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Uber …, l’économie de partage envers et contre tout?

Montréal, le 15 mars 2016 - La commission parlementaire sur le transport rémunéré de personnes par automobile vient de terminer ses auditions. Plusieurs membres, dont le ministre des transports Jacques Daoust, ont fustigé Uber, perçu comme le modèle à abattre. Ont-ils vraiment compris les véritables enjeux qui se cachent derrière cette guerre entre l’industrie du taxi et Uber ?


L’intervention, en début de commission de Guillaume Lavoie, conseiller municipal à Montréal, avait pourtant magnifiquement planté le décor : « À mon sens, l'objectif public le plus important, lorsqu'il est question de transport, c'est d'améliorer les options de mobilité …, améliorer l'offre, améliorer la qualité, et, bien sûr, être capable d'aller de l'avant avec une réduction des gaz à effet de serre ... Et il est très clair que les plateformes de covoiturage commercial permettent d'atteindre ces objectifs-là, qu'on les aime ou pas. »
Une étude mondiale de PWC, montre que l’économie de partage représentait 13 milliards de dollars en 2013, elle pourrait atteindre près de 335 milliards en 2025, sans limiter l’économie traditionnelle qui continuerait elle aussi de croître. De quoi être convaincu du caractère incontournable et bénéfique de ce type d’économie. De plus, elle est solide car vise à utiliser les ressources disponibles au maximum de leur potentiel. L’accessibilité d’un bien ou d’un service devient plus importante que sa propriété et tout un chacun peut devenir entrepreneur sur la base de ce qu’il possède. Une véritable révolution que les plateformes technologiques permettent.
Le gouvernement, les villes ne doivent pas s’opposer à cette nouvelle réalité. Quand nous sommes passés de la lettre au courriel, du guichetier à la solution bancaire par internet, qui est sorti dans la rue pour dénoncer cela? Le monde est en marche vers une nouvelle économie, plus soucieuse de maximiser les ressources, qu’elles soient économiques, sociales ou autres. L’État doit jouer son rôle de régulation en imposant des taxes, en restreignant, en étant capable de gérer les conséquences pour les chauffeurs de taxi qui ont payés une licence.
Les politiques publiques fonctionnent en silo. Pourquoi ne pas permettre une plus grande intégration. Par exemple, l’arrondissement Rosemont à Montréal, où Guillaume Lavoie est conseiller municipal, développe un projet permettant aux propriétaires d’exploiter davantage les espaces disponibles: le terrain privé, le lieu d’entreposage (remise), le stationnement. Pourquoi ne pas envisager que le propriétaire puisse louer ces espaces à quelqu’un qui serait prêt à en profiter, en assouplissant notamment les règles de zonage actuelles.
Uber ouvre le débat sur l’économie collaborative. C’est une réalité qui ne peut plus être ignorée ou simplement combattue, comme ce fut le cas lors de cette commission parlementaire peut convaincante.
Contact : Marguerite Hauteville
École nationale d’administration publique
438 482-0000

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