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  • RECONNAÎTRE LE « TALENT » DES FONCTIONNAIRES : ENJEUX POUR DES ORGANISATIONS PLUBLIQUES PERFORMANTES

    En parcourant le blog du cours, je suis tombée sur celui d’un autre étudiant : « Pour des municipalités aux ressources internes plus développées » (Trudel-M., 2010, page consultée le 5 décembre 2010) Je me suis mise à me questionner plus précisément sur cette proposition de l’auteur : « développement à long terme des ressources humaines [municipales] ». Ainsi peut-on dire que la fonction publique en général sait reconnaître le « talent » de ses fonctionnaires? Il y a certainement un lien à faire avec la notion de gestion du talent de plus en plus recherchée dans les instances publiques. Voyons d’abord d’où provient cette notion et évaluons son applicabilité dans le domaine municipal, tel que soulevé par le blog de mon collègue.

     

    Le secteur public à toujours misé sur les concepts bureaucratiques de Weber pour honorer ses valeurs. Ces concepts se divisent en cinq volets : la formalisation des règles, la spécialisation, la hiérarchie, la codification des relations et le plan de carrière (Dion, 1993, p.170).  Ces derniers permettent aux instances publiques de respecter des valeurs légales, éthiques et démocratiques. Ainsi, des critères tel que la transparence, l’égalité, l’équité, l’uniformisation des processus, etc, peuvent être honorées. Même si on entend de plus en plus de commentaires négatifs sur ce type de gestion des organisations publiques, il n’en reste pas moins qu’elles rassurent les citoyens et les fonctionnaires. C’est ce qui fait que l’on peut avoir confiance en notre système. Mais la conjoncture actuelle caractérisée par la compétitivité accrue liée à mondialisation, l’importance du développement économique et de l’innovation, le développement des nouvelles technologies de l’information et des communications, la nécessité de renouvellement d’une main d’œuvre qualifiée dût au départ massif à la retraite des baby-boomers, demandent au secteur public d’augmenter ses standards de performance. Par le fait même, les principes de l’administration publique aussi doivent évoluer. Les partenariats public-privé ne sont pas les seules tentatives d’augmentation de la performance au public. En effet, on parle aujourd’hui d’importer certaines valeurs du secteur privé dans le secteur public. On utilise de plus en plus de valeurs telles l’efficacité et l’efficience pour atteindre des objectifs de haute performance. Cela inclut la gestion de leurs ressources humaines et c’est précisément de là que provient le concept de « gestion des talents ».

    La gestion des talents est un concept nouveau. Il a d’abord été développé par le secteur privé pour répondre aux nouvelles réalités de l’environnement économique qui ressemblent aussi aux enjeux auxquels fait face le public (Mirallès, 2007, page consultée le 17 octobre 2010). Qu’en est-il du secteur public? La gestion des ressources humaines (GRH) s’est toujours fait suivant la hiérarchie, le plan de carrière tracé par l’ancienneté et la spécialisation de la bureaucratie de Weber. C’est la gestion des qualifications et un peu plus tard la gestion des compétences qui étaient prisés. Mais ceux-ci tendent à devenir obsolètes par la généralisation et la formalisation à outrance et ne motivent pas toujours les fonctionnaires. D’autant plus que ces derniers proviennent davantage de la génération Y et ne désirent pas nécessairement rester dans un seul secteur toute leur vie. Soufflet & Keramidas (2007, page consultée le 29 octobre 2010) ont compris que pour certaines entités du secteur public, la GRH par le talent est un impératif pour le succès. Selon eux, la gestion des talents demande à la culture du public d’accepter que certain peuvent être plus talentueux, donc posséder d’importantes compétences que d’autres n’auraient pas. Mais cela pourrait engendrer une montée de l’individualisme au sein des organisations publiques. La gestion des talents selon Mirallès (2007, page consultée le 17 octobre 2010) ne s’appliquerait qu’à quelques entreprises publiques, ainsi qu’à une section des organisations. Intégrer cette approche des GRH demande au secteur public de revoir certaines valeurs traditionnelles telles, l’égalité, l’équité, etc en fonction des besoins de performance de l’organisation publique. Cette dernière devra aussi devenir un contexte qui permette le développement et l’émergence du talent.

     

                Ainsi, nos organisations publiques, qu’elles soient municipales, provinciales ou fédérales, devraient certainement utiliser leurs ressources internes ou les « talents » interne lorsqu’un projet requiert une expertise particulière. L’avantage réside d’abord dans une meilleure allocation des ressources, mais aussi dans une rétention des ressources humaines. À titre d’exemple, la fonction publique fédérale a développé des outils pour répertorier les informations suivantes au sujet de leur personnel: formations académique, formations au sein de la fonction publique, postes et différents ministères qu'ils ont fait, expertise particulière, objectif de plan de carrière, etc. Cela est avantageux pour ces organismes fédéraux car il permet aux gestionnaires d'aller chercher du personnel dans les banques de données de la fonction publique et non dans les firmes privées. En plus, c'est un système motivant pour les fonctionnaires qui a pour objectif la rétention du personnel. Sans être une experte des problématiques municipales, peut-être que la « gestion des talents » serait une avenue à explorer?

     

     

     

    BIBLIOGRAPHIE

     

    DION, S. (1993). « La bureaucratie », dans GOW, James Iain, M. BARETTE, S. DION et M. FORTMANN Introduction à l’administration publique : une approche politique, Boucherviille, Québec, Éditions Gaétan Morin, 322p., p.161-193, ISBN 2-89105-509-8.

     

    MIRALLÈS, P. (Page consultée le 17 octobre 2010). La gestion des talents : émergence d’un nouveau modèle de management? [en ligne] http://www.perfexis.ca/site/documents/miralles.pdf

     

    SOUFFLET, E. & KERAMIDAS, O. (Page consultée le 29 octobre 2010). De la compétence vers le talent managérial : le sens collectif de la performance publique. [en ligne] http://med-eu.org/documents/MED3/SOUFFLET-KERAMIDAS.pdf

     

    TRUDEL-M., É. (Page consultée le 5 décembre 2010) Pour des municipalités aux ressources internes plus développées. [En ligne] http://ojjvqd.hautetfort.com/archive/2010/12/05/pour-des-municipalites-aux-ressources-internes-plus-developp.html                                                                

     

  • L’utilisateur-payeur ou quand les services publics deviennent un luxe

    L’utilisateur-payeur ou quand les services publics deviennent un luxe

    Je ne suis pas de celles qui croient que tous les services publics devraient être gratuits. Cependant, il m’importe de vivre dans un endroit où l’accessibilité est norme. Je ne peux pas tolérer l’idée selon laquelle un citoyen se prive de ses droits sous prétexte d’être à la fin du mois. Principalement, dans des secteurs comme l’éducation, la santé, la conduite automobile, car contrairement à ce que certains peuvent laisser croire, il y a certaines régions au Québec où la détention d’un permis de conduire et l’utilisation d’un véhicule sont nécessaires.

    La hausse des tarifs semble avoir « la cote » depuis la publication du rapport Montmarquette, « mieux tarifer pour mieux vivre ensemble » en 2008. On y vente les « vertus » de la tarification des services, allant même jusqu’à prétexter que cette l’augmentation des tarifs est nécessaire pour l’augmentation de la qualité des services, ou mieux encore, les signataires affirment qu’une trop faible tarification nuit à « l’évaluation de la valeur du bien ou service » et engendre la « surconsommation du bien ou service offert » et le « gaspillage des ressources ».

    Selon l’institut de recherche et d’informations socio-économiques, il est indéniable que la tarification « est une mesure de financement qui nuira à l’accessibilité aux services publics pour les plus démunis et pour la classe moyenne ». Pour être efficace en matière de services publics, n’importe-t-il pas de baser le financement des services publics sur les besoins de la population et non sur la capacité d’autofinancement des différents organismes.

     

    À mon sens, le véritable problème avec la tarification des services, c’est que la force de l’impact est, encore une fois, inversement proportionnelle au revenu de l’utilisateur. Les chiffres avancés par l’institut de recherches et d’informations socio-économiques sont d’ailleurs alarmants[1]. Le rapport de recherche présenté tire les conclusions suivantes :

     

    « Pour un ménage du 2e quintile (24 410 $ en revenus annuels), la révolution tarifaire représente une augmentation de 17,98 % des tarifs à payer vis-à-vis de ses revenus si l’un de ses membres va à l’université et de 7,45 % s’il envoie un enfant en service de garde. À l’opposé, pour un ménage du 5e quintile (194 500 $ en revenus annuels), la révolution tarifaire ne représente qu’une augmentation de 2,40 % des tarifs à payer par rapport à ses revenus si l’un de ses membres va à l’université et de 1,08 % s’il envoie un enfant en service de garde. »

     

    Bien qu’il soit de mise d’être prudent face à l’interprétation de ces données, la démonstration me semble plutôt équivoque et m’amène à me questionner sur le bien fondé de privilégier cette option au détriment de la progressivité de l’impôt sur le revenu, mesure qui (quoi que pas très glamour) permet une meilleure redistribution de la richesse au lieu de creuser davantage le fossé entre les classes sociales.

     

    Sources :

    Rapport – Mieux tarifer pour mieux vivre ensemble

    Groupe de travail sur la tarification des services publics

    Dépôt légal - Bibliothèque et Archives nationales du Québec

    Mars 2008

    ISBN 978-2-550-52368-0 (Imprimé)

    ISBN 978-2-550-52369-7 (PDF)

     

    Hurteau, P., Hébert G., Fortier, F., La révolution tarifaire au Québec : rapport de recherche, institut de recherche et d’informations socio-économiques, 44 pages.

     

    MINISTÈRE DES FINANCES : Budget du Québec 2010-2011, Vers un système de santé plus performant et mieux financé, p. 26

     

    PATENAUDE, François, et collab., À qui profite le démantèlement de l’État, Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM, 1998.

     

    DAOUST-BOISVERT, Amélie. « Les médecins s’unissent pour dénoncer le ticket modérateur », Le Devoir, 29 avril 2010, p. A1.



    [1] L’impact de ces recommandations a été calculé sur une année et comparé aux coûts actuels et à la proportion du revenu des familles types qu’accapareraient de tels tarifs. Pour chacun des secteurs à l’étude, a été mesurée la proportion (%) du revenu consacrée au tarif aujourd’hui, la proportion projetée avec l’application intégrale des tarifs proposés  (par le rapport Montmarquette entre autre) et la hausse que représenterait l’application du nouveau tarif selon chaque revenu.

    Source : http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/la_revolution_tarifaire_au_quebec.pdf

     

  • Faut-il nationaliser le gaz aux schistes?

    publier par abdelmajid zerra groupe du Mardi soir

    Depuis un certain temps les québécois ne cessent d’entendre dans les médias écrits et audio chaque jour d’un nouveau terme : c’est le gaz aux schistes. Donc ce gaz qu’on peut décrire comme non conventionnel, qui tire son nom de la roche qui l’emprisonne, et qui nécessite des forages de un (1) à trois (3) kilomètres sous terre enfin c’est un hydrocarbure qui bénéficie d’une demande industrielle forte, du fait de son degré faible de son impureté comparativement aux autres sources d’énergie semblable. La roche qui contient ce gaz s’étend essentiellement sous le centre-du-Québec, de la Montérégie et de la Chaudière –Appalaches. Selon des estimations ces régions pourraient contenir suffisamment de gaz naturel qui pouvaient répondre au besoin énergétique du Québec  pendant des décennies.

    Dès l’annonce de sa découverte on a assisté à un partage des idées de la façon dont on doit exploiter cette manne potentielle. Ceux qui voit dans le secteur privé ,comme veut la tradition nord américaine être seul capable de l’exploiter , d’autres encore voient dans la nationalisation ,et donc sortir de cette tradition pur capitaliste et diriger vers la doctrine que l’État doit assumer une responsabilité économique, surtout que le Québec a connu les avantages de la gestion par des entreprise en partie ,par l’État comme Hydro-Québec qui fait des bénéfices tout en continuant de permettre au québécois d’avoir de l’électricité à des prix non concurrentiels.

    Pourquoi d’une entreprise publique pour gaz schistes?

    Comme nous savons au Québec les entreprises privées n’ont pas l’expérience ni le capital humain spécialisé, pour s’engager dans cette nouvelle expérience, nous croyons que les entreprises hors de la province vont profiter sur tous les plans :

    -Elles vont extérioriser des gains qui peuvent engendrer l’exploitation de la mine qui une extériorisation loin du Québec

    -sur les plans humains, c’est surtout les cadres des autres provinces ou pays qui vont être amené à travailler dans l’exploitation de cette  mine, avec toutes les conséquences qui peuvent en découler. L’État Québécois en investissant dans ce domaine pourra développer un savoir faire d’une main d’œuvre dans une industrie prometteuse.

    On considère que cette mine n’appartient pas seulement à cette génération mais aussi aux générations futurs, donc l’État garant du bien être des générations actuelle et future  doit penser au moins à deux choses avant de se décider . D’une part, sur le plan social et  avec la montée du prix des produits  énergétiques au monde, cette découverte pourra être une source très importante pour augmenter les ressources de la province surtout à une époque où la dette totale du Québec a atteint   plus de 218 milliards de dollars, avec tout ce qu’engendre comme  frais de dette. En plus de la dette, le gouvernement du Québec ; et grâce aux recettes qui peuvent être perçues de cette exploitation;  peut avoir des ressources stables pour financer des secteurs qui connaissent un faible taux d’investissement. L’exploitation par le privé ne pourra pas engendrer la somme espérée par les Québécois, car les permis de l’exploitation ne coûtent que 2.50$ l’hectare par année et une redevance plafonnée à 12.5% pour le gaz naturel ce qui relativement faible par rapport aux autres provinces notamment la Colombie Britannique où les redevances d’exploitation sont en moyenne de 13% et peuvent atteindre un maximum de 27%.

     D’autre part, les entreprises privées qui ont comme principe la minimisation du ratio coût-bénéfice, et donc l’augmentation de leur profit immédiat et futur et donc  le souci de l’environnement vient au second degré. Certes, le gouvernement va obliger ces entreprises à signer un cahier de charge pour la protection de l’environnement, mais les expériences mondiales surtout avec les entreprises, qui exploitent des mines, ont démontré que généralement  des grandes défiances dont ses entreprises traitent les problèmes de l’environnement. De ce fait, nous croyons que les entreprises soumises à un contrôle majoritaire de l’État, qui sont moins soumises aux impératifs de rentabilités immédiates sont généralement l’un des moyens à mettre en pratique les politiques de l’État. Or les politiciens (majorité et opposition) n’ont pas cessé de parler de leur préoccupation de l’environnement dans leurs discours officiels. Donc les entreprises publiques constituent un des moyens à traduire ces politiques.

    L’État québécois en intervenant par une entreprise publique dans un domaine aussi prometteur, va renforcer le modèle québécois (social démocratique). Ce modèle qui a permis au Québec de se rattraper pour son développement dans les années soixante et soixante dix. En plus de consolider la phrase du père de la révolution tranquille québécois Jean Lesage « Il faut rendre au peuple du Québec ce qui appartient au peuple du Québec ; son plus riche patrimoine, celui de l'électricité. Et ça presse, demain il sera trop tard. C'est maintenant ou jamais que nous serons maîtres chez nous. »[1] Mais cette fois sur un domaine aussi  stratégique que l’électricité : c’est le gaz.



    [1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lesage

  • Non à la Corruption

    Non à la corruption.

    Auteur : Afef DHIB/ Groupe 23/Blog2

    Force est de croire que le simple fait de prononcer ce mot ça donne des maux de ventres.  On pense toujours que la corruption c’est l’affaire des autres ça se passe ailleurs, dans les pays pauvres, dans  les pays sous-développés. Oh seigneur jamais dans les démocraties ! On est trop instruit, trop honnête, trop supérieur pour de telles pratiques de bassesses puissent se faire dans l’impunité !

    Mais quand on se rend compte que,  justement, il y en a de la corruption, alors que faut-il faire ?

    • Fermer les yeux et se dire non tout cela n’est que des âneries, on est jaloux des accomplissements du grand Québec ;
    • Sortir dans les rues et mettre à la porte tous ceux et celles qui salissent en un rien de temps ce que des hommes et des femmes ont mis des décennies à construire c'est-à-dire un Québec fort, souverain, libre et démocratique ;
    • Ou encore, se dire … « oh ben moi je paye mon hypothèque, je paye toutes mes factures, je vais en Floride en vacances à tous les ans….je m’en moque du reste, qu’ils aillent tous au diable »...

    Il est essentiel  de savoir une chose par contre, c’est que l’argent pour lequel on corrompt c’est l’argent du contribuable. Cet argent aurait pu être investi dans des garderies, dans des logements sociaux…

    {Je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir une petite parenthèse au sujet des garderies, je ne vais pas parler du scandale du ministre Tony Tomassi qui distribuait des permis de garderie à ses connaissances libérales, non plus du fait qu’il y a un TERRIBLE manque de garderies subventionnées au Québec, non plus du scandale des garderies qui travaillent au noir sans autorisation ni contrôle aucuns. Plutôt de l’état de SALUBRITÉ dans lequel se trouvent certaines de ces garderies. Imaginer une garderie (CPE) où pour y accéder (le seul accès, l’autre porte étant condamnée) vous devez d’abord passer par une sorte de dépositoire d’ordures. Oh seigneur, le jour où je suis allée visiter ce CPE, pour y mettre mon bébé de neuf mois…. Nous sommes au Québec ! Je ferme la parenthèse}.

    Qu’est-ce qui se passe quand les élus du peuple sont accusés de corruption, que prévoit la loi ?

    M. Tomassi Pour ne citer que lui, on la congédier de son poste de ministre, mais il n’a pas été condamné pour autant, du moins pas à ma connaissance.

    Pourquoi M. Charest ne veut pas de commission d’enquête sur les contrats de la construction ?

    Si un étudiant de l’ENAP, ou de n’importe quel autre université, est accusé de fraude ou de plagiat, il se retrouve renvoyé de tout le système universitaire Québécois, avec une énorme tache noire dans son dossier universitaire…en d’autres termes il est condamné pour le restant de ses jours.

    Le citoyen serait condamnable, mais pas le politicien ?

    Les politiciens seraient-ils des demi-dieux ? Ils ont le pouvoir décisionnel, ils gagnent beaucoup d’argent, leurs enfants fréquentent les meilleurs écoles, mangent dans les meilleurs restaurants, voyages en classe affaires, ils en cachent des choses à leurs élus et en plus ils sont immunisés !

    Je peux vous confirmer que ce sont là les mêmes pratiques que dans les autres systèmes dictatoriaux du restant de la planète. En quoi les systèmes dits démocratiques occidentaux seraient meilleurs que les dictatures d’Afriques ou d’Asie. Sachant que ces derniers sont corrompus par les premiers…. 

    Sommes-nous vraiment en démocratie ? Moi je pense que si le gouvernement de M. Fillon- en France- avait été entaché de tant de scandales au sein de son gouvernement il aurait démissionné depuis bien longtemps, ne serait-ce que par respect au peuple et aux électeurs français et aussi parce qu’on lui aurait tellement mis la pression !

    Quelles répercussions ont les faits que connait la scène politique québécoise actuelle sur l’administration publique québécoise : sur les administrés et les administrateurs ?  

    Dans quel état d’esprit va-on travailler ? Quelles vont être les valeurs et les mœurs au sein de nos organisations et nos institutions ? Quels impacts auront ces pratiques sur les générations à venir, les jeunes qu’on veut tant intéressé à la vie politique, alors qu’on a du mal à les retenir sur les bancs d’écoles ?

    Pensons alors si le mal persiste, s’amplifie et se disperse.

    À bon entendeur salut.

  • Quebec, societé démocratique ou de droit

    Le Québec, une société démocratique ou de droit?

     

    La turbulence qui règne depuis un certain temps sur la scène politique québécoise, turbulence provoquée entre autre par le refus du premier ministre et de ses collaborateurs de décider de la mise en place d’une commission d’enquête pour statuer sur les allégations de fraudes généralisées dans le domaine de la construction,  nous pousse actuellement à nous  interroger sur la quintessence de la démocratie et son effectivité.

    La démocratie est définie comme étant le pouvoir du peuple par le peuple. Elle peut prendre plusieurs formes tantôt celle de la démocratie participative et aussi de la démocratie directe.

    Dans plusieurs États modernes, la forme retenue est celle de la démocratie participative, c'est-à-dire la représentation du peuple par les députés au sein du parlement. Tel est le cas  pour notre belle Province.

    Les représentants n`ont-ils pas pour mission de défendre l’intérêt de la population ou, encore, ne sont-ils pas au pouvoir pour garantir la bonne marche des institutions?

    L’on observe de plus en plus dans certains États dit de droit, la confiscation du pouvoir du  peuple  par le parti politique majoritaire au parlement. Il n’est pas rare non plus de voir  les personnes élues sur la base d’un programme qu’ils ont présenté à la population lors de la campagne électorale de changer drastiquement, en toute quiétude, leur gilet. Cette situation entraine un sentiment de  méfiance du peuple qui se sent de plus en plus désabusé, voire trahi par les personnes qu’ils ont conduit au pouvoir. La question de la réclamation d’une commission d’enquête en est une belle illustration.

    Il convient ici de s interroger sil s agit pour cette forme d’exercice du pouvoir  de la démocratie ou de la « parlementocratie »

    Que dire alors de la pétition réclamant la démission du premier ministre et de la motion de défiance?

    Cette situation n’est pas unique au Québec. Des exemples  peuvent se multiplier à traves les pays dits démocratiques tel que la France.

    Nous constatons ainsi que c’est le discours juridiques qui régule les différents rapports dans notre société. Et ce par le biais du Parlement dont le discours sert non seulement à ordonner les rapports entre les citoyens, mais également les liens que ceux-ci doivent tisser avec les institutions républicaines.

    C’est un fait assez remarquable qu’en dehors des périodes électorales, les initiatives populaires, la pétition et le référendum, restent les outils privilégiés de la démocratie. Il est à déplorer que dans les États euro-occidentaux, ces instruments de l’expression démocratique soient réduits à de simples exutoires des frustrations populaires. Il n’en serait autrement qu’en Suisse et en Californie où ses voies de recours du peuple souverain sont véritablement prises en considération.

    En faisant ses observations, nous ne faisons que poser la question de la recherche d’une alternative à la situation où des gouvernements, élus démocratiquement dans des pays occidentaux, ne sont plus à l’écoute de la population leur commettant.