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Site de consommation de drogue supervisé à Montréal

OUVERTURE SOUS LE SIGNE D’UN BOXING DAY

Montréal, mercredi 5 avril 2017- L’ouverture du premier site d’injection supervisée (CIS) à Montréal dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve a créé un remous hier en cette première journée d’activité. Selon les estimations du responsable Martin Pagé, directeur général de Dopamine, plus d’une centaine de personnes se sont présentées. Certains ont dû attendre plus d’une heure dehors sous la pluie avant d’avoir recours au service. « Tout porte à croire que l’attente a été très longue pour ces personnes et qu’un milieu sécuritaire d’injection sous la supervision de professionnel de la santé était très attendu ».

Selon l’un des responsables du poste de quartier 21 de la SPVM, il n’y a eu aucune situation nécessitant une intervention policière malgré la présence beaucoup plus importante de personnes que d’habitude dans ce secteur. Il rappelle également que le SPVM a collaboré étroitement au projet des CIS, avec les autorités de la santé publique.

Selon les estimations des responsables du projet du CIUSS-Centre Sud de l’île de Montréal, le projet, qui va comporter deux autres centres fixes de consommation de drogue supervisés dans le secteur du centre-ville pourrait générer des visites de plus d’une centaine de personnes par jour par site. On estime actuellement le nombre à 4000 consommateurs de drogue injectable à Montréal. Dans ces trois centres supervisés, il sera possible de consommer des drogues sous la supervision d'un personnel qualifié pouvant offrir un traitement immédiat en cas de surdose. Ces établissements fournissent également de l'équipement stérile, des soins de santé de base et un accès à d’autres services de santé et d’orientation vers des services de traitement en dépendance.

La ministre de la Santé du gouvernement canadien, Jane Philpott, a déclaré en janvier dernier « Les données probantes canadiennes et internationales révèlent que les sites de consommation supervisée, lorsqu’ils sont bien gérés, peuvent sauver des vies sans qu’il y ait d’augmentation de la consommation de drogues ou de la criminalité dans les environs ». Le financement de 12 millions de dollars sur trois ans pour les sites d’injection servira à aménager les locaux afin qu’ils répondent aux normes établies par Santé Canada. Au niveau du Québec, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a affirmé que ces services se traduiront par des coûts récurrents de 2,7 millions $ « On gagne davantage avec ces services qu’en laissant les gens avec leurs problèmes de santé, sans compter les coûts sociaux pour la population qui vit à proximité ».


Source :Stéphane Roy
Infirmer clinicien, centre de recherche et d’aide pour narcomanes
stephane.roy.cran@ssss.gouv.qc.ca
514-527-6939

Commentaires

  • Voilà un sujet "brulant" qui se prête bien à une analyse de communications !

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