêts liés. Mais en contrepartie, la possibilité d’investir plus pour stimuler l’économie est donc restreinte. Avec le taux de chômage à la hausse dans ces deux provinces, en partie en cause des fermetures ou déménagements des firmes ou usines qui trouvent un climat plus propice aux affaires ailleurs, je me demande si  le « déficit zéro » pourrait saper la croissance du PIB qui est nécessaire pour attirer l’investissement étranger.

    Le Québec est depuis 1996 doté d’une loi que vise le déficit zéro,  un politique admirable dans son intention, mais qui s’avère difficilement réalisable dans son application. L’ensemble des lois et règlements qui assurent la continuité de cette politique fait l’objet de nombreuses sanctions du vérificateur général du Québec.   Le dernier rapport du vérificateur général par intérim du Québec, Michel Samson, est « à notre avis, le non-respect chronique de la loi depuis son entrée en vigueur et la banalisation de cette situation par le ministère sont inacceptables. L'attribution de cibles déficitaires aux établissements, bien que la loi leur interdit de faire de tels déficits, équivaut à les autoriser à contrevenir à la loi. Cette pratique du ministère de la Santé et des Services sociaux doit être revue. » <!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]-->  Au Québec, nous sommes à l’année 3 d’un plan quinquennal qui a pour objet de réduire notre déficit budgétaire à zéro. Afin d’achever ce but en 2013-14, le gouvernement a procédé à diverses mesures depuis les derniers budgets déposés, notamment l’augmentation des frais de scolarité et d’électricité, l’ajoute des frais d’usager en santé,  et la mise sur le secteur des mines comme une potentielle « vache à lait » pour augmenter les revenus. Cependant, nous avons la dette la plus élevée par personne de toutes les provinces à 184 milliards, ce qui représente 55,7 pour cent du PIB<!--[if !supportFootnotes]-->[3]<!--[endif]--> . L’élimination du déficit a pour avantage de nous permettre à servir les intérêts de la dette et ne pas nuire à notre accès au crédit sur le marché international. 

    En décembre dernier, l’agence de crédit Moody’s a dégradé la côte de l’Ontario de « stable » à « négatif », peu après, le gouvernement Ontarienne a mandaté une commission pour faire des recommandations qui le permettrait à éliminer le déficit. La commission Drummond a déposé son rapport le 15 février 2012, et Premier ministre McGuinty doit bientôt dévoiler son budget qui suivra certaines de ses recommandations.  Parmi ceux qu’il pourrait retenir : en plus des coupures à l’éducation (à prévoir de grands débats avec les syndicats),  Ontario ciblera son marché de la contrebande afin de récupérer des revenus jusqu'à présent inaperçus par le fisc. Cette initiative est déjà commencée au Québec par Revenu Québec avec succès pour le contrebande de tabac.

    L’Ontario dans un sens suit chemin frayé par le Québec dans la réduction du déficit, mais je trouve qu’il y a quelques différences importantes à retenir : a) pour les 3 ans avant la crise financière de 2008, l’Ontario affichait des surplus budgétaires.   b) pour l’Ontario, le pourcentage de la dette est beaucoup moindre : il représente 35 pour cent de son PIB<!--[if !supportFootnotes]-->[4]<!--[endif]--> comparativement à 55 pour cent pour Québec.

    Le taux de croissance économique pour l’Ontario n’est pas prévu d’atteindre plus que 2 pour cent dans les années à venir<!--[if !supportFootnotes]-->[5]<!--[endif]-->, un dur réalité après des années d’augmentation grâce au secteur de la manufacture en décline depuis les années 80 et qui a subi un coup presque mortel avec la faillite de l’industrie automobile aux États-Unis en 2008. Québec est dans une situation semblable, avec une prévision de seulement 1,9 pour 2013; ce chiffre était révisé à la baisse par les économistes en février.<!--[if !supportFootnotes]-->[6]<!--[endif]-->

    La réaction médiatique ontarienne mentionne souvent l’exemple du Québec, mais je crois que nous ne sommes toujours pas un exemple parfait : le vérificateur général note l’omission des fonds spéciaux dans le calcul, dont « 18 milliards de dépenses qui ont crû de 15% depuis l’an dernier ».1  La question que je pose est : est-ce que la croissance budgétaire wagnérienne à laquelle nulle ne s’échappe est simplement transférée dans ces fonds spéciaux? Si oui, on voit une certaine hypocrisie politique qui pourrait toujours être un point faible lors des élections.

    Il reste toujours un front commun pour ces deux provinces : le gouvernement fédéral<!--[if !supportFootnotes]-->[7]<!--[endif]-->. Les premières ministres Charest et McGuinty reprochent au fédéral d'alourdir leur part des dépenses en réduisant la péréquation fédérale; mais à mon avis vu le côté discrétionnaire des transferts, il ne vaut peut-être pas la peine de passer tous les efforts à revendiquer l’augmentation de ceux-ci.

    Je pense qu’au Québec nous n’avons pas encore goûté au plein impact des coupures budgétaires qui sont nécessaires à achever l’élimination du déficit pour 2013-14. Sans parler de la constante lutte de le garder à zéro!  Est-ce que nous sommes prêts à accepter d’autres sacrifices des programmes sociaux pour lesquelles le Québec est reconnu? J’ai l’impression que la tête comprend, mais le cœur n’accepte pas : par exemple la plupart des commentaires sur la hausse des frais scolaires sont d’accord sur le sous-financement des universités et l’importance de l’éducation, mais  le débat social sur qui doit payer est ardu et déclenche des manifestations qui commence à tourner à la violence. Le coût social des compressions budgétaires peut être lourd.

    Au Québec, une élection pourrait bientôt être déclaré, et je m’interroge sur l’avenir de notre projet de déficit zéro : est qu’une autre vision des chiffres budgétaire sera dévoilée si les Libéraux se retrouvent à l’Opposition? Est-ce que le Québec atteindra son but pour 2013-14? Si les Liberaux restent au pouvoir, je pense que oui; notamment parce que les fonds spéciaux, etc., qui sont hors le fonds commun de revenu ne seront toujours pas comptabilisés.  Est-ce que l’Ontario atteindra son but pour 2017-18? Une situation en évolution à suivre sur le long terme….

     

    Katherine (Kate) Hahnen

     

     

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    <!--[endif]-->

    <!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]--> Joanis, Marcelin (2009). « La crise financière et le déficit zéro; le Canada flirte avec les démons de son passé », Options Politiques, février 2009, p. 59-61 http://www.irpp.org/po/archive/feb09/joanis.pdf

    <!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]-->   http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/03/01/011-rapport-verificateur-general-quebec.shtml

    Lessard, Denis (2011). « Le vérificateur général demande plus de transparence à Québec », La Presse 17 février 2011.  http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201102/17/01-4371423-le-verificateur-general-demande-plus-de-transparence-a-quebec.php

    <!--[if !supportFootnotes]-->[3]<!--[endif]--> Gouvernement du Québec (2011). « Plan budgétaire 2011-2012 ». Québec, 2011. http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/2011-2012/fr/documents/PlanBudgetaire.pdf

    <!--[if !supportFootnotes]-->[4]<!--[endif]--> Canadian Centre for Policy Alternatives (2012). “Ten points on recession, deficits, and austerity in Ontario”, Behind the Numbers site web: www.behindthenumbers.ca/2012/02/14/ten-points-on-recession-deficits-and-austerity-in-ontario/

    <!--[if !supportFootnotes]-->[6]<!--[endif]-->Vallières, Martin (2012)  «L’économie du Québec ralentit » La Presse. 21 février 2012.  http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201202/21/01-4498080-leconomie-du-quebec-ralentit.php

    <!--[if !supportFootnotes]-->[7]<!--[endif]--> Le Cours, Rudy (2012). «Obligations quebecoises et ontariennes : les prix convergent     http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201202/29/01-4500871-obligations-quebecoises-et-ontariennes-les-prix-convergent.php

     

  • QUI ???-Loin des yeux, près du cœur?

     

    Quelle fut ma surprise, lors de la visite de l’Assemblée nationale du Québec, de constater que la majorité des étudiants n’avaient jamais rencontré leur député de circonscription. La surprise prend tout son sens lorsque je constate que la majorité des étudiants travaillent déjà dans le domaine de la fonction publique. Je me suis alors demandée quelles sont les liens entre les ministres et les fonctionnaires rattachés à leurs ministères?

     

    Les lectures effectuées à ce sujet mettent en lumière la complexité des relations entre les employés de la fonction publique - plus particulièrement les hauts-fonctionnaires - et les élus. Chacun semble avoir sa propre définition de sa relation avec l’autre. D’un point de vue néophyte, il peut paraître évident que les deux groupes travaillent pour la même cause, c'est-à-dire pour le bon fonctionnement du ministère. Cependant, ce n’est pas nécessairement la perception de tout le monde. Il est impossible de passer sous silence l’aspect politique relié aux élus du gouvernement. Leurs implications et leurs efforts peuvent être rattachés au bon fonctionnement du « système », par contre, il ne faut pas oublier la précarité de leur poste d’élu. Ainsi, comme tout peut avoir un impact sur la carrière future de l’élu, chaque geste compte.

     

    Tous ces éléments soulèvent la question du rôle des employés de la fonction publique et plus particulièrement des hauts-fonctionnaires. Pour qui travaillent-ils? De répondre qu’ils ne sont qu’aux services des élus, soulève la question de l’imputabilité puisque cela voudrait dire qu’ils ne sont « que des exécutants, par définition, obéissants et soumis ».[1] Au contraire, mentionner qu’ils ne sont qu’aux services de la population, questionnerait le rôle et l’importance des élus. Or, « les politiciens et les hauts-fonctionnaires participent ensemble à l’élaboration des politiques publiques [2]» et ce, dans un environnement où une zone grise peut être présente. La cohabitation se doit d’exister.

     

    Travaillant dans le milieu communautaire, la présence des députés et des conseillers, dans mon quotidien, est monnaie courante. Que ce soit lors d’inauguration de nouveaux services, de lancement de projets ou pour le dévoilement de résultats de projets, ils sont présents. D’ailleurs, leurs présences peut augmenter la crédibilité de l’organisme ou de l’événement ayant lieu. Ils peuvent également nous accompagner lorsque l’organisation vit des difficultés et tente de remonter la pente. Les appels d’offres lancés, surtout dans le domaine municipal, sont bien souvent « teintés » de recommandations et revendications amenés par le milieu communautaire. Bref, les élus font clairement partis de mon quotidien. Je dois les connaître et dans le meilleur des mondes, ils doivent me connaître. Cette connaissance mutuelle me permet d’assurer de bons liens avec le gouvernement en place pour contribuer au bon fonctionnement de mon organisme.

     

    De là ma surprise du départ. En étant à l’extérieur de la fonction publique, je semble avoir un plus grand nombre de contacts avec les élus. Je dois également maintenir des contacts avec les différents paliers de la fonction publique (fonctionnaire, adjoint, etc.). Le milieu communautaire représente bien souvent « le vrai monde », le terrain, si précieux aux élus. C’est probablement cette proximité avec leurs concitoyens qui nous rend aussi incontournable.

     

    Bref, je suis aux premières loges pour connaître les rouages des différentes demandes de subventions et programmes existants dans les différents ministères, en plus de me familiariser avec les processus et les lois en vigueur.

     

    Bien souvent, j’entends l’expression « le milieu communautaire est un tremplin ». Je confirme que cette expérience m’aura donnée et me donne encore aujourd’hui, des outils et des habiletés qui seront, sans aucun doute, transférable!

     

     

     

     

     

     

     

     

     



    [1] PARENTEAU, R et GERARD E. (1992) “Politique et management public”, Management public, comprendre et gérer les institutions de l’État, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, 640  p., troisième partie, p. 252, ISBN 2-760-50672-X

    [2] Idem, p.253

     

  • Toufitri AMARIR : Maroc, une exception du printemps arabe?

    Il était une fois, le monde arabe, la Tunisie, l’Égypt, la Lybie, avec des présidents  qui ont régné pour plus de 40 ans.

    Un jour, en Tunisie, plus précisément  à Sidi Bouzid, un jeune homme  de 27 ans qui avait une charrette de légumes comme seul moyen de survie, a été giflé par une policière  Fadia Hamdi.

    Mohamed Bouazizi,  ce marchand ambulant sentant l’humiliation,  il s’immole par feu devant le siège du gouvernorat.

    Le 4 Janvier 2011, Mohamed Bouazizi est déclaré mort, ce qui allume la première flamme des révolutions dans tout le monde arabe.

    Suite à ces manifestation, Ben Ali fuit la Tunisie vers l’Arabie Saoudite, Housni Moubarak démissionne de ses fonctions de président de la République Égyptienne, Muammar Kaddafi,  qui a traité son peuple de rats, s’est fait tuer par les rébellions.

     A coté de ses trois pays voisins, trois présidents qui ont connu des sorts différents, il y’a un pays qui n’est pas une république, c’est un royaume avec un roi appelé Roi des pauvres, Roi des jeunes,  qui règne plus de 10 ans d’une manière plus au moins démocratique.

    Le Maroc, un pays que nous appelons la porte de l’Europe vu sa proximité avec ce continent, connais beaucoup de problèmes au niveau territorial, Sebta et Melilia qui sont encore colonisées par les espagnols, le Sahara qui se fait couper sur la plupart des cartes géographiques, tout en sachant que la communauté internationale reconnait la légitimité du Maroc vis-à-vis de son Sahara.

    Ce pays là, n’a pas fait vraiment l’exception en ce qui concerne le printemps arabe, ce printemps qui été responsable de la naissance d’un mouvement appelé le 20 février  , grâce aux manifestations,  il a pu créer une sorte de pression sur le Roi qui est sorti le 9 mars 2011 par son fameux discours annonçant  une réforme de la constitution, soumise à  un référendum, visant à renforcer du pluralisme, des droits de l'Homme et des libertés individuelles, ainsi que réduire ses pouvoirs au profit d'un Premier ministre élu par le Parlement et non plus nommé par lui, et enfin reconnaitre le berbère et l’arabe comme étant les langues officielles du Maroc.

    Trois mois après le discours royal, la commission de la révision constitutionnelle a présenté le nouveau projet de constitution qui a été soumis à référendum le 1er juillet 2011. Près de 75 % des 13 millions d'électeurs marocains auraient participé au scrutin et 97,58 % d'entre eux voté oui, la nouvelle constitution est ainsi adoptée, quoique le mouvement du 20 février à revendiqué la transparence du référendum en démontrant d’une manière mathématique, raisonnable que le chiffre annoncé par le ministère est biaisé, toute en sachant que les marocains qui vivent à l’étranger avaient trois jours pour voter, alors que la décision de l’adoption de la nouvelle constitution est donnée le jour même, c.-à-d. le 1 juillet, ce qui laisse la place à plusieurs point d’interrogation.

    Après la révision constitutionnelle, le ton du discours du 20 février est monté, puisque la constitution dans sa globalité ne posait pas vraiment de problème, par contre ce qui embarrassait le peuple marocain, c’était plutôt le gouvernement qui ne présentait en aucun cas le peuple marocain.

    Nous savons que pour évaluer un pays, il faut se focaliser sur la justice, l’éducation et la santé.

    Malheureusement ces trois axes étaient très défaillants, et le sont encore, pourquoi? La réponse est vraiment simple.

    Pour la santé, la ministre était une avocate qui ne connaissait rien du tout de son ministère, lors  des questions du parlement, elle se trouvait tout le temps avec des questions sans réponses, les médecins, qui leur métier est perçu comme le plus noble, sont entrés dans des grèves à plusieurs reprises puisqu’ils voient qu’ils parlent à une personne qui favorise son clan, tout en sachant qu’au Maroc, les médecins internes ont comme salaire 200 dollars par mois.

    On parle de la gratuité du service médical, par contre, nous trouvons que la plupart des gens qui veulent avoir un bon service, se dirigent vers le privé, qui est devenu de plus en plus cher pour la classe moyenne, mais les gens preferent payer plus d’argent que de recevoir un service gratuit puisque le marocain voit dans un hôpital public un abattoir humain que tout marche par corruption.

    Pour la justice, il n’y a pas une indépendance, c.-à-d., que le système judiciaire est corrompu, et ces derniers temps, plus précisément en 2011, a monté en surface l’affaire                    des salafistes, qui ont stipulés qu’ils étaient emprisonnés après les attentats du 16 mai 2003, accusés des faits et des crimes qu’ils n’ont pas commis, et plus ce de ca ils stipulent qu’ils étaient même violés, torturés à mainte reprises pour obtenir des aveux qui sont erronés.

     En ce qui concerne l’éducation, dans un axe de temps de 5 ou 6 ans, le système a changé minimum deux fois, le problème ne réside pas dans la non compétence des ministres, au contraire, mais le problème c’est que la plupart des ministres précédents ne connaissent pas bien le système d’éducation marocain, vu que la plupart d’entre eux ont suivi leurs études en étranger, ou bien leurs enfants étudient dans des missions, sinon dans des écoles privées qui ne reflètent pas la réalité marocaine.

     De ce fait, le mouvement de 20 février, ainsi que le peuple marocain étaient d’accord sur une chose, le changement du gouvernement, pourtant les élections législatives étaient programmées pour 2012, et dans ces élections, les marocains étaient presque sûre que c’est le parti de modernité et d’authenticité  (PAM) qui le remportera, puisque c’est un parti qui a la bénédiction royal dans la personne de Fouad Ali Hemma qui n’est que l’ami du roi.

    Ainsi pour absorber la tension du peuple qui a commencé à manifester son désaccord avec le gouvernement, le roi a décidé de tenir des élections prématurées à la date du 25 novembre 2011.

    C’est dans cet aspect que le printemps arabe a servi le PJD (parti de la justice et du développement), puisqu’il a remporté les élections tout en écrasant le PAM, qui est le parti de Fouad Ali Hemma dont  il occupait le poste Secrétaire général adjoint.

    Celui qui examine le discours du PJD depuis sa constitution jusqu’au  son élection, remarquera qu’il a fait beaucoup d’effort pour pouvoir conquérir la confiance du marocain qui ne supporterai plus l’arnaque, puisque ce parti a pu comprendre que le marocain de 2011, est un marocain qui a fait des études poussés, un marocain qui est ouvert sur le monde extérieur, un marocain qui a grandi dans l’ère des traités internationaux, un marocain qui utilise l’internet, un marocain qui peut partager l’information avec le monde entier dans une fraction de seconde,  non pas le marocain de 1956 qui a fait ses études au msid, qui vivait dans les montagnes ou bien dans les villages et que le seul moyen de communication était les lettres postales.

    Aussi, au niveau des références de ce parti, le discours a changé, certes il a une base plutôt islamique, mais il respecte les libertés individuelles et il met comme objectif le service des marocains.

    Après que le PJD a remporté les élections, le calme est revenu d’une façon temporaire au Maroc, avant que le roi ne décide de nommer son ami Fouad Ali Hemma (après avoir démissionné du PAM) comme son conseiller, évènement différemment interprété dans la classe politique, et créant l'indignation et la déception générale pour le peuple marocain, pourtant les manifestations que le 20 février  ont tenu, n’ont rien changé à cette décision, malgré le slogan adopté antérieurement de " Himma dégage".

    En ce qui concerne le  mouvement du 20 février, il a connu beaucoup de partitions à l’interne ce qu’il a affaibli de plus en plus, surtout que le mouvement  ne bénéficie plus du support des marocains.

    En terme de conclusion, le nouveau gouvernement actuel a deux options, soit réussir sa mission, soit réussir sa mission, Pourquoi?

    La réponse est simple, le marocain veut du changement dans sa vie quotidienne, veut vivre une vie de dignité, pas celle où le riche s’enrichit de plus et le pauvre s’appauvrit de plus,  parce que la plupart des ministres sont vraiment issues du peuple, ils comprennent la souffrance du marocain pour gagner son pain, ils ont fait des études dans des écoles marocaines qui sont défaillantes, ils ont travaillé dans le secteur de justice qui est independant, c’est un gouvernement purement marocain, fait pour les marocain, s’il échoue dans son mandat, alors le peuple perdra totalement confiance dans la politique et le printemps arabe qui est un printemps tunisien, un printemps égyptien, un printemps libyen et bientôt un printemps syrien, ne serai qu’un HIVER MAROCAIN.

  • Amssiyafe Said: Système de santé question de qualité

     

    Système de santé question de qualité

     

     

     

     

    Le système de santé du Québec depuis des années faisait les manchettes de la presse. Soit qu’on évoque le débordement dans les urgences, temps d’attente d’une chirurgie, problèmes d’accessibilité, problèmes de salubrité, problèmes d’organisation, pénurie de professionnels, projets majeurs qui tardent à aboutir, la lourdeur et à la rigidité bureaucratique.

     

    La  question qui se pose c’est comment ont déterminent si un système de santé fait ce que l’on attend de lui?  La réponse suscite une autre interrogation qui nous oblige de se questionner sur la façon avec laquelle on mesure les résultats pour déterminer, ce qui est fait à l’égard des trois objectifs : amélioration de la santé, réactivité et équité de la contribution financière et comment les compare-t-on à ce que le système devrait être capable d’accomplir, c’est-à-dire aux meilleurs résultats possibles avec les mêmes ressources ?

     

    Même avec tous les changements qu’a subis le système de la santé au Québec, la production de plusieurs rapports et études on n’arrête pas à dire que le système de santé du Québec et victime de sa performance et de la qualité des services qu’il offre.

     

    Avant de parler de la performance, il faut  aborder la qualité des services offerts par le système. « Pour évaluer les soins de santé, il faut d’abord éclaircir un mystère : la définition même de la qualité. Il reste à voir si cela est réalisable en effilochant patiemment ses nombreux fils ou s’il faut, en désespoir de cause, utiliser une épée pour trancher le nœud gordien ». [Traduction] – Donabedian (1980). »

     

                La qualité est un concept multiforme et multidimensionnel.  Il s’agit d’une notion dynamique qui évolue dans ses significations et qui accompagne les changements survenant dans les techniques, les savoirs, l’environnement politique, économique et organisationnel.« La qualité est un jugement porté sur l’écart qui sépare ce qui est réalisable de ce qui peut et doit être réalisé de ce qui est effectivement réalisé »[1]. Ces dimensions, comme souligne Brunette(1993), peuvent être traduites en objectifs, puis en mesure les indicateurs de résultats effectifs.

                Dans le domaine de la mesure et de l’évaluation de la qualité des soins, différents types d’indicateurs sont utilisés selon que la qualité soit considérée sous l’angle de la structure, des processus ou des résultats.

     

    En fait, la satisfaction des patients est l’un de ces indicateurs qui sont généralement considérés comme un résultat désiré des soins dispensés et des services disponibles, voire même un élément de l’état de santé du patient, comme le précise Donabedian (1988)[2]. Il faut donc développer la qualité, ce qui consiste à offrir la garantie que les soins dispensés ou les services offerts satisfont le client.

     

                 La qualité représente un nouvel enjeu qui amène à définir des priorités, à privilégier des services, à encourager des modes de dispensation des soins et d’allocation des ressources. Il s’agit d’une quête du «possible», lequel varie dans l’espace et dans le temps. Cette variation fait donc reposer le concept sur des mesures toujours mouvantes.

    La qualité des services de soins relève, à l’externe, par des conseils d’agrément qui définissent les normes de gestion de la qualité et évaluent les établissements.

     

    Pourquoi est-ce important d'être agréé si la qualité des services demeure l'objectif des établissement de santé? Quelle est la place du client dans tout ça? Est-ce qu’on améliore la qualité des services seulement pour être agréé ou la qualité demeure après?

     

    Pendant que l'État soutient un discours sur l'importance de doter le Québec d'un réseau de services de santé centrés sur le citoyen, les autorités politiques obligent chaque hôpital à respecter strictement un équilibre budgétaire qui, sur le terrain, s'avère souvent impossible à réaliser sans que soient réduites la quantité et la qualité des services prodigués aux patients.

    Les contraintes budgétaires s’avèrent un obstacle de répondre aux exigences tout en atteignant un objectif d'amélioration continue de la qualité des services.

     

     [1] Brunette, Y(1993). La qualité des soins et services : un cadre conceptuel.[Québec], ministère de la Santé

     

    [1]Donabedian, A.: The Quality of Care: How Can It Be Assessed? Journal of American Medical Association, 1988, 260, 1743-48.

     

     

     



     

     

     

  • Consuelo Coronel.- CERTAIN ASPECTS DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUES ENTOURANT LES CONTROVERSES DE L’ARTICLE 91 DU PROJECT DE LOI 14.

    Autour du Plan Nord, il y a plusieurs intéresses politiques, économiques, environnementaux, sociaux, etc. Dans l’analyse sur la polémique provoquée à la suite de la proposition du député libéral Daniel Bernard, laquelle consiste en appliquer l’article 91du projet de loi 14 au territoire au sud de 47e parallèle, on va analyser, exprimer et appliquer certains sujets de l’administration  publique. Par exemple, on va traiter de la complexité, de la différence entre le publique et le privé, de la croissance (loi de Wagner), ainsi que de la ligne de parti.

    On peut constater les différences entre l’administration publique et privée. L’administration publique possède de      caractéristiques plus complexe à tenir compte tels la population, l’infrastructure, l’environnement, l’économie, etc.; de son côté le secteur privé vise à générer des profits. Dans le cas de l’industrie minière, elle n’est pas d’accord avec l’article ledit, craignant que les investisseurs fuiront et que l’adoption de ce mesure compromette le développement économique. Présentement, l’on dénombre 24 entreprises minières en exploitation et plusieurs projets seront lancés en opération au Québec, notamment le complexe minier de nickel, l’expansion de la mine de fer du lac Bloom, la construction de la plus grosse mine de fer à Nunavik, la première mine de diamant dans la région des monts Otish, ainsi que d’autres projets en Abitibi et sur le territoire du Plan Nord. Au total, on estime à 35 mines en fonctionnement d’ici 2020.

    On peut aussi souligner la relation entre les deux secteurs. En effet, selon Jean Mercier «les entreprises privées se développent avec le secteur publique, celui-ci crée des infrastructures physiques (routes, points, aéroports) qui contribuent au développement du secteur privé». Par exemple, le gouvernement de Québec s’est engagé à investir 1.2 milliard de dollars d’ici  2016 dans le développement des infrastructures du Nord, étant donné l’incapacité du secteur privé à le faire et du contrôle que l’État exerce sur les biens publique. Cette situation contribuera à l’accroissement des dépenses publiques.

    La loi de Wagner considère qu’une des causes principales de la croissance continue des dépenses publiques est d’ordre économique. Cette mesure contribuera au développement de Grand Nord  en favorisant le progrès, la construction du réseau routier et de la restauration des sites miniers qui ont été abandonnés par leur ancien propriétaire soit disparu ou en faillite. Par conséquence, le gouvernement de Québec accroîtra ses dépenses publiques.

    Une autre différence marquante entre le secteur publique et le privé  est que le premier est chargé d’imposer une règlementation au deuxième (les entreprises), laquelle est inscrite dans la loi. Quand les modalités et  les circonstances d’un contexte économique, politique ou social sont affectés par des facteurs autres que celles prévues par la loi, le gouvernement peut proposer des modifications ou reformes. Le projet de loi 14 à l’étude en commission parlementaire ne fait pas exception à cette règle.

    L’article 91du projet de loi 14 a provoqué des controverses entre les parlementaires, les associations minières et les groupes environnementaux. L’article 91 stipule que «les titulaires de claims à l’intérieur d’un territoire ainsi soustrait doivent, pour exécuter de travaux, obtenir le consentement de la municipalité local concernée. Les conséquences qu’entraîne l’impossibilité d’exécuter les travaux en raison du défaut d’obtenir une telle autorisation ne donnent lieu à aucune indemnité de la part de l’État. À la demande de la municipalité régionale de compte ou de la communauté métropolitaine concerné, le ministre peut mettre fin à une telle soustraction pour tout ou partie du territoire ou remplacer cette soustraction par une réserve à l’État et permettre l’exploration et l’exploitation de substances minérales qu’il détermine».

    Il existe trois points de vue divergents notamment de nature politique, économique et environnementale.

    Du point de vue politique, le député libéral Daniel Bernard, de Rouyn-Norand-Témiscamingue, qui a déjà travaillé dans le secteur minier à titre d’ingénieur, a exprimé une opinion discordante des membres de son propre parti. Le ministre délégué aux Mines, Serge Simard, a souligné qu’il ne voulait pas amender le projet précisant de pas vouloir des lois pour le Sud et d’autres pour le Nord. Le Ministre Charest a aussi déclaré  être contre des amendements au projet de loi. Cette situation nous montre que la ligne de parti n’a pas été respectée par le député Bernard.

    Mentionnons que dans un système parlementaire, la ligne de parti est «l’obligation qu’on  les membres d’un parti de respecter la discipline de parti lorsque vient le temps de voter en bloc sur une motion présentée au parlement».

    En relation à la position du secteur privé, l’industrie minière diverge aussi en étant  pas d’accord avec ledit article parce qu’elle pense qu’il y aura un recule dans les avances du projet du Plan Nord, stipulant que les investisseurs n’auront pas confiance au projet si la réalisation d’une activité économique comme l’exploitation dépend de l’approbation d’une MRC.  Cette incertitude compromettra les activités économiques de la région et surtout le développement économique du Québec, selon l’Association de l’exploration minière du Québec (AEMQ) et l’Association minière du Québec (AMQ).

    On peut aussi affirmer que les orientations et finalités du secteur privé sont limitées à la production minière, en ayant les profits comme objectif, par conséquence l’industrie minière est désireuse de poursuivre l’exploration et l’exploitation de terrains ainsi que le développement des projets miniers, exerçant pour cette raison, une pression afin que le gouvernement adopte le projet de loi.

    Quant aux groupes environnementaux, ils ont bien accueilli l’article en discorde, mais ils considèrent que la proposition du député est un obstacle à l’approbation du projet de loi, ce qu’aurait comme résultat la détérioration des avances du Plan Nord. Toutefois, un de ponts favorable du Plan seront que tous les projets liés aux mines seront soumis à une évaluation environnementale sans exception, en tenant en compte l’acceptation et l’approbation de la population de zones minières.

    En conclusion, le débat qui a été créé suite à la proposition du député libéral Daniel  Bernard, affecte en particulier à l'économie du Québec, en vertu que le gouvernement soit un investisseur qui ne convoite pas que le profit, sinon la croissance économique du Québec, la création d’emplois et le développement durable.

    Je suis d’accord avec la posture du Ministre délégué. Je considère aussi qu’on ne peut pas avoir des règlementations différentes entre le nord et le sud, ce qui conduirait à un nouvel examen de l'ensemble du projet. Par conséquence un retard lié à l’approbation du projet de loi 14, peut occasionner un manque de crédibilité au Plan Nord par les investisseurs qui décideraient de ne pas investir au Québec.

    Maria del Consuelo Coronel

  • Marie Noëlla Umuhire- Quand on vit dans la rue, on ne vit pas, on survit!

    Le problème des sans-abri est un enjeu de taille et il est grand temps que les gouvernements  mettent fin à ce problème qui existe depuis pas mal de décennies.  Selon la définition retenue par les Nations Unies, à l’occasion de la déclaration de l’Année internationale du logement des sans-abri (1987), un « sans-abri »  ou «personne itinérante » c’est autant une personne qui n’a pas de domicile et qui vit dans la rue ou dans les refuges, qu’une personne qui n’a pas accès à un abri convenable, c’est-à-dire un abri qui répond à certains critères de base jugés essentiels tant pour la santé que pour le développement humain et social (accès à des installations sanitaires et à l’eau potable, à la garantie d’occupation, à la protection contre les intempéries, à la sécurité des personnes, à un accès à l’éducation, au travail et aux services de santé, etc.).

    On retrouve des sans-abri partout au monde, aussi bien dans les pays pauvres que dans les pays riches. Prenons l’exemple du Québec, plus précisément la ville de Montréal. Selon la presse.ca, le nombre de sans-abri au Québec serait de 30 000 dont 20 000 à Montréal! Le dernier recensement remonte à 1998 et les chiffres sont basés sur le taux d'occupation des refuges.  Probablement que ce nombre a augmenté sensiblement depuis lors. C’est un problème de taille pour la province, plus particulièrement pour la métropole et il revient au gouvernement d’agir et d’en faire une priorité, surtout que le droit à un abri est un principe humanitaire élémentaire reconnu dans la déclaration universelle des droits de l’homme : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.».[1]

     

    Les causes de l’itinérance sont multiples : parfois les gens perdent leur emploi et ne peuvent pas se permettre de payer le loyer ; manque de soutien ou d’encadrement ; certains sont des enfants maltraités qui se sont enfuis de chez eux ; d’autres sont des victimes des catastrophes naturelles ; la dépendance à la drogue ou à l’alcool. Parmi les sans-abri on y trouve aussi des adolescentes enceintes et des femmes qui ont subi des violences conjugales, des malades mentaux etc.

     

    Les sans-abris font face à de sérieux problèmes de  santé surtout en période hivernale. Les conditions climatiques conjuguées au stress psychologique et à l’exposition à des maladies transmissibles créent un milieu qui favorise tout un éventail de problèmes de santé, y compris les engelures, la tuberculose, les affections de la peau, les maladies cardio-respiratoires, les déficiences nutritionnelles, les problèmes dentaires et le manque de sommeil. Certain sans-abris meurent à cause du froid, les autres succombent à des blessures, à des surdoses,...

     

    Au Québec tout comme ailleurs au Canada, les soins de santé sont fournis gratuitement  à tout le monde à condition que la personne ait une carte d’assurance médicale. Cependant, pour avoir une telle carte, une adresse physique est nécessaire. Faute de carte médicale, les sans abris se voient des fois refuser des soins de santé ou du moins la prestation de tels soins est très limitée à leur égard.

    Bien qu’il y ait des organismes qui viennent en aide aux sans-abris à Montréal comme la Mission Bon Accueil; la Maison du Père; la Mission Old Brewery; le programme fédéral « Chez soi »,… le nombre de sans-abri ne cesse d’augmenter et ces organismes sont débordés, en plus leurs moyens financiers sont limités, ils ne peuvent pas aider tout le monde.

    Le programme « Chez soi » dont l’objectif est d’offrir un logement à un sans-abri qui souffre de maladie mentale touche cinq villes canadiennes, dont Montréal.  Les montréalais qui en bénéficient ne paient qu'une fraction de leur loyer et ils sont solidement encadrés par une équipe: psychiatre, travailleur social, spécialiste en désintoxication, infirmière, etc. Ce programme existe depuis deux ans et les résultats sont très bons. Près de 80% des bénéficiaires sont restés dans leur logement. Malheureusement le programme se termine en 2013. On se demande alors si les bénéficiaires arriveront à tenir le coup s’ils n’ont plus d’aide!

    Sûrement que ces gens risquent de se retrouver encore dans la rue. Pour retirer complètement un sans abri de la rue, il faut beaucoup de patience et de temps, sans oublier des ressources nécessaires, comme l’a confirmé madame Francine Côté, responsable de l'équipe itinérance au CSSS Jeanne-Mance.

    Il est grand temps que le gouvernement se réveille et mette fin à cette injustice insupportable. Tout état de droit a la responsabilité de prendre soin de son peuple et de le protéger. Le gouvernement devrait s’investir davantage dans la recherche des solutions pour les sans-abri car c’est une situation qui non seulement met en danger la vie des itinérants mais aussi porte atteinte à la sécurité publique. Qui s’occupe des funérailles des sans-abris? Evidemment que c’est l’état qui s’en occupe. Pourquoi attendre que les gens meurent pour leur venir en aide ? Ne serait-il plus sage et plus raisonnable d’utiliser cet argent pour sauver des vies ? Notamment en investissant dans la construction des logements subventionnés pour les personnes vulnérables, en augmentant le nombre de centres psychiatriques, etc.  

     

    Le sujet des sans-abri est très complexe et tout le monde devrait se sentir concerné. Malheureusement des jugements négatifs ne maquent pas à l’égard des sans-abri. J’ai du mal à comprendre des gens qui affirment que devenir un sans-abri est question de choix personnel. Comme il est facile de juger les autres!  De telles personnes n’ont aucune idée de toute la misère que les sans-abri côtoient tous les jours! On choisit la rue non pas parce que c’est agréable d’y vivre mais parce qu’on n’a pas d’autres choix. Il faut savoir que les gens réagissent différemment devant une situation donnée. Il y a des gens forts et courageux qui surmontent sans trop de difficultés des périodes difficiles, il y en a d’autres trop sensibles aux problèmes et qui ont du mal à les surmonter, ce qui fait qu’à un moment donne le vase déborde et ils se retrouvent dans la rue.  Au lieu de juger nous devrions plutôt essayer de comprendre ce qui pousse les gens à choisir la rue et essayer de trouver des solutions. Ces gens là ont besoin de notre aide, ils ont besoin d’encadrement, de conseils, d’amour, de notre petit sourire (ça coute rien!). Personne n’est à l’abri des problèmes. Aujourd’hui c’est quelqu’un d’autre, demain ce sera peut être nous!  

     

    Marie Noëlla Umuhire

     

    Sources :

    -La santé et les sans-abri (PRB99-1F)

    - MARIE-EVE SHAFFER , Metro, 22 décembre 2009

    - La presse-ca



    [1] Déclaration universelle des droits de l’Homme, article 25, paragraphe 1

  • M.Sans nom? -Maroc, une exception du printemps arabe?

    Il était une fois, le monde arabe, la Tunisie, l’Égypt, la Lybie, avec des présidents  qui ont régné pour plus de 40 ans.

    Un jour, en Tunisie, plus précisément  à Sidi Bouzid, un jeune homme  de 27 ans qui avait une charrette de légumes comme seul moyen de survie, a été giflé par une policière  Fadia Hamdi.

    Mohamed Bouazizi,  ce marchand ambulant sentant l’humiliation,  il s’immole par feu devant le siège du gouvernorat.

    Le 4 Janvier 2011, Mohamed Bouazizi est déclaré mort, ce qui allume la première flamme des révolutions dans tout le monde arabe.

    Suite à ces manifestation, Ben Ali fuit la Tunisie vers l’Arabie Saoudite, Housni Moubarak démissionne de ses fonctions de président de la République Égyptienne, Muammar Kaddafi,  qui a traité son peuple de rats, s’est fait tuer par les rébellions.

     A coté de ses trois pays voisins, trois présidents qui ont connu des sorts différents, il y’a un pays qui n’est pas une république, c’est un royaume avec un roi appelé Roi des pauvres, Roi des jeunes,  qui règne plus de 10 ans d’une manière plus au moins démocratique.

    Le Maroc, un pays que nous appelons la porte de l’Europe vu sa proximité avec ce continent, connais beaucoup de problèmes au niveau territorial, Sebta et Melilia qui sont encore colonisées par les espagnols, le Sahara qui se fait couper sur la plupart des cartes géographiques, tout en sachant que la communauté internationale reconnait la légitimité du Maroc vis-à-vis de son Sahara.

    Ce pays là, n’a pas fait vraiment l’exception en ce qui concerne le printemps arabe, ce printemps qui été responsable de la naissance d’un mouvement appelé le 20 février  , grâce aux manifestations,  il a pu créer une sorte de pression sur le Roi qui est sorti le 9 mars 2011 par son fameux discours annonçant  une réforme de la constitution, soumise à  un référendum, visant à renforcer du pluralisme, des droits de l'Homme et des libertés individuelles, ainsi que réduire ses pouvoirs au profit d'un Premier ministre élu par le Parlement et non plus nommé par lui, et enfin reconnaitre le berbère et l’arabe comme étant les langues officielles du Maroc.

    Trois mois après le discours royal, la commission de la révision constitutionnelle a présenté le nouveau projet de constitution qui a été soumis à référendum le 1er juillet 2011. Près de 75 % des 13 millions d'électeurs marocains auraient participé au scrutin et 97,58 % d'entre eux voté oui, la nouvelle constitution est ainsi adoptée, quoique le mouvement du 20 février à revendiqué la transparence du référendum en démontrant d’une manière mathématique, raisonnable que le chiffre annoncé par le ministère est biaisé, toute en sachant que les marocains qui vivent à l’étranger avaient trois jours pour voter, alors que la décision de l’adoption de la nouvelle constitution est donnée le jour même, c.-à-d. le 1 juillet, ce qui laisse la place à plusieurs point d’interrogation.

    Après la révision constitutionnelle, le ton du discours du 20 février est monté, puisque la constitution dans sa globalité ne posait pas vraiment de problème, par contre ce qui embarrassait le peuple marocain, c’était plutôt le gouvernement qui ne présentait en aucun cas le peuple marocain.

    Nous savons que pour évaluer un pays, il faut se focaliser sur la justice, l’éducation et la santé.

    Malheureusement ces trois axes étaient très défaillants, et le sont encore, pourquoi? La réponse est vraiment simple.

    Pour la santé, la ministre était une avocate qui ne connaissait rien du tout de son ministère, lors  des questions du parlement, elle se trouvait tout le temps avec des questions sans réponses, les médecins, qui leur métier est perçu comme le plus noble, sont entrés dans des grèves à plusieurs reprises puisqu’ils voient qu’ils parlent à une personne qui favorise son clan, tout en sachant qu’au Maroc, les médecins internes ont comme salaire 200 dollars par mois.

    On parle de la gratuité du service médical, par contre, nous trouvons que la plupart des gens qui veulent avoir un bon service, se dirigent vers le privé, qui est devenu de plus en plus cher pour la classe moyenne, mais les gens preferent payer plus d’argent que de recevoir un service gratuit puisque le marocain voit dans un hôpital public un abattoir humain que tout marche par corruption.

    Pour la justice, il n’y a pas une indépendance, c.-à-d., que le système judiciaire est corrompu, et ces derniers temps, plus précisément en 2011, a monté en surface l’affaire                    des salafistes, qui ont stipulés qu’ils étaient emprisonnés après les attentats du 16 mai 2003, accusés des faits et des crimes qu’ils n’ont pas commis, et plus ce de ca ils stipulent qu’ils étaient même violés, torturés à mainte reprises pour obtenir des aveux qui sont erronés.

     En ce qui concerne l’éducation, dans un axe de temps de 5 ou 6 ans, le système a changé minimum deux fois, le problème ne réside pas dans la non compétence des ministres, au contraire, mais le problème c’est que la plupart des ministres précédents ne connaissent pas bien le système d’éducation marocain, vu que la plupart d’entre eux ont suivi leurs études en étranger, ou bien leurs enfants étudient dans des missions, sinon dans des écoles privées qui ne reflètent pas la réalité marocaine.

     De ce fait, le mouvement de 20 février, ainsi que le peuple marocain étaient d’accord sur une chose, le changement du gouvernement, pourtant les élections législatives étaient programmées pour 2012, et dans ces élections, les marocains étaient presque sûre que c’est le parti de modernité et d’authenticité  (PAM) qui le remportera, puisque c’est un parti qui a la bénédiction royal dans la personne de Fouad Ali Hemma qui n’est que l’ami du roi.

    Ainsi pour absorber la tension du peuple qui a commencé à manifester son désaccord avec le gouvernement, le roi a décidé de tenir des élections prématurées à la date du 25 novembre 2011.

    C’est dans cet aspect que le printemps arabe a servi le PJD (parti de la justice et du développement), puisqu’il a remporté les élections tout en écrasant le PAM, qui est le parti de Fouad Ali Hemma dont  il occupait le poste Secrétaire général adjoint.

    Celui qui examine le discours du PJD depuis sa constitution jusqu’au  son élection, remarquera qu’il a fait beaucoup d’effort pour pouvoir conquérir la confiance du marocain qui ne supporterai plus l’arnaque, puisque ce parti a pu comprendre que le marocain de 2011, est un marocain qui a fait des études poussés, un marocain qui est ouvert sur le monde extérieur, un marocain qui a grandi dans l’ère des traités internationaux, un marocain qui utilise l’internet, un marocain qui peut partager l’information avec le monde entier dans une fraction de seconde,  non pas le marocain de 1956 qui a fait ses études au msid, qui vivait dans les montagnes ou bien dans les villages et que le seul moyen de communication était les lettres postales.

    Aussi, au niveau des références de ce parti, le discours a changé, certes il a une base plutôt islamique, mais il respecte les libertés individuelles et il met comme objectif le service des marocains.

    Après que le PJD a remporté les élections, le calme est revenu d’une façon temporaire au Maroc, avant que le roi ne décide de nommer son ami Fouad Ali Hemma (après avoir démissionné du PAM) comme son conseiller, évènement différemment interprété dans la classe politique, et créant l'indignation et la déception générale pour le peuple marocain, pourtant les manifestations que le 20 février  ont tenu, n’ont rien changé à cette décision, malgré le slogan adopté antérieurement de " Himma dégage".

    En ce qui concerne le  mouvement du 20 février, il a connu beaucoup de partitions à l’interne ce qu’il a affaibli de plus en plus, surtout que le mouvement  ne bénéficie plus du support des marocains.

    En terme de conclusion, le nouveau gouvernement actuel a deux options, soit réussir sa mission, soit réussir sa mission, Pourquoi?

    La réponse est simple, le marocain veut du changement dans sa vie quotidienne, veut vivre une vie de dignité, pas celle où le riche s’enrichit de plus et le pauvre s’appauvrit de plus,  parce que la plupart des ministres sont vraiment issues du peuple, ils comprennent la souffrance du marocain pour gagner son pain, ils ont fait des études dans des écoles marocaines qui sont défaillantes, ils ont travaillé dans le secteur de justice qui est independant, c’est un gouvernement purement marocain, fait pour les marocain, s’il échoue dans son mandat, alors le peuple perdra totalement confiance dans la politique et le printemps arabe qui est un printemps tunisien, un printemps égyptien, un printemps libyen et bientôt un printemps syrien, ne serai qu’un HIVER MAROCAIN.