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Réalités autochtones

D’abord, j’aimerai attirer l’attention des lecteurs sur mon expérience personnelle à l’égard des autochtones avant de commencer mes études en 2e cycle à la prestigieuse école d’administration publique en 2015. Je souhaite que ce témoignage sensibilise mes collègues futures gestionnaires publics.
Lors de ma formation au baccalauréat à l’UQAM en enseignement de l’univers social au secondaire (histoire, géographie), seulement un cours abordait des questions autochtones. Lors de ce cours, j’ai réalisé un travail sur le traité de Murray et les droits ancestraux. Peu de cours destinés à la formation des enseignants de l’histoire relatent l’histoire complète des autochtones telle que exposée dans le livre De Kébec à Québec.


En effet, je croyais que les Amérindiens du Canada étaient en voie d’extinction, que les minuscules de groupes qui existent sont confinés dans des réserves et que tout ce qui les concerne est sous juridiction fédérale.
Les rares fois où j’explorais l’univers amérindien c’était lors des visites aux musées et encore là il s’agit de l’histoire. Puis, mes connaissances sur leur mode de vie contemporain se limitaient aux enjeux de la vente de cigarettes illégales, aux quelques itinérants autochtones qui quêtent de l’argent sur la rue St-Laurent ou proche du métro Atwater à Montréal.
Ce qui m’amène à dire que la réalité autochtone est peu connue du grand public et elle mérite d’être étudiée.
Ce n’est que tout récemment que j’ai découvert la fragilité du système social et les nombreux problèmes sociaux auxquels les groupes de premières nations font face. L’été dernier (août 2015), j’ai visionné le documentaire Third World Canada qui avait été projetté à l’ENAP. La productrice Andrée Cazabon nous montre les conditions extrêmes de pauvreté que vivent les enfants dans une communauté autochtone dans le nord de l’Ontario. Aussi, la conférence donnée par Michèle Audette et Ghislain Picard m’a beaucoup sensibilisé aux enjeux des autochtones.
Or, certains se demandent si les droits ancestraux créent deux classes de citoyens

Un peu d’histoire
Bien avant l’arrivée des Français et des Britanniques au 16e siècle, les peuples amérindiens avaient des coutumes particulières pour assurer leur survie. Certaines alliances militaires et commerciales avaient eu lieu entre des nations autochtones et les nouveaux conquérants sans que les autochtones abandonnent leur mode de vie. Dès la Conquête britannique, La Grande Bretagne ne tentera pas d’imposer ses lois au premières nations, (…) les Britanniques reconnaissent que ces Autochtones forment des nations distinctes ayant leurs propres règles et coutumes » (De Kébec à Québec, p 50). C’est ce qu’on appelle les droits ancestraux encore revendiqués aujourd’hui. Ils sont liés aux revendications territoriales, comme le droit à la chasse et à la pêche, et à l’autonomie gouvernementale.
On peut croire que les autochtones sont des habitants du Canada et par ce fait ils ont les mêmes droits que les citoyens canadiens, mais après plusieurs lectures j’ai appris que les membres des Premières nations « jouissent en effet d’un statut juridique particulier, très différend de celui des citoyens canadiens» (De Kébec à Québec, p 127) .


Dès la Proclamation royale de 1763, une relation fiduciaire a été établie avec la Couronne, c’est-à dire que l’État canadien agit à titre de protecteur des intérêts autochtones. Ensuite, La Loi sur les Indiens de 1876 a effacé les droits politiques des autochtones. Ces derniers obtiennent le droit de vote aux élections fédérales rien qu’en 1960. À cet effet, on affirme que «tous les aspects de la vie autochtones sont en effet régis par des règles juridiques particulières, qui ne concernent pas les autres membres de la population canadienne». (Secrets d’État ?, p 685)

Enjeux contemporains :
D’une part, concernant les droits ancestraux. Ce qu’il faut retenir, certains peuples autochtones désirent obtenir une autonomie gouvernementale sur la gestion de leur territoire. Ils sont allés jusqu’à l’ONU, en 2007, afin de faire valoir la Déclaration des peuples autochtones. Mais, le Canada a eu de la difficulté à l’accepter, car il s’inquiète pour l’intégrité de son territoire. Le gouvernement canadien craignait davantage que les peuples autochtones obtiennent une reconnaissance internationale, ce qui menacerait la souveraineté canadienne et l’intégrité du territoire canadien qui pourrait être divisé. Après des pressions, le Canada a reconnu cette déclaration, mais il a spécifié que celle-ci ne peut servir à un caractère juridique.
D’autre part, il existe une panoplie d’enjeux socioéconomiques, tous reliés entre eux. Tellement qu’ils existent des problèmes que les responsables autochtones ne savent pas quel aspect privilégier tels que le chômage, logements insalubres, suicide. Ce qui retient mon intention comme future gestionnaire en administration publique : il existe un accroissement de la population autochtone, surtout chez les jeunes. Donc, il serait intéressant de développer des actions en matière d’éducation pour les jeunes autochtones. Au Québec, les ministères adaptent leurs programmes selon les différents groupes et ne font pas des programmes destinés uniquement aux Amérindiens. Pour cela, il est important de s’attaquer à la pauvreté, encourager l’éducation des enfants, offrir des services adéquats selon des hauts standards dignes des pays développés.

En conclusion, je souhaite que l’espace médiatique québécois encourage la présence autochtone. Cela nous aide à connaître et à s’approprier cette culture. De plus, je recommande que le gouvernement instaure l’apprentissage d’une langue issue des Premières Nations à l’école dès le niveau primaire. Cela devra faire partie des principes et des fondements de l’identité canadienne et québécoise. Enfin, il est nécessaire de renforcer le programme éducatif des écoles par des cours sur l’histoire des autochtones et des Métis.

Moona B. Principes et Enjeux

Commentaires

  • Une prise de connaissance nécessaire pour ...agir !

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