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Les pompiers face à un plus grand danger que le feu !!! Le cancer

Le cancer tue nos pompiers

Les pompiers face à un plus grand danger que le feu !!! Le cancer

Le 4 avril 2016, la CNESST a reconnu 7 cancers à titre de maladie professionnelle chez les pompiers. Cette maladie fait partie d’une des causes les plus importantes de décès chez les pompiers retraités et actifs depuis les 10 dernières années. Depuis la reconnaissance, plus de 35 cas furent reconnus comme étant une lésion professionnelle par la CNESST et plus de 100 dossiers sont actuellement en évaluation par la Ville de Montréal.

En ajoutant la reconnaissance de sept types de cancers à sa politique d’admissibilité, la CNESST a officialisé le métier de pompier à risque de développer une maladie dans l’exercice de leur fonction.

Les cancers reconnus en lien avec le métier de pompier sont :
• rein;
• vessie;
• larynx;
• poumon;
• mésothéliome;
• myélome multiple;
• lymphome non hodgkinien.

Ces cancers peuvent être reconnus pour les pompiers ayant :
• travaillé dans une ville ou dans une municipalité;
• travaillé à titre de pompier combattant à temps plein ou à temps partiel;
• cumulé une durée d’exposition minimale aux fumées et aux gaz d’incendie.

La province de l’Ontario fut l’une des premières provinces, mais plus particulièrement la ville d’Ottawa, à reconnaitre le cancer à titre de maladie professionnelle. Ils ont mis en place des procédures de décontamination des équipements et du personnel depuis maintenant plus de 4 ans. L’élément déclencheur fût une décision prise par la cour de l’Ontario, obligeant le Service des incendies d’Ottawa à dédommager pour une valeur de plusieurs millions de dollars afin d'assurer l’éducation des enfants de la famille, dont le père était pompier dans cette municipalité, est décédé d’un cancer du poumon. La cour a fortement soulevé la responsabilité de la municipalité par un manque de supervision et de protection des combattants des incendies.


Les études ont démontré que l’exposition des pompiers au gaz de combustion pendant 20 minutes lors d’un incendie équivaut à avoir fumé 1 paquet de cigarettes malgré le port des équipements de protection. Le feu progresse 2 fois plus rapidement et crée 8 fois plus de fumée. Depuis la découverte des faits, la CNESST en collaboration avec les services d’incendies du Québec vient de mettre en place une procédure de nettoyage des équipements de combat et de décontamination afin de diminuer les risques de cancer chez les pompiers.

Le retrait des équipements contaminés, une douche rapide des intervenants après l’incendie, une décontamination des équipements de combat et le nettoyage des vêtements contaminés réduisent de plus de 80% les risques de cancer chez les pompiers. Des investissements majeurs dans les casernes du Québec seront nécessaires afin de contrer cette situation mortelle chez nos pompiers.

Le milieu de l’incendie du Québec en général est très satisfait de cette avancée dans le domaine et souhaite que des études nous permettrons de reconnaitre les autres cancers qui n’ont pas été reconnus encore. À l'heure actuelle, les États-Unis et l’Ontario ont pour leur part reconnu plus de 10 cancers. Il est primordial de protéger les hommes et les femmes qui ont le devoir de protéger les vies des citoyens du Québec pour reconnaitre le danger qui les guette non seulement lors du combat des incendies, mais aussi aux risques associés aux cancers par l’exposition aux produits de combustion.

Pour tous les pompiers actifs, retraités qui ont un cancer ou famille de pompier décédé du cancer n’hésitez pas à communiquer avec la CNESST afin de savoir si la maladie est en lien avec votre noble métier.


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Source : François Lefebvre
Chef de Division Service des incendies de Montréal
fl.lefebvre@ville.montreal.qc.ca
(514) 244-1410

Commentaires

  • Voilà un sujet "brulant" qui se prête bien à une analyse de communications !

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