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Devrions-nous mieux équiper nos policiers?

 

Devrions-nous mieux équiper nos policiers? 

 

Il est certain de dire que nous devrions mieux équiper nos policiers.  Comment pouvons-nous identifier leurs besoins ainsi que les nouvelles technologies qui pourront faciliter leur travail et augmenter notre sécurité.  La solution est de regarder les incidents majeurs des dernières années.

 

En juin 2011, un itinérant Mario Hamel, 40 ans, est abattu sur la rue Saint-Denis, au centre-ville, alors qu'il menaçait les policiers avec un couteau. Au même moment,  Patrick Limoges, un simple passant âgé de 36 ans, est victime d'une balle perdue.  Le 6 janvier 2012, des policiers du SPVM abattent un itinérant de Montréal Farshad Mohammadi, 34 ans.  Le 3 février 2014, Alain Magloire, 41 ans, a été abattu par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au centre-ville, après avoir manifesté un comportement jugé violent. L’itinérant de Montréal était aux prises avec des problèmes de santé mentale.  Ce n’est pas la première fois qu’un citoyen aux prises avec un problème de santé mentale, de consommation de drogue ou d’alcool tombe sous les balles d’un policier qui sent sa vie ou celle d’un collègue menacée. 

 

La question qui me vient est qu’elles sont les options données à nos policiers. Les options de recours à la force dont disposent les policiers sont diverses et vont du simple fait de guider la personne en la tenant par le coude jusqu'au blocage articulaire, et même le recours à la force mortelle, si ce niveau de force est justifié. Pour ces diverses possibilités, les policiers ont à leur disposition toute une gamme d'armes, y compris le poivre de Cayenne, un bâton télescopique.

 

Si on regarde au Canada s’il y a d’autres options. La GRC a équipé leurs policiers d’une arme à impulsions électrique pour intervenir avec un citoyen jugé violent.  L'arme à impulsions électrique (Taser) est une arme dite « moins meurtrière » qui donne des décharges électriques à haute tension et à faible courant dans le but de paralyser temporairement un sujet par des contractions musculaires. 

 

Pour la GRC, le Taser est considéré comme une mesure de dissuasion ou de désescalade, sans que l'arme ne soit déployée.   L'utilisation du Taser par un policier sur un citoyen est liée à plusieurs facteurs: la consommation perçue de substances (Alcool et Drogues) et l'état émotionnel du sujet (Santé mentale).   Les trois types d'incidents liés à l'utilisation du Taser les plus courants en 2010 étaient les voies de fait (25,8 %), les sujets ayant des troubles de santé mentale (15,4 %) et les voies de fait contre un agent de police (12,7 %). Plus de trois (3) incidents sur cinq (5) en 2010 étaient liés à la possession perçue d'une arme, principalement d'armes blanches.   La GRC a l’option d’utiliser une arme à feu ou un Taser.  Mais l’option vient avec des changements.  Comme tout doit faire l’objet de reddition de compte dans la fonction publique.  La GRC a dû créer un registre des interventions et une reddition compte de toutes les interventions. Ils ont modifié leurs politiques, leurs directives et les formations sont mise à jour.  Quand on regarde les statistiques des blessures causées par le Taser, il est de 4 %. De ce 4 %, on compte les blessures de surface : Peau percée par les sondes. Donc, les policiers de la GRC ont l’option de rester à distance et d’intervenir sur un citoyen jugé violent sans utiliser une arme à feu.

     
     
     
     

Deux questions demeurent : l’option du Taser serait-elle une technologie pour nos policiers du Québec.

 

Selon Stéphane Berthomet, un analyste en affaires policières, une piste de solution serait d’équiper nos policiers d’une arme à impulsions électriques (Taser). Ce qui permet à un policier d’avoir une alternative.   Le Québec compte 14 000 policiers pour couvrir son territoire et ils ont seulement 160 armes à impulsions électriques soit seulement 1%

 

La seconde question est pourquoi, nos policiers de Montréal ne sont pas tous munis d’un Taser.  La problématique est le coût de formation des effectifs policiers à cette fin. « Il faut quatre jours de formation pour l’utilisation du Taser, selon Stéphane Berthomet, et ce sont des armes qui coûtent cher ». 

 

Donc, la raison pour laquelle nos policiers ne sont pas mieux équipés au Québec est une question budgétaire, manque de formation et une mauvaise perception de certaine technologie par le public.  Nos corps de police devraient investir dans les nouvelles technologies. 

 

Si on pousse la réflexion plus loin sur les nouvelles technologies, nos policiers devraient-ils avoir une caméra corporelle?  Quand on voit le nombre d’interventions qui tourne mal sur les médias sociaux.  Les caméras corporelles donneraient l’envers de la médaille et surtout quand nous sommes conscients que nous sommes filmés cela donne un effet apaisant sur le comportement des citoyens et policiers et ainsi évite l’escalade de l’agressivité.

 

 MB

 

 RÉFÉRENCES :

 

Analyse et recommandations pour une pratique policière québécoise sur l’utilisation du dispositif à impulsions Ministère Sécurité Publique Québec.

 

UT I L I S AT ION DE L’ARME À IMPULSIONS ( A I ) À L A GRC 2 0 1 0 Commission des plaintes du public contre la GRC

 

ICI Radio-Canada Première

 

Commentaires

  • Un bon sujet de blogue MB, une question dans l'air du temps qui nous permet de faire ressortir des principes d'administration publique incarnées dans un incident-accident...contemporains...bravo pour avoir osé dire !

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