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  • Blog#2 Sanaa M -Circulation de l`information dans le milieu municipal

    En administration publique, tout doit être approuvé. C`est la règle d`or .On doit toujours rendre des comptes aux élus, au gouvernement et plus particulièrement aux citoyens.

    La présentation de L`administration publique  la plus proche pour les citoyens est le milieu municipal. Un citoyen normal ne peut pas se rendre à Québec chaque jeudi pour assister à l`assemblée nationale, mais peut assister chaque semaine au conseil municipal de sa ville, et poser des questions à ses élus et leur faire part de ses préoccupations.

    Dans le même ordre d`idée, le citoyen a le droit d`être au courant de tout ce qui se passe dans sa municipalité. D`être en mesure de lire les rapports annuels  et de décoder les indicateurs de performance des villes.

    Monsieur jean –Marc Fournier quand il était ministre des affaires municipales  a déclaré[1] : ``L`accès de plus en plus aisé à l`information, à la formation et aux moyens de communication amène les citoyens et les citoyennes du Québec à manifester des attentes croissantes à l`égard des administrations publiques .La collectivité réclame des institutions municipales de plus en plus performantes, démocratiques et responsables. ``

    Cet accès aisé à l`information, un simple citoyen va l`avoir par les médias, les journaux, les rapports annuels, les compte- rendu des  conseils municipaux, sans oublier les réseaux sociaux qui jouent un rôle crucial.  Les medias et les journaux à leur tour doivent chercher de l`information à la source pour la diffuser aux citoyens .Mais si ces journalistes n`ont pas accès à des données ,et sont exposés à des difficultés de taille dans l`exercice de leur profession de façon constante, c`est sûr que la qualité de l`information va subir les conséquences.

    C`est  ce que le rapport[2] `` De nouvelles règles pour une meilleure circulation de l’information municipale au Québec : Dossier noir`` met en évidence. Ce rapport est élaboré par La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), c`est le résultat d`une vaste  consultation de ses membres au cours de l’année 2010. Il reflète  l’état de la circulation de l'information et plus particulièrement les contraintes que les journalistes affrontent dans leur quotidien  en couvrant les affaires municipales dans leurs régions respectives. Il contient des témoignages et des exemples assez importants qui nous poussent à se questionner : Est-ce que cela arrive vraiment au Québec?

    Et la réponse est malheureusement oui  et les journalistes qui en  témoigne tout au long de ce mémoire sont bien la preuve vivante. Selon leur dires, ils sont constamment confondus avec l`opposition, car ils demandent des informations aux élus  pour l`intérêt public. Ce qui rend les conditions de leur travail difficiles.

    Ils font face à des obstacles que le rapport regroupe en trois catégories :

    Limites dans l`accès à l`information : les acteurs municipaux peuvent utiliser la loi de l`accès a l`information, même la contourner pour limiter l`accès aux documents officiels publics. Ils avancent qu`il y a même des maires qui empêchent les eou interdisent mployés municipaux à parler aux médias.

    Mesures d’intimidation verbale, entraves et menaces : le rapport assure que de nombreux journalistes ont subi de l`intimidation physique et verbale. Des témoignages vont jusqu’ à dire qu’un ancien  maire dictait à la seule journaliste de la ville les questions à poser.

    Mesures de rétorsion économique : pour punir les journalistes qui n`obéissent pas aux consignes, ou dissuader ceux qui demandent trop , les élus peuvent exercer des chantages d`ordre économique tels que le retrait des publicités  et les avis publics qui constituent la source financière des journaux locaux.

    Le mémoire est super intéressant, et ils donnent même les noms des maires impliqués dans ce genre de choses.  C vrai qu’ il prend la défense des journalistes ce qui le rend un tantinet subjectif. Mais on ne peut pas nier sa pertinence.

    Dans un État de droit, la transparence et l`équité sont des valeurs qu`on ne  négocie pas. Donc des changements doivent être entamés, et tous les acteurs doivent collaborer, et plus particulièrement les citoyens.

     

     

     

    RÉFÉRENCES :

    http://www.fpjq.org/index.php?id=single&tx_ttnews[tt_news]=13802&tx_ttnews[backPid]=1&cHash=7485a71e1a

    Guide sur la reddition des comptes des indicateurs de gestion municipaux auprès des citoyens.

     

     



    [1] Guide sur la reddition des comptes des indicateurs de gestion auprès du citoyen

    [2] http://www.fpjq.org/fileadmin/FPJQ/pdf/10-11-18_Dossier-noir.pdf

     

  • Blogue # 2 Dion Marc - Point de rupture

    Tout au long  de notre cours, M. Trudel nous a expliqué et démontré avec de nombreux et judicieux exemples les principes et enjeux de l'administration publique.

    Simplement en feuilletant les journeaux  des dernières journées nous retrouvons non seulement des exemples mais aussi des changements concernant des enjeux fondamentaux de notre société.

    Voici quelques enjeux dont il a été question dans l'actualité de la semaine dernière. 

    1.Coupure chez Radio-Canada / CBC.

    À la suite de dernier budget fédéral, le gouv. Harper a décidé de couper dans les dépenses de Radio-Canada/CBC. On parle de coupure de l'ordre des 115 M$ sur 3 ans et de 650 postes. Nous parlons ici d'un service public pur ! Radio-Canada est à mon sens un diffuseur phare, il force les autres diffuseurs à faire de la bonne télé, à garder un certain standard , mais le gouvernement Harper ne le voit pas de cette manière !

    Déjà à son premier budget comme gouvernement majoritaire on peut voir sur quel chemin il s'enligne.

    On aurait qu'à commander un F-35 de moins et les problèmes de financement de cette société d'état serait réglés. ( Le coût unitaire d'un F-35 est d'environ 250 M $ )

    Mais M.Harper aime mieux jouer aux soldats que de se cultiver, que de se renseigner comme le fait si bien Radio-Canada/CBC.

    2.Ottawa saborde Droits et Démocraties.

    Alea Jacta Est, les employés de Droits et Démocraties ont été avisés de l'intention du gouvernement de déposer un projet de loi pour transférer les fonctions du Centre International des droits de la personne et du développement démocratique vers le ministère des Affaires Étrangères. Cet organisme `non partisan` deviendra on s'en doûte bien`partisan`. Le ministre Baird évoque le besoin d'agir vu les nombreux problèmes internes... Mais au départ le problème est le suivant : le gouvernement Harper à nommé M.Aurel Braun comme président du CA. Ce dernier est connu pour son militantisme sans nuance pour la cause israélienne... En éjectant Droits et Démocraties on éjecte aussi tout un pan de l'action canadienne en matière de politique étrangère. Encore une fois le gouv. Harper s'approprie un organisme pour des fins idéologiques.

    3.F-35 , quel est le vrai prix ?

    Quelle belle valse de chiffres, 16 G $, 25 G $, 29 G $ Que ce soit Travaux Publics ou encore la Défense Nationale ceux-ci ont pris des moyens détournés pour s'assurer que le choix s'arrête sur le F-35 de la cie Lockheed Martin. Autant le vérificateur général du Canada que le directeur parlementaire du budget (Kevin Page) nous disent que ce dossier a été très mal géré.

    Le VG nous dit que la Défense Nationale n'a pas fait preuve de diligence dans cet engagement, qu'elle a sous-estimé le prix d'acquisition des F-35.

    Au delà de ces chiffres ici on fait façe à un principe qui est très important dans notre démocratie, celui de la responsabilité ministérielle. Le ministre Mckay s'est-il assuré d'avoir toutes les informations et si oui s'en est-il servi à bon escient ? Voilà la question !

    Ce sera un dossier intéressant à suivre dans l'actualité des prochaines semaines.

    Et il ne faut pas oublier qu'un F-35 n'est pas simplement un avion de défense mais bel et bien un avion de combat donc on parle ici de changement au niveau de l'idéologie de notre système de défense .Notre ancien Premier Ministre , décoré du prix Nobel de la paix,  Lester B Pearson doit sûrement se retourner dans sa tombe, lui qui à fait du maintien de la paix son Alma Mater !

    4.Droits de scolarité.

    À quand le recul ? Car recul il y aura ! Un gouvernement ne peut se soucier d'une telle vague qui s'amène et simplement regarder par la fenêtre quels en seront les dégats ! Le principe est simple mais difficile à résoudre. Que ce soit au niveau de l'éducation, de la santé...les dépenses publiques augmentent de façon continues, selon notre bon ami Wagner. Il faut trouver des moyens intelligents de s'en sortir. On parle de sous-financement des universités mais aussi de mauvaise gestion dans les universités. La ministre Beauchamp, en pensant solutionner une partie de la crise, a offert la semaine dernière une révision du système des prêts et bourses, quel beau cadeau de Pâques... Il faut aller plus loin pour dénouer cette impasse car l'éducation n'est pas seulement relié au ministère de l'Éducation. On parle ici d'un débat de société, de choix de société. Même si Mme Beauchamp nous dit que sa porte est ouverte, il serait bon de savoir si il y a quelqu'un de l'autre coté de la porte ou simplement quelqu'un de borné à répéter les mêmes phrases, tel que : il faut que les étudiants paie leurs justes part.

    Nous avons été témoins de manifestations records pour le Québec, encore aujourd'hui plus de 200 000 étudiants sont en grève, il serait temps pour le gouvernement Charest d'agir comme un gouvernement responsable et invite les principaux acteurs pour enclencher des discussions sur l'ensemble du système d'éducation québécois pour qu'enfin en sorte un consencus.

    Nous avons vu à partir de ces 4 cas tirés de l'actualité de la dernière semaine comment nos gouvernements autant fédéral que provincial s'approchent de plus en plus du point de rupture avec ces citoyens donc ces électeurs.

    Premièrement au provincial:

    la non réponse du gouv. façe aux manifestations des étudiants nous démontres encore une fois que ce gouvernement n'entend pas ce que la population lui dit. À force de faire la sourde oreille ce dernier va finir par perdre plus que la face ! Que l'on soit pour ou contre l'augmentation des frais de scolarité, il est important dans une société saine d'en débattre, d'en discuter afin d'en sortir des solutions réfléchies.

    Plutôt que de se pavaner avec son semblant de Plan Nord et de vendre nos richesses naturelles à rabais, notre bon premier ministre devrait s'occuper de notre système d'éducation, car l'éducation est la prémisse de base de toute société qui veut aller plus loin !

    Enfin au fédéral:

    On pourrait dire qu'il y a presque toujours eu des relations empreintes de courtoisie, de convivialité, mais force est d'admettre que depuis que M.Harper est majoritaire la donne à changé !

    Les cas de Radio-Canada/CBC, Droits et Démocraties et des F-35 ne sont que quelques cas et soyez assuré que ce n'est pas terminé. ( Abolition du registre des armes à feu, Loi C-10...)

    L'Ouest Canadien ( la base de Harper) impose maintenant sa vision du pays ! Le fossé s'élargit sans cesse !

    Où est notre place dans ce pays ? Serions-nous au point de rupture ?

    En plus de 30 ans, 2 référendums ont eu lieu au Québec mais sans succès. (100 fois sur le métier,remettez votre ouvrage- LaFontaine) 

    À agir en mouton nous ne devrions pas nous surprendre un jour d'être tondu !!

    Organisons-nous avant de se faire organiser ! C'est exactement ce que les étudiants sont en train de nous démontrer.

    Bon été à tous !!!